lundi 25 décembre 2017

Joyeux Noël 2017

Mes lapinoux,
Juste quelques mots pour vous souhaiter un...

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Pas d'avis aujourd'hui mais juste ce petit billet pour vous dire que je pense très très fort à vous tous.

Profitez pleinement de cette journée avec vos proches.
Recevez pleiiiiin de livres.
Gavez-vous de chocolats (mais pas trop quand même)

Quand à nous on se dit à demain !

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dimanche 24 décembre 2017

Génération K, 1 - Marine Carteron



Infos sur le livre

éditions : Le Rouergue
date de publication : 14-09-2016
pages : 305
prix : 14€

Résumé éditeur

L'auteure des Autodafeurs nous livre une nouvelle trilogie empreinte de fantastique et d'action. Kassandre, Mina et Georg, tous trois un peu bizarres et révoltés, ont un point commun que la plupart des gens ignorent : un pouvoir terrifiant… D’un pensionnat luxueux en Suisse aux quartiers chauds de Naples, la traque commence car leurs dons sont convoités par de redoutables puissances.

Pourquoi ce livre ?


Après avoir littéralement adoré Les autodafeurs et dans le but d'un dossier universitaire, c'est sans hésité que mon choix s'est porté sur ce roman que j'avais très envie de découvrir.

De quoi est-il question ?


Kassandre est l'unique héritière d'une riche famille suisse mais est bien loin d'être une adepte des robes de soirées, son truc à elle c'est plutôt les tatouages et les vêtements rock. Sa meilleure amie, c'est Mina, sa soeur de lait mais qui en réalité n'est qu'une domestique de la famille ce que la mère de Kassandre n'hésite pas à rappeler régulièrement. Georges est un délinquant s'étant forgé une carapace.

Rien n'aurait pu laisser penser que ces trois-là étaient fait pour vivre une aventure commune et pourtant... Ces trois adolescents ont depuis toujours un pouvoir qu'ils doivent cacher au reste du monde, un pouvoir qui les rend hors norme. Mais surtout ces trois adolescents se ressemblent en cela qu'ils sont un peu perdus dans leur vie et en quête de leur identité.

De la Suisse à Naples et entre deux cauchemars, il va s'agir pour Kassandre, Mina et Georges de découvrir qu'ils sont loin d'être des jeunes gens comme les autres, que leur ADN est différent est que leur destin est bien loin d'être celui qu'ils imaginaient. Mais cet ADN dont ils ignoraient tout, d'autres sont au courant ce qui ne va pas tarder à les mettre face à tous les dangers.

Du côté de la forme...


Les autodafeurs avait été pour moi une sublime découverte pleine de charme et d'originalité dans le monde de la littérature jeunesse. C'est donc sans hésiter bien longtemps que j'ai décidé de me plonger dans la nouvelle saga de l'auteure même s'il m'a fallu un peu plus de temps que prévu pour me lancer.

Le premier point fort de ce roman, ce sont les personnages : une jeune fille de bonne famille bien fatiguées des bonnes moeurs, une domestique qui cache bien son jeu, un jeune délinquant s'étant retrouvé dans un foyer pour mineurs mais aux blessures profondes. Bref, des personnages hors du commun et bien différents les uns des autres mais identiques dans leur mal-être face au monde.

Les histoires d'adolescents aux supers pouvoirs, cela a déjà été pas mal fait mais la thématique de la modification d'ADN m'intéressait énormément. Malheureusement, le roman met pas mal de temps à démarrer et même si l'installation de l'intrigue est toujours importante j'ai eu le sentiment ici qu'elle était finalement un peu longue.

Ce roman est propice au voyage et il est agréable de voir combien l'auteure parvient avec talent à nous entraîner tour à tour en Suisse et en Italie en nous faisant vivre les Alpes ou les vrombissements d'un volcan. D'ailleurs, elle parvient également fort bien à nous faire ressentir l'émotion et la surprise de ses personnages au fil des découvertes ce qui est un très bon point.

Mais cette intrigue est aussi emprunte d'une violence assez terrible qui fait parfois froid dans le dos et qui se distingue de ce que l'on rencontre souvent en littérature jeunesse. Un public sensible aura peut-être quelques difficultés à admettre certaines scènes finalement bien proches de ce que l'on retrouve parfois dans des romans young adult et adultes.

C'est une nouvelle fois avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé le style de l'auteure qui sait nous immerger dans son histoire mais c'est surtout à partir de la seconde moitié du roman que le lecteur peut vraiment se sentir immerger dans l'intrigue. Le talent de l'auteure résidé surtout finalement dans son art à nous faire croire en ses personnages, des personnages qu'elle aime et qu'elle vit.

En conclusion...


Voici un roman pour lequel j'avais beaucoup d'attentes et peut-être est-ce pour cela que, même si j'ai aimé l'idée de base, les personnages et l'ambiance générale, j'ai eu le sentiment de quelques longueurs et d'une intrigue difficile à démarrer. Si le style de l'auteure est toujours aussi fort avec un final qui donne envie d'en savoir plus, je n'ai pas réussi à m'immerger autant que je l'aurais voulu dans cette histoire.
Peut-être lirai-je la suite de cette trilogie afin d'en savoir plus et de comprendre de quoi il retourne véritablement malgré tout.

samedi 23 décembre 2017

Les rencontres de France Loisirs 2017

Ce samedi 21 octobre 2017 était organisé au France Loisirs de Lyon Part-Dieu un très bel événement pour lequel la gérante, Marion, s'est donné un mal de fou. Un événement qui n'avait jamais eu lieu avant et qui méritait un bel article sur le blog.

Samedi matin, je prends donc un TER à Rive-de-Gier. Je suis arrivée la veille de Clermont-Ferrand et en ai profité pour aller dormir chez ma maman. L'avantage étant pour moi de mettre levée plus tôt le samedi, de pouvoir repartir le dimanche, et surtout l'un dans l'autre de finalement payer moins cher mon voyage ce qui n'est pas négligeable.


Une demi-heure plus tard, me voici à Lyon où je retrouve le crayon de la Part-Dieu. Etrangement, je suis très émue par cet instant. Comme quoi, il faut bien souvent s'éloigner d'un lieu pour apprécier le retrouver.


Et puis, il est l'heure pour moi de pénétrer dans l'immense magasin qu'est celui de la Part-Dieu, un lieu vraiment magnifique qui fait rêver.



Enfin, me voici à la boutique France Loisirs.


A l'intérieur, les premiers auteurs sont déjà arrivés, les tables de livres sont installées et la bonne humeur est au rendez-vous.


D'ailleurs, quoi de mieux pour commencer la journée qu'un bon petit-déjeuner avec jus d'orange, thé, café et viennoiseries... Miam !


A 11h vient l'heure de la première conférence avec les auteurs de romans fantastiques et animée par Andrée la Papivore

Florent Marotta, Valérie Simon et Aurélie Mendonça

Andrée la Papivore en plein exercice d'interview (et tu t'en es super bien sortie Miss !)

D'ailleurs, les auteurs étaient tous bien concentrés...

Il n'est pas loin de 14h lorsque, enfin, la deuxième fournée se rend enfin au restaurant, fournée dont je fais partie. Du coup, nous avons les dents qui ne sont pas loin de rayer le plancher et je ne penserai pas à faire des photos des plats, juste à satisfaire ma faim. 

Bien qu'un peu froid le plat principal fut très bon (du veau avec du gratin dauphinois) et le dessert (une mousse au chocolat blanc) une vraie tuerie !

Et puis, à 15h, vient l'heure de la deuxième conférence axée cette fois autour des auteurs de polars. Pas n'importe lesquels ! Les auteurs de polars ayant choisi Lyon comme lieu de leurs intrigues.

Jacques Morize, André Blanc et Gilles Caillot

Et voici toute l'équipe entourant la reine maîtresse de l'événement, Marion !

La fin d'après-midi approchant, il est désormais l'heure pour moi de me faire un peu plaisir. Finances obligent, je suis contrainte de calmer le jeu sur mes achats mais entre le prix plutôt attractif des éditions Nouvelles Plumes et mes 100 points atteints au Club, je pourrai quand même repartir avec deux livres.

Le dernier de Sandrine Destombes

Et un que je n'avais pas de Sébastien Bouchery

 Afin de vous faire un billet digne de ce nom, je décide ensuite de faire le tour de tous les auteurs présents afin de faire quelques portraits.


Pétronille Rostagnat

Sandrine Destombes et André Blanc

Jacques Morize

Gilles Caillot




Valérie Simon

Cédric Cham

Sandra Alves


Aurélie Mendonça

Florent Marotta

Nicolas Le Breton

Jean-Louis Nogaro

Olivier Barde-Cabuçon


Peu après 16h, voilà l'heure du goûter avec du très bon café, pour ceux qui aiment, et des pâtisseries à se damner.


A 17h, vient l'heure de la troisième et dernière conférence mettant à l'honneur cette fois les auteurs de chez Nouvelles Plumes. Une maison d'édition ayant permis de faire monter des auteurs talentueux. La conférence dénotera de toutes les conférences auxquelles j'avais pu assister auparavant avec trois auteurs qui, d'une grande timidité, ont passé leur temps à se renvoyer la balle, ou plutôt le micro... Un grand moment !


A la fin de la conférence, nous aurons d'ailleurs la bonne surprise de découvrir de petites verrines très appétissantes. Ce n'est pas bien mais je me laisserai tenter par le chocolat. Je suis une faible femme face au chocolat...


Et voilà comment se termine cette superbe journée. Un autre repas avait lieu le soir mais faute de moyens et faute de transports pour rentrer, je n'ai pu y assister. Dommage. Je me délecte donc d'une dernière petite balade au sein de la Part-Dieu, avec un passage obligé par le Disney Store, et je rentre, épuisée mais heureuse, m'écrouler dans mon lit.


En conclusion, dès que j'ai eu connaissance de cet événement France Loisirs, je n'ai pu résister à l'envie de m'y rendre. Cette journée fut pour moi un nouveau moment magique et j'espère très sincèrement qu'il pourra être renouvelé l'année prochaine.

vendredi 22 décembre 2017

Les héritières de Forge-aux-Bois - Sylvie Ongenae



Infos sur le livre

éditions : Lucien Souny
date de publication : 13-04-2016
pages : 254
prix : 6,50€

Résumé éditeur


Six hectares, quatre vaches... La ferme des Gardot, à l'aube de la Belle Epoque, est un beau parti. Et lorsque Georges, le père, décède prématurément, son épouse, Marie, et sa fille, Henriette, s'efforcent de maintenir l'exploitation, sous le regard empreint de convoitise de Jean Mallardoux, le voisin. Déjà le destin est scellé. Henriette épousera les bras ; le Jeannot épousera la ferme. De cette union sans amour naît une fille, Jeannette, alors que l'on espérait un fils. Et le mauvais oeil continue de rôder : les bêtes crèvent, Forge-aux-Bois périclite. Pour subvenir aux besoins de sa famille, Jean devient ouvrier-paysan. Ainsi commence cette histoire qui pourrait ressembler à tant d'autres, souvent vécues, si l'enracinement à Forge-aux-Bois, par-delà un simple héritage, n'allait pas déterminer l'avenir et la vie de trois générations de femmes, façonnant les caractères et troublant le déroulement des jours.

Pourquoi ce livre ?


C'est lors de la foire du livre de Brive la Gaillarde, l'an dernier, que j'ai acquis ce roman d'une auteure que je ne connaissais pas et que j'avais bien envie de découvrir.

De quoi est-il question ?


Dans le premier quart du XXème siècle, la jeune Henriette Gardot épouse Jean Mallardoux. Un mariage de raison où lui espère agrandir ses terres, où elle ne voit d'autre issue pour maintenir à flot la ferme de ses parents. Il faut dire que, trop tôt décédés l'un et l'autre, les Gardot ont laissé le lourd fardeau de la ferme à leur fille qui malgré ses efforts ne peut pas tout faire.

Ce mariage sans amour deviendra bientôt un mariage malheureux pour Henriette qui devra faire avec un homme cupide et prêt à tous les sacrifices pour économiser le moindre sou. Chauffer le plus tard possible, vendre la nourriture de la ferme plutôt que la consommer, ne jamais appeler le médecin sauf en cas d'extrême urgence.

Bientôt, la jeune Henriette tombe enceinte. Son époux souhaite un fils mais c'est une fille qui naîtra. Un malheur selon l'homme qui espérait une descendance l'aidant dans les travaux. Les bêtes commencent à mourir, le malheur s'installe. Et c'est sans compter sur la mère de Jean qui n'aurait de cesse de rabaisser sa belle-fille pour la rendre mauvaise aux yeux de son fils.

Du côté de la forme...


Si les romans de l'auteure ne m'avaient pas été vivement conseillés et par l'éditrice et par mon amie Alysa Morgon, sans doute n'aurais jamais pris le temps de lire ce titre et, franchement, je serais passée à côté de quelque chose de très bien.

Vous le savez, j'aime les romans de terroir. Pourtant, bien souvent, lorsque je vous parle de romans de terroir je vous parle en vérité de romans historiques sur fond de terroir. Ici, l'auteure nous invite dans un univers profondément ancré dans la terre où la part historique est très secondaire et où l'important est de suivre une famille de fermiers dans ses malheurs du quotidien.

Au début de ce roman, nous découvrons donc Henriette qui, malgré son jeune âge, 24 ans, a déjà eu son compte de malheurs avec les décès très rapprochés de ses parents. Pourtant, sa force mentale est tout à fait incroyable lorsque la jeune femme, malgré son chagrin, prend les choses en main pour sauver sa ferme. La force d'un autre temps en réalité.

L'auteure fera alors le choix de nous présenter dans son roman ce que pouvait être une vie à la ferme dans les années 1920 : le travail quotidien sans aucune relâche pour nourrir les bêtes et faire les champs, les mariages arrangés comme seule solution pour parfois survivre dans un monde où la loi du plus fort et de l'intimidation règne.

Ce roman dresse donc un parfois tableau de la vie dans les campagnes mais aussi de la place des femmes dans une société où elles étaient sous le volontariat de leur mari, où la naissance d'une fille était un drame. Le poids est d'autant plus lourd ici par la mentalité de Jean qui non seulement fait valoir sa supériorité d'homme mais, de plus, a ses certitudes inébranlables.

C'est avec brio que l'auteure nous plonge dans ce monde que l'on ne connaît plus et nous plonge dans un terroir "vrai", un terroir qui pourrait presque faire office de document et qui fait oeuvre de mémoire. L'auteure sait nous plonger dans les émotions de ses personnages et nous agacer face à certains comportements pourtant tellement révélateurs d'une époque.

En conclusion...


Voici un roman comme j'attendais d'en lire depuis que je me suis plongée dans l'univers des romans de terroir. Voici un roman qui ne parle pas d'Histoire ou de secrets de famille mais seulement de la vie vraie des gens de la terre qui devaient faire avec les malheurs, les croyances et les moeurs parfois terribles d'une époque.
Un roman à lire absolument pour les amateurs du genre et une auteure dont je devrais très bientôt vous reparler avec un autre de ses romans.

jeudi 21 décembre 2017

Victor Hugo amoureux - Christine Clerc



Infos sur le livre

éditions : Editions Rabelais
date de publication : 04-05-2016
pages : 133
prix : 14,80€

Résumé éditeur


dans ses romans comme dans son théâtre, victor hugo a pris comme modèle des femmes pour lesquelles il a pu, a un moment, éprouver une passion. que ce soit sa fille, leopoldine, qui lui a inspire ses plus beaux vers, ou juliette drouet, maîtresse cloîtrée et presque captive pendant de longues année, ou alice, ou leonie...c'est ce que nous raconte christine clerc, dans un récit vivant qui restitue une époque, en redonnant a ces inspiratrices de l'ombre la place qui leur revient.

Pourquoi ce livre ?


Merci à Gilles Paris et aux éditions Rabelais pour la découverte de ce petit livre retraçant la vie amoureuse de l'un de mes auteurs favoris.

Mon avis...


De Juliette Drouet à Adèle en passant par Alice, Léonie ou encore sa chère fille Léopoldine décédée trop tôt, la vie de Victor Hugo ressemble trait pour trait à l'âme de ses romans : belle, tragique, romantique. Et si ses romans sont emprunts de cette mélancolie qui lui sied si bien, sa correspondance et son coeur d'homme le sont tout autant.

Lorsque j'ai vu l'annonce de ce petit livre, j'ai su qu'il me faudrait le lire. Il faut dire que Victor Hugo et moi c'est une histoire littéraire qui remonte à mon enfance sans que je n'ai jamais vraiment pris le temps de m'intéresser à l'homme au-delà des grandes lignes que tout le monde connaît. Ce titre tombait donc à point nommé.

Ce livre est très clairement une biographie de l'auteur comme il y a en a des centaines. Mais celle-ci, comme les autres, a sa particularité et son angle d'attaque. La biographe fait le choix ici de mettre l'accent sur les femmes qui marquèrent la vie de Hugo, sur la manière dont ses amoures portèrent son art au plus haut.

Le texte est agrémenté avec brio de la correspondance de l'auteur qui donne très envie de s'y plonger avec plus d'attention. La biographe a aussi à coeur notamment de donner la part belle aux femmes et de nous parler d'elles au-delà de leur relation avec l'auteur. Elle nous montre en outre que Hugo, derrière sa grandeur d'écriture, ne fut pas un homme très tendre.

Le texte est agrémenté de nombreuses photos, peintures, gravures ou encore caricatures, toutes représentatives d'un moment ou d'un autre de la vie de Hugo. Une belle manière d'illustrer un récit parfois un peu ardu il faut bien le reconnaître. Les illustrations nous présentent alors tour à tour les femmes aimées de Hugo mais aussi la douce Cosette et lui-même.

Si j'ai beaucoup aimé la manière dont l'auteure nous présente ici la vie de Hugo, si j'ai apprécié la précision du détail, ce livre n'est pas à lire pour simplement passer un bon moment de lecture. Au contraire il est pour s'informer et se documenter. Il n'est pas pour être lu d'une traite mais pour être consulter en quête d'informations.

En conclusion...


Voici un petit livre que j'étais très curieuse de découvrir et avec lequel j'ai appris pas mal de choses sur un auteur que j'admire. Grâce aux gravures et au parti pris de l'auteure, j'ai pu en savoir un peu plus sur les femmes qui marquèrent la vie de Hugo et sur la personnalité de l'homme. J'ai aussi gagné l'envie de me replonger dans son oeuvre et notamment dans sa correspondance.
Un livre à découvrir pour tous les fans de biographies et de littérature classique.

mercredi 20 décembre 2017

Allumette - Tomi Ungerer



Infos sur le livre

éditions : Ecole des loisirs
date de publication : 15-10-1997
pages : 34
prix : 5€

Pourquoi ce livre ?


C'est à la Biennale des illustrateurs de Moulins que j'ai fait l'acquisition de ce petit livre qui m'avait beaucoup tentée lors de la conférence sur l'auteur.

De quoi est-il question ?


Allumette est une petite fille des rues. Vêtue de haillons, elle n'avait pas de famille et survivait comme elle le pouvait, cherchant sa nourriture dans les poubelles et dormant dans de vieilles carcasses de voitures. Enfin, pour se faire un peu  d'argent, elle vendait de petites boîtes d'allumettes dans les rues mais personnes ne les lui achetait.

Le soir de Noël, frigorifiée et affamée, Allumette cherche à se réchauffer comme elle le peut auprès d'un bidon d'essence enflammé mais les pompiers sont alertés. Terrifiée, la fillette fait un voeu, un seul, avant de mourir, celui que quelqu'un l'entende, que quelqu'un entende sa douleur et lui vienne en aide. Elle sera entendu...

Du côté de la forme...


Tomi Ungerer fait sans doute partie des artistes que j'admire le plus au sein de la littérature pour la jeunesse. La petite fille aux allumettes est sans doute l'un de mes contes favoris et ses réécritures sont suffisamment rares pour que l'on s'y intéresse. Tout pour m'attirer et ça a payé !

Ce qui m'a en effet attirée avec cet album, au-delà du fait qu'il soit signé Tomi Ungerer et que je sois une grande fan de Tomi Ungerer, c'est ce côté réécriture de conte. La réécriture de conte est un domaine qui m'intéresse beaucoup et celle d'un conte que j'affectionne tout particulièrement d'autant plus. Et cette réécriture fonctionne, magnifique !

Le point fort de cette réécriture, c'est que tout commence comme dans le conte d'Andersen : une petite fille des rues qui vent des allumettes pour survivre. Mais ici, Ungerer place la fillette dans un monde contemporain ce qui frappe. L'histoire est triste dans sa version originale mais le lecteur peut toujours se donner l'excuse d'un autre siècle. Il est ici confronté à la réalité.

Ce monde contemporain pour un conte si dur est frappant et fait réfléchir le lecteur de tout âge d'autant que l'illustration de Ungerer, un chef d'oeuvre, reflète toute cette violence. Le début de l'album présente une fillette mortifère que l'on va voir évoluer au fil des pages ce qui est d'une force considérable.

Mais surtout, nous sommes bien ici dans une réécriture. Une réécriture au sein de laquelle la fillette n'est pas dans le monde de l'illusion mais plutôt dans un monde où la magie prend sa part, où le ciel semble vraiment entendre l'enfant, où les dons venus combler la petite sont bien réels. Et là dessus, l'auteur offre à son lecteur un beau message d'humanisme et de solidarité qui fait du bien.

Le style de Ungerer est un style unique, magistral et étonnant tant au niveau de l'écriture qu'au niveau de l'illustration. Ungerer possède un superbe talent de conteur et sait transmettre mille émotions par ses dessins tout en faisant réfléchir le lecteur à des dizaines de sujets différents. Nous remarquerons que le thème de la tolérance et de la bienveillance et au coeur de son oeuvre.

En conclusion...


Voici un album que je ne connaissais pas, à ma plus grande honte, et que je suis ravie d'avoir enfin pu découvrir. Nous offrant une belle leçon de vie et une belle réécriture d'un conte déjà sublime, Ungerer fait une nouvelle fois preuve de son talent grâce à une histoire dont on ne ressort pas tout à fait indemne. A faire découvrir à tout le monde !
Je ne manquerai pas à l'occasion de vous parler d'un autre album de l'artiste !

lundi 18 décembre 2017

"C'est lundi, que lisez-vous ?" (172)

Initié par Mallou et repris par Galleane, ce rendez-vous hebdomadaire est fait pour répondre à trois questions :

- Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 
- Que suis-je en train de lire ?
- Que vais-je lire ensuite ?


Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine commence et je me rends compte que ça fait un bail que je ne vous ai pas montrer mes dernières lectures. Prise dans trop de choses différentes je n'ai pas pris le temps de le faire. De fait, aujourd'hui, je vais vous présenter quelques unes de mes dernières lectures parmi celles que j'ai sous le coude.

Le rendez-vous reprendra normalement à partir de lundi prochain.