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samedi 12 janvier 2019

Chicken Run - film de Peter Lord et Nick Park

 Chicken Run

Infos sur le film

date de sortie : 13-12-2000
réalisateur : Peter Lord
durée : 1h24
genre : dessin animé


Synopsis

En 1950, en Angleterre, dans le Yorkshire, la vie paisible du poulailler de la ferme Tweedy semble plaire à ses locataires. La nourriture est abondante et l'endroit est chaleureux. Mais la poule Ginger est loin de partager l'avis de ses consoeurs : elle rêve de grand espace et de liberté. Chaque jour, elle essaie sans succès de s'évader de la basse-cour. La courageuse Ginger s'arme de patience pour faire comprendre à ses copines volatiles que le grillage n'est pas autour de la ferme mais bien dans leur tête. Ses espoirs reprennent vie lorsqu'un "coq-boy libre et solitaire", Rocky, atterrit dans la basse-cour. Ginger voit alors en lui le sauveur de toutes les poules. S'il pouvait leur enseigner à voler, elles seraient capables de s'enfuir. Car elles n'ont pas le choix : M. Tweedy, le propriétaire de la ferme, a décidé de les passer à la casserole un jour ou l'autre. 

Pourquoi ce film ?


Ce dessin-animé est un dessin-animé de mon enfance et lorsque j'ai vu qu'il était rediffusé durant ces vacances de Noël, j'ai été ravie de le revoir afin de vous en parler.

De quoi est-il question ?


Ginger et ses amies poules vivent dans un enclos depuis leur naissance, l'enclos des fermiers Tweedy qui les élèvent pour ensuite vendre leurs oeufs. Cette vie, les cocottes en ont plus qu'assez et n'ont qu'un rêve : s'évader. S'évader pour découvrir l'extérieur, découvrir l'herbe, découvrir la vraie vie et la liberté.

Mais toutes leurs tentatives se révèlent plus infructueuses les unes que les autres jusqu'au jour où atterri par-dessus le grillage un coq à la fois mystérieux et charismatique dont les cocotes tombent vite sous le charme. Ce dernier qui arrivé avec tant de grâce jusqu'à elle va leur apprendre à voler et elles pourront enfin s'enfuir.

D'autant qu'il y a urgence car la mère Tweedy, cupide et cruelle, ne veut plus rester une misérable fermière et entend bien faire fortune. Si les poulettes n'agissent pas au plus vite, elles risquent fort de très très mal finir. Mais avec une telle bande d'ailes cassées et coq prétentieux, Ginger aura fort à faire pour sauver tout son petit monde.

Du côté de la forme...


Enfant, sortant des dessins-animés Disney qui sont juste la base, celui-ci faisait sans doute partie des films que j'avais le plus de plaisir à voir et à revoir. C'est pourquoi j'avais à coeur de vous en dire quelques mots car je l'ai apprécié cette fois tout autant que les autres fois.

J'ai découvert ce film enfin, dans la période de sa sortie, et dès lors j'ai eu pour ce film une vraie tendresse tant pour le graphisme que pour l'histoire. L'idée de poules voulant s'évader m'avait beaucoup touchée et des personnages réalisés en pâte à modeler était, pour l'époque, assez novateur pour que cela m'intéresse.

Etant enfant, j'ai donc visionné ce film un certain nombre de fois et, à l'heure actuelle, le revoir de temps en temps est toujours pour moi un réel plaisir d'autant qu'à présent je le regarde avec des yeux d'adulte et des connaissances que je n'avais pas à l'époque. De fait, autant sur la réalisation que sur l'histoire, ce film me touche peut-être encore plus qu'avant.

Au niveau de l'histoire, l'idée de base paraît à la fois simple et bourrée d'humour mais en réalité elle pose véritablement la question de la cause animale et de l'emprîse de l'homme sur la bête. Ici, d'ailleurs, les poules paraissent plus humaines que les hommes eux-mêmes, connaissant des sentiments forts comme l'amitié, la solidarité et le courage.

J'en parlais brièvement, la réalisation elle-même change de ce dont on peut avoir l'habitude et pour la grande amatrice de Disney que je suis. Les personnages en pâte à modeler apportent une force assez étonnante au film mais, surtout, l'usage de doublures, du moins en français, connues et reconnues apporte un vrai plus qui donne de la personnalité à ces dits personnages.

Symboliquement, ce film est aussi un hymne aux relations entre les êtres et à la liberté. Un beau moyen de faire réfléchir les plus jeunes. Et bien que nous soyons dans quelque chose de très manichéen, certains personnages apportent une subtilité, un petit plus, avec des caractères plus individualistes chez les poules et un peu plus attendrissant chez les hommes.

En conclusion...

Voici un dessin-animé que j'adore et dont j'avais envie de vous parler depuis un petit moment. Le revoir m'en a donné l'occasion. Voici un film qui est bien plus que ce qu'il semble paraître et qui convient d'être lu entre les lignes. Voici un film qui donne à voir un regard différent sur le film d'animation et dont les doublures permettent de redécouvrir des grandes voix du cinéma.
Une suite serait a priori en projet et si cette entreprise se concrétise il va de soi que je serai au rendez-vous.

samedi 5 janvier 2019

Le retour de Mary Poppins - film de Rob Marshall

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Infos sur le film

date de sortie : 19-12-2018
réalisateur : Rob Marshall
durée : 2h11
genre : film musical

Synopsis


Michael Banks travaille à la banque où son père était employé, et il vit toujours au 17 allée des Cerisiers avec ses trois enfants, Annabel, Georgie et John, et leur gouvernante Ellen. Comme sa mère avant elle, Jane Banks se bat pour les droits des ouvriers et apporte son aide à la famille de Michael. Lorsque la famille subit une perte tragique, Mary Poppins réapparaît magiquement dans la vie de la famille. Avec l’aide de Jack, l’allumeur de réverbères toujours optimiste, Mary va tout faire pour que la joie et l’émerveillement reviennent dans leur existence… Elle leur fera aussi découvrir de tout nouveaux personnages plein de fantaisie, dont sa cousine, l’excentrique Topsy.

Pourquoi ce film ?

En tant que très grande fan du premier opus de Mary Poppins j'avais très envie depuis les premières bandes-annonces d'aller voir ce nouveau film dont je ne savais pas trop quoi attendre.

De quoi est-il question ?

Les enfants Banks ont bien grandi. Jane travaille désormais pour la défense des travailleurs quant à Micheal, il vit dans la maison familiale avec ses trois enfants et travaille dans la même banque que son père, comme guichetier. Mais Micheal est ruiné et s'apprête à se voir saisir le 17 allée des Cerisiers à moins qu'il ne retrouve le certificat d'actions de la famille dans la banque.

Alors qu'il cherche le fameux document, Michael retrouve dans le grenier un vieux cerf-volant, celui avec lequel il jouait étant enfant. Sur un coup de tête, il décide de le jeter mais le cerf-volant s'envole et, dans le parc, c'est son fils Georgie qui le récupère avant qu'une tempête de vent ne s'élève. Quand le vent se calme, une jeune femme descend du ciel tenant le cerf-volant : Mary Poppins.

Car ayant entendu la détresse de cette famille que la mort et les années de Grande Depression en Angleterre ont fragilisé, Mary Poppins a décidé de revenir afin de redonner à parents et enfants ce qu'elle sait si bien transmettre : du rêve, de l'espoir, de la magie. Mais cette fois, sans doute le rôle de la plus incroyable des nounous ira-t-il encore plus loin...

Du côté de la forme...

Bien sûr, je savais que ce film était à double tranchant et, bien sûr, je savais également que je ne devais pas trop en attendre par rapport au premier opus. Je savais aussi que le nombre des années imposerait nombre de différences mais malgré tout, je reste mitigée quant à ce film.

Je crois ne jamais avoir fait cela mais, en l'occurrence, j'ai énormément de choses à dire sur ce film et même si je vais tenter de ne pas trop spoiler, il y a beaucoup à dire et c'est pourquoi je vais entreprendre une critique qui sera tout sauf académique puisqu'elle sera sur le mode manichéen avec les plus et les moins du film.

Les plus

- Le premier gros plus de ce nouveau film, ce sont les décors. Nous sommes cette fois au coeur de la Grande Dépression, autrement dit dans les années 1930, à Londres et tout est fait pour que l'on y croit des rues aux intérieurs en passant par les professions et les tenues vestimentaires des personnages (notamment Jane Banks qui est un parfait archétype des goûts des anglais)

- Si nous ne retrouvons bien sûr pas ici les acteurs du premier volet et ce pour plein de raisons (vieillissement, décès...) il est vrai que ceux de ce nouvel opus se démènent bien et s'en sortent même plutôt pas mal. Emily Blunt a su retrouver les mimiques que l'on aime tant chez notre super nounou et même si elle n'est pas Julie Andrews, on sent qu'elle a son rôle à coeur.

- Concernant les acteurs, d'ailleurs, c'est une belle brochette que nous avons là avec des acteurs chevronnés comme Meryl Streep ou Angela Lansbury qui font une apparition, Dick Van Dyke à qui sont offertes quelques minutes (pour notre plus grand plaisir) et les enfants que nous reverrons sans doute bientôt sur les écrans.

- Il s'agit bien sûr aussi ici de magie Disney et de cette symbolique commune à tous les films du studio : garder son âme d'enfant (ou la retrouver). Il s'agira de l'entreprise générale du film avec aussi cette petite leçon donnée sur la situation contraire, les enfants qui grandissent trop vite et qu'il convient de protéger.

- En outre, là où le premier opus était vraiment destiné à nous conter l'histoire d'une famille anglaise et de l'arrivée d'une nounou incroyable, l'intrigue va ici plus loin avec de vraies questions sociétales et fortes comme la saisie d'une maison ou le deuil. De quoi aller plus loin dans la psychologie des personnages et surtout des enfants ce qui m'a fait un pincement au coeur.

Mais beaucoup de choses pêchent et c'est dommage

Les moins

- Là où j'avais des attentes, c'est sur la part musicale du film et malheureusement, sur ce point, j'ai été déçue. Non pas que les chansons ne sont pas bien. Certaines sont même plutôt agréables et les producteurs ont su alterner rythme et émotion. Mais en règle générale, nous sommes loin du Chem cheminee et du Supercalifragilisticexpialidocious qui ont tant de charme.

- Ce qui fait également toute la force de Mary Poppins, c'est son côté un peu schizophrène entre sa part magique et sa part de sérieux. Ici, le scénario coupe cet aspect-là pour se concentrer uniquement sur la part magique qui fonctionne moins bien à mon sens. D'ailleurs, la manière dont la magie arrive est parfois un peu tirée par les cheveux.

- Ce que j'ai tout d'abord bu comme un point positif mais que j'ai tendance à regretter avec un peu de recul, c'est un côté copier-coller au film d'origine. Sans vous spoiler : le quotidien changé en merveilleux, le mix film - dessin-animé et la danse dans les rues de Londres. Un bel hommage mais qui semble trop être là pour "plaire aux fans".

- L'autre part belle du premier film, c'était sa subtilité. Et là, adieu veaux, vaches, cochons... subtilité ! Non mais c'est quoi cette façon de tout livrer sur un plateau, de bien expliquer tous les messages implicites en toutes lettres et de même y rajouter des sous-titres ? Comme si le spectateur actuel n'était plus capable d'entrevoir les codes du sous-entendu ! Vraiment regrettable.

- Fait étonnant, les producteurs semblent avoir voulu retrouver le caractère culturel des romans (a priori puisque je ne les ai pas lu) en faisant foisonner les film de citations littéraires tels qu'Alice au pays des merveilles. Mais si à titre personnel j'ai apprécié ces références et plus encore le méta-langage sur un rythme de music-hall, je ne suis pas convaincue de la profonde efficacité du texte.

- Bref, ce qui ne va pas dans ce film, c'est l'effet "gros sabots" qui perdure jusqu'à la fin de l'intrigue avec une résolution que l'on voit venir de très loin et qui est, en prime, très alambiquée. Tout est poussé par rapport au premier film comme pour lui donner plus de valeur et cet effet a été au final pour moi assez contre-productif.

En conclusion...

Ce film me faisait de l'oeil depuis qu'il avait été annoncé et je suis vraiment contente d'avoir pu m'en faire mon propre avis même si j'en ressors assez mitigée. Car s'il y a beaucoup de choses très belles dans ce film entre quelques chansons qui tiennent bien la route, un jeu intéressant et une intrigue touchante, trop de points pêchent et c'est dommage entre un manque de subtilité et une perte de tout ce qui avait fait le charme du premier film.
Je me procurerai cependant ce film en DVD afin de le revoir et m'apprête à m'occuper de vous parler des livres.

jeudi 20 décembre 2018

La vérité sur l'affaire Harry Quebert - film de Jean-Jacques Annaud

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Infos sur le film 

date de sortie : 11-2018
réalisateur : Jean-Jacques Annaud
durée : 10 épisodes de 52mn
genre : polar

Synopsis


À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, un jeune écrivain à succès, est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur. À quelques mois de l’échéance qui lui a été donnée, tout bascule soudain pour lui : son ami et professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné en 1975 Nola Kellergan, une jeune fille, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence d’Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête.

Pourquoi ce film ?

Face à tout le lancement proposé à propos de cette série et n'ayant jamais pris le temps de lire le roman, je me suis laissée tenter par le visionnage télévisé.

De quoi est-il question ?

Marcus Goldman est écrivain. Fort du succès de son premier roman, il est désormais attendu par ses lecteurs et son éditeur pour son nouvel ouvrage. Mais Marcus ne parvient pas à écrire et subit jour après jour le syndrome de la page blanche. Jusqu'au jour où il apprend que son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, a été arrêté pour meurtre.

Des années plus tôt, en 1975, l'homme d'une quarantaine d'années était tombé amoureux de Nola, une adolescente de 15 ans. A la suite de quoi, il était devenu célèbre grâce à son roman Les origines du mal retraçant leur belle histoire. Mais Nola avait disparu et aujourd'hui son corps a été retrouvé dans le jardin même de la maison d'Harry.

Harry Quebert est arrêté mais Marcus refuse de croire que l'homme qu'il admire et auquel il voue une profonde amitié soit coupable. Il se rend alors dans le New Hampshire bien décidé à mener sa propre enquête et à innocenter celui qui, il en est certain, aurait été incapable de tuer et encore moins une adolescente...

Du côté de la forme...

Si je me suis lancée dans cette série, c'est avant tout dans un esprit d'enfin connaître cette histoire dont le monde parle depuis pas mal de temps maintenant. Je n'avais donc pas de grandes attentes et c'est finalement sans trop savoir quoi en penser que je ressors de cette aventure.

Force est de constater que dès les premières minutes du premier épisode, je me suis totalement laissée embarquée par cette histoire incroyable changeant de tout ce que l'on peut avoir l'habitude de rencontrer dans le genre. Car si les codes du polar sont là, l'intrigue est menée de manière à ce que l'on ait le sentiment de découvrir ce genre pour la première fois.

La brochette d'acteurs joue aussi d'une crédibilité forte pour la série où l'on croit à chaque instant et ce sans aspect larmoyant. Chaque sentiment est pur, parfois dur, tel qu'il doit être. Le sentimentalisme n'a pas sa part et le cadre général de la série telle qu'elle est tournée rend compte de ce réalisme fort d'une histoire pourtant tout sauf naturelle.

Malgré quelques longueurs inévitables, je n'ai que rarement eu l'occasion de décrocher durant la série et, pour ça, je suis vraiment contente car pour une intrigue d'une telle ampleur il était délicat de ne pas perdre le téléspectateur en route. Cela n'a pas été le cas. Quant à la fin, force est de constater que je ne l'avais franchement pas vue venir à tous points de vues.

Malheureusement, je reste sur ma réserve quant à un certain nombre de points. Des points qui font entièrement partie de l'intrigue générale et sans lesquels l'histoire ne serait pas la même mais qui, dans le cadre de la série, paraissent trop poussés et donnent le sentiment d'une surenchère notamment dans la manière dont l'ensemble a été filmé.

Car entre des critiques acerbes de certains pans de la société, des côtés de l'intrigue laissés totalement en suspens et des références un peu trop artificielles à mon goût, il m'a semblé que la force de ce roman perdait de sa superbe par un ensemble de détails gâchant un peu ce qui aurait pu être quelque chose de vraiment magistral.

En conclusion...

J'étais curieuse de découvrir cette série et je suis contente de l'avoir vue notamment pour une intrigue forte et un jeu d'acteurs tout à fait crédible. Cette série m'a d'ailleurs donné très envie d'aller découvrir le roman dont elle est issue, ce qui devrait se faire tout bientôt. Je serai en outre curieuse de voir si les points de réserve que j'ai sont relatifs à la seule série où si le roman comporte les mêmes.
Pour autant, cette intrigue fort bien tournée mérite d'être vue et revue pour prendre conscience des indices laissés au fil de l'histoire.

mardi 2 mai 2017

Les Innocentes - film de Anne Fontaine

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Infos sur le film

date de sortie : 10-02-2016
réalisateur : Anne Fontaine
durée : 1h55
genre : drame

Synopsis


Pologne, décembre 1945. Mathilde Beaulieu, une jeune interne de la Croix-Rouge chargée de soigner les rescapés français avant leur rapatriement, est appelée au secours par une religieuse polonaise. D’abord réticente, Mathilde accepte de la suivre dans son couvent où trente Bénédictines vivent coupées du monde. Elle découvre que plusieurs d’entre elles, tombées enceintes dans des circonstances dramatiques, sont sur le point d’accoucher. Peu à peu, se nouent entre Mathilde, athée et rationaliste, et les religieuses, attachées aux règles de leur vocation, des relations complexes que le danger va aiguiser... C’est pourtant ensemble qu’elles retrouveront le chemin de la vie.

Pourquoi ce film ?


Lorsque ce film est sorti au cinéma, il m'a tout de suite immédiatement tentée. Il m'a cependant fallu attendre la sorti DVD et même que le prix baisse pour enfin pouvoir m'y plonger.

De quoi est-il question ?


Nous voici en Pologne au terme de la guerre en 1945. Dans ce monde en perdition, Mathilde, une jeune française, s'est engagée avec la Croix Rouge pour venir en aide aux blessés de son pays avant que ces derniers ne repartent en France. Jusqu'au jour où une jeune religieuse, catastrophée, vient lui demander son aide : une jeune femme recueillie par les soeurs est en train d'accoucher au couvent.

Réticente de prime abord, Mathilde se laisse convaincre et accouche la jeune femme. Mais alors qu'elle revient le lendemain pour s'assurer de la bonne santé du nouveau né, elle s'aperçoit que ce sont sept religieuses du couvent qui se sont retrouvées enceintes après des abus des allemands et des russes. Sept femmes qui ne devraient pas tarder à accoucher.

Mathilde est athée. Elle va pourtant se rapprocher des religieuses pour leur venir en aide et aller à la rencontre de ce monde si éloigné du sien. Malheureusement, la jeune femme s'apercevra très vite que tout n'est pas aussi simple et que sa tâche sera rendue difficile par la peur des religieuses, par leur engagement et par les règles auxquelles elles se soumettent... jusqu'à l'horreur !

Du côté de la forme...

Il y a les films que vous regardez pour le plaisir, il  y a ceux que vous regardez pour rire, il y a ceux que vous regardez parce qu'ils sont vos classiques et il y a ceux, très rares, que vous regarder parce qu'une force indescriptible vous pousse vers eux. Ce film est de ceux-ci.

Au moment où le film commence, vous savez que vous allez frémir, vous savez que vous allez pleurer et vous savez que certaines scènes vont être susceptibles de vous retourner. Vous plongez pourtant à corps perdu dans le dit film et vous frémissez de bout en bout tant le film est fort, beau et plein de tout ce qui fait d'un film un chef d'oeuvre.

Nous avons l'habitude des films de guerre, un peu moins des films débutant juste à la fin de la guerre et nous montrant combien l'armistice ne fut pas la fin de l'horreur. Ici, la réalisatrice nous fait pénétrer dans un couvent et dénonce tous ces êtres oubliés par la société sous prétexte que la guerre était finie. Ici, le spectateur est plongé au coeur de l'horreur la plus absolue sans jamais dire le mot qui tue.

Ce film est une critique de la religion dans une époque bien précise avec les voeux des religieuses ne devant être reniés sous aucun prétexte, une critique de l'obscurantisme absolu, une critique du secret à tout prix dans les pires circonstances. Mais ce film est surtout témoin d'une époque et est d'un réalisme rare, d'un réalisme effrayant qui fait réfléchir sur les secrets d'une époque.

Mais ce film est surtout un message d'amour entre les êtres, un message d'amitié, un message de courage et un message de tendresse. Ce film est un message d'amour le plus absolu où le pire rencontre le meilleur, où l'horreur rencontre le plus beau. La preuve qu'il ne s'agit pas d'avoir les même convictions pour se battre pour une même cause et un même but.

Et puis, alors que le spectateur pense que l'horreur ne pourra pas aller plus loin que ce qu'il a déjà découvert, la terre s'enfonce encore sous ses pieds et il découvre l'horreur au sein de l'horreur. Une horreur qui lui donne envie de hurler, de taper et de plonger dans le film pour agir même s'il ignore ce qu'il pourrait faire de plus que Mathilde elle-même. Un rebondissement qui marque en profondeur.

Enfin, il est à noter que ce film est un film d'auteur. Il n'est pas toujours évident de différencier un film de divertissement d'un film d'auteur (il en est de même pour les romans) mais ici le doute n'est pas permis avec des dialogues dignes des plus grands romans mais également un tournage puissant autant qu'il est sobre sans avoir besoin d'en faire des tonnes pour dire ce qu'il veut dire.

En conclusion...


Il est de ces films que vous rêvez de voir pendant des mois. Au moment où vous le voyez enfin, vous craignez d'être déçus mais, finalement, au sortir du film vous vous apercevez que le film que vous venez de voir va encore au-delà des attentes que vous pouviez avoir. Ce film est de ceux-là et ne manquerai pas de faire bientôt parti, si l'on en croit, sa qualité, des classiques à avoir vu au moins une fois dans sa vie.
Anne Fontaine fait partie de ces réalisatrices à suivre et chez lesquelles ont retrouve une patte évidente, une patte de grande qualité.
Un magistral coup de coeur que ce film.

jeudi 23 mars 2017

La Belle et la Bête - film de Bill Condon

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Infos sur le film

date de sortie : 22-03-2017
durée : 2h09
genre : Fantastique, Film musical
rôles clés : Emma Watson, Dan Stevens

Synopsis


Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S'étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d'amour pour elle, mais victime d'une terrible malédiction.

Pourquoi ce film ?

Comme tant d'autres, depuis que ce film avait été annoncé, je n'avais qu'une hâte, c'était de le voir. Aussi, le jour même de sa sortie, je n'ai pu m'empêcher de me précipiter dans mon cinéma pour le voir.

Mon avis


Cela fait plus d'un an maintenant que tout le monde ne parle que de ce film événement reprenant le dessin animé mythique du même nom. S'agissait trait pour trait de la même histoire, il n'est donc pas nécessaire ici de retracer une histoire connue de tous. Passons donc immédiatement à l'avis.

Ce film reprend donc le dessin-animé que nous connaissons tous et cela avait de quoi faire peur avec un goût de réchauffé. Pourtant, ici, nous pourrons reprendre une formule de Christophe Barratier au sujet de sa reprise des Choristes : "Il faut être surpris avec ce que l'on attend". Et c'est là tout à fait le sentiment que l'on éprouve à la vue de ce film.

Si l'histoire reste la même et si les personnages sont consciencieusement repris avec brio tant sur le fond que sur la forme, le réalisateur réussi ici la prouesse de les rendre à la fois tout pareils et bien différents en leur offrant une belle profondeur. Le personnage du fou n'est alors plus simplement "décoratif" et hérite d'une vraie personnalité et Gaston a un passé à la guerre.

Le réalisateur fait également le choix de résoudre certains mystères du DA en incluant dans son films des scènes et des révélations qui changent un peu la donne sur quelques point : les raisons de la cruauté du prince ou encore l'explication de l'absence de la mère de Belle sans oublier les liens entre les habitants du château et ceux du village, pourquoi le château est-il coupé du monde alors qu'il est quand même plus voyant.

En outre, si cela n'est que suggéré dans le dessin-animé, la présence de la France comme décors de l'histoire est ici bien développé avec un petit détour du côté de Paris mais chuuut... Le travail sur la vie d'un petit village français comme on les aime est également intéressant entre préjugés sur ceux qui sortent des normes et rôle des femmes.

Les effets spéciaux, même si l'on n'est pas spécialiste de la question méritent d'être notés car entre l'animation des objets, le château lui-même et tout la magie environnante, le travail fait autour de ce film est juste fou. Pourtant, tout paraît absolument naturel au point que l'on se demande parfois s'il n'y a pas véritablement un peu de magie derrière ce film.

Mais surtout, ce film porte toute la féerie que l'on peut en attendre avec un effet presque hypnotique notamment durant les moments chantés qui embarquent totalement. De même, les objets animés bien différents de ceux que l'on connait peuvent surprendre au début mais sont finalement totalement crédibles et porteur d'un rôle plus beau encore que dans le dessin-animé.

Enfin, comment parler de ce film sans évoquer les costumes ? Il y a bien sûr la robe jaune de belle et le costume du prince durant la scène de bal mais ce n'est pas tout, loin de là. Les costumes portés au sein du château en début et fin de film ainsi que ceux portés par les villageois sont justes exceptionnels et d'un réalisme épatant. Chapeau entre autre pour le costume de Gaston.

En conclusion...


Voici un film qui était très attendu. Lorsque l'on attend trop un film (ou un roman) on peut finalement être déçu lors de la révélation. Ce n'est pas le cas ici, loin de là. Bien au contraire, le film tient ici toutes ses promesses tant pour l'univers que pour le jeu des acteurs et pour toute l'émotion qui ressort de là. Les amoureux de beaux films et les fans de Disney ne pourront qu'adorer.
Très gros coup de coeur.

vendredi 16 décembre 2016

Les animaux fantastiques - film de David Yates

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Infos sur le film

date de sortie : 16-11-2016
réalisateur : David Yates
durée : 2h13
genre : fantastique

Synopsis

New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d'être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du "Moldu") déterminé à les anéantir. Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d'un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. 

Pourquoi ce film ?

Après avoir reçu nombre d'ouvrages sur les coulisses de ce film, ouvrages dont je vous parlerai tout bientôt, je me suis décidée à aller voir ce film afin de savoir de quoi j'allais parler...

De quoi est-il question ?


Nous voici au coeur du New York des années 1920. La communauté magique est aux abois. Une force destructrice sévit en ville et met en danger les deux mondes. C'est au sein de cette pagaille que Norbert Dragonneau arrive à New York avec une mystérieuse valise. De cette valise va s'échapper un niffleur, un drôle de petit animal attiré par tout ce qui brille.

Une malheureuse succession d'événements va conduire Norbert à faire la rencontre de Jacob, un Non-Maj (Moldu), et va l'entraîner bien malgré lui au sein du monde de la sorcellerie, au coeur de la magie et au plus près des animaux les plus étranges que l'homme n'a jamais rencontré. D'autant que dans la pagaille quelques animaux fantastiques se sont échappés et qu'il faut les retrouver.

Norbert va bientôt être arrêté par Tina, une ex-auror déterminée à faire régner les lois de la magie. Mais la jeune femme ne tardera pas à être entraîner elle aussi dans la quête des animaux de Norbert d'autant qu'une catastrophe bien plus grave et bien plus dangereuse se prépare. Les héros n'auront alors d'autre choix que de prendre les choses en main s'ils espèrent encore sauver New-York.

Du côté de la forme...


Je l'avoue, je n'étais pas tentée plus que ça pour aller voir ce film. Si je n'avais pas reçu les ouvrages Gallimard sur le sujet, j'aurais probablement attendu une sortie DVD ou un passage à la télévision pour découvrir de quoi il retournait. C'est, comme je le craignais, mitigée, que je ressors de cette séance.

Dès les premières minutes de ce film, nous sommes plongés dans le vif du sujet avec un personnage débarquant dans un New-York proche du chaos. Avec des destructions massives de bâtiments dans les rues et avec des personnages aux abois. Ce début promet donc un grand film mais, en même temps, un film à l'intrigue relativement complexe. Cette première impression se révèle juste.

Deux intrigues se mettent en réalité en place en parallèle avec d'un côté la catastrophe qui sévit dans New-York et autour de laquelle le doute plane et, de l'autre, l'échappée des animaux de Norbert qui apporte un brin de folie à ce début de film, notamment avec le niffleur qui s'avère être un petit personnage tout mignon qui apporte beaucoup de légèreté à ce début.

J'ai beaucoup apprécié la manière dont les personnages se rencontrent avec un mélange de hasard, de secret et d'imprévu. Il est d'ailleurs très touchant de voir ces personnages se rapprocher au film du film, devenir amis, tomber amoureux, à l'encontre de leurs ressentiments du début du film. Cette histoire n'est d'ailleurs pas sans nous offrir un beau message sur les relations humaines et notamment sur l'amitié.

Malheureusement, je me suis très vite laissée noyée sous le flot d'informations de ce film et n'ai été que moyennement convaincue par le mystère qui plane autour de cette créature qui met New-York en danger ainsi que par les plans qui, sans vous spoiler, préparent la fin mais jouent sur un note de mystère un peu désarmant. Bref, un trop plein de mystère qui finit par tuer l'haleine de l'histoire.

L'émotion est à son comble pour le spectateur qui tour à tour rit et pleure, sourit et s'agace devant certains comportements. Mais toute cette émotion est desservie par quelques longueurs et par des surenchères d'événements qui donnent le sentiment de l'ambition d'un film complexe mais qui, au final, se révèle être compliqué. Dommage mais à revisionner.

Concernant le style du film, il faut reconnaître le travail de malade réalisé et le caractère grandiose de l'ensemble avec un jeu de caméra qui s'ajouter aux effets spéciaux digne des plus grands et qui envoûtent le spectateur. Des effets spéciaux qui, en cinéma, font d'ailleurs presque mal aux yeux. Des effets spéciaux que l'on ne peut qu'admirer pour un scénario trop fourni mais habilement mené.

En conclusion...


Voici un film que je n'étais pas tentée plus que ça de voir mais par lequel j'ai fini par me laisser tenter. Voici un film face auquel j'étais dubitative et duquel je ressors mitigée. Voici un film aux nombreuses promesses tant au niveau de l'intrigue qu'au niveau des effets spéciaux mais qui, finalement, apparaît comme trop complexe avec un usage du mystère qui peut perdre le spectateur. Un film à voir malgré tout pour se faire son propre avis.
Je visionnerai sans doute les prochains films de la série et regarderai de nouveau celui-ci pour me replonger dans cette univers et comprendre, enfin, les subtilités qui m'ont échappées là. J'ai hâte de vous parler des livres sur les coulisses du film.

jeudi 8 décembre 2016

ça - film de Tim Curry

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Infos sur le film

date de sortie : 1990
durée : 3h
réalisateur : Tim Curry
à savoir : film d'horreur

Synopsis


Une créature sans nom, Ca, répand la terreur et la mort dans la petite ville de Derry. Jusqu'à ce qu'une bande d'enfants mette fin aux agissements du monstre. Trente plus tard, les sept amis se réunissent à Derry : Ca est revenu...

Pourquoi ce film ?


Voici un film que j'apprécie beaucoup et que j'ai décidé de me procurer, enfin, en DVD. L'ayant revisionné, je me suis dit que ça pouvait être sympa d'en faire une chronique...

De quoi est-il question ?


Nous voici à Derry, une petite ville au coeur des Etats-Unis. Sept enfants un peu paumés deviennent très vite amis et font front contre une bandes de petites brutes. Il y a celui qui bégaye, le noir, l' asthmatique ou encore le petit gros... Autant d'enfants rejetés par les autres mais qui, ensemble, font former le club des paumés.

Dans le même, le petit frère de l'un d'eux est enlevé par un clown monstrueux, Ca. Alors que les adultes recherchent un criminel, les enfants eux comprennent que le coupable est une créature monstrueuse et décident de partir à sa recherche...

Des années plus tard, alors que les sept enfants sont devenus adultes, la vague de meurtres reprend à Derry et Mike qui n'a jamais quitté la ville rappelle ses anciens amis afin qu'ils l'aident à sauver la ville une nouvelle fois. Alors que tous ont, au moins en apparences, réussi dans la vie, les voilà repartis pour la ville de leur enfance pour arrêter le monstre.

Du côté de la forme...

Stephen King fait partie de ces auteurs que j'adore suivre de roman en roman et dont les adaptations cinématographiques sont toujours de grands moments. Je l'avoue, je n'ai pas lu le roman et ai seulement vu le film. Il n'empêche que ce film me permet toujours de passer un grand moment.

Le premier point fort de ce film est le jeu entre présent et passé. Le présent où Mike appelle ses amis et le passé alors que chaque ami se souvient du moment où il a rejoint le club. De fait, c'est peu à peu que nous comprenons le rapport entre passé et présent et c'est ce que j'apprécie beaucoup dans cette histoire qui nous montre pas à pas comment se tissent des liens d'amitié.

Car c'est bien là ce qu'il y a de plus fort dans cette histoire, les liens d'amitié qui peuvent unir des êtres totalement différents les uns des autres. D'ailleurs, j'apprécie tout particulièrement les scènes de ce film où les personnages se prennent dans les bras ou se donnent les mains, des scènes qui émeuvent et sont d'une force extraordinaire.

Et puis, ce film est avant tout un film d'horreur digne de ce nom avec des scènes qui font sursauter et si l'on n'a jamais envie de se cacher sous une couverture, il ne faut pas oublier que le film date de 1990 et que les effets, pour l'époque, sont assez impressionnants. Sans oublier la musique qui ne manque pas de nous faire frémir et le jeu des acteurs qui est juste exceptionnel.

En conclusion...


Voici un film tout à fait exceptionnel que je ne me lasse pas de voir et de revoir. L'histoire est incroyable, le jeu des acteur exceptionnel, la réalisation impressionnante. Avec ce film, je frémis à chaque fois et suis toujours émue face à la relation qui unie les personnages. Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce film, je ne peux que vous conseiller de vous y plonger.
J'espère avoir un jour le temps de lire le roman qui, je n'en doute pas, doit être du grand Stephen King.

jeudi 27 octobre 2016

Zootopie - film de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush

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Infos sur le film

date de sortie : 17-02-2016
durée : 1h48
réalisation : Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush
à savoir : à partir de 6 ans

Synopsis


Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia ! Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque …

Pourquoi ce film ?


La sortie au cinéma d'un nouveau film Disney est toujours définition pour moi d'une petite sortie au cinéma, d'autant plus quand la bande annonce tourne depuis pas mal de temps sur le net et fait juste incroyablement envie.

De quoi est-il question ?


Judy est une petite lapine qui, depuis son plus jeune âge, refuse toute marque d'injustice dans le monde et a décidé depuis longtemps qu'un jour elle serait officier de police. Malgré l'inquiétude de ses parents et les moqueries des "prédateurs", Judy va pourtant se battre comme un beau diable pour réaliser ses rêves et obtenir, un jour, la plaque significative de tant de travail.

Sitôt diplômée, le jeune lapine quitte donc le donc foyer familial pour se rendre à Zootopie, les ville des animaux, la ville où elle pourra être un officier de police digne de ce nom. Au milieu des buffles, éléphants et autres léopards, Judy va très vite se rendre compte qu'elle va une nouvelle fois devoir se battre pour être acceptée dans le milieu.

C'est alors qu'elle rencontre Nick, un renard spécialisé dans l'arnaque aux concitoyens. Avec lui, Judy va s'engager dans une drôle d'enquête où elle va devoir déterminer pourquoi, depuis quelques temps, des habitants disparaissent sans laisser de trace. Ce que Judy ignore, c'est que cette enquête pourrait bien la mettre en danger et remettre en cause de ce qu'elle croyait savoir.

Du côté de la forme...


Les films Disney et moi, vous le savez sans doute, c'est une grande et belle histoire d'amour qui dure depuis des années et qui n'est pas prête à s'arrêter. C'est donc sans hésité que je suis allée au cinéma pour découvrir ce nouveau film qui me semblait très prometteur.

Le premier point à noter avec ce film, c'est son engagement à montrer la vie d'une ville où il s'agit de remplacer chaque acteur de la ville par un animal. A bien des égards, ce film n'a d'ailleurs pas été sans me faire penser à La ferme des animaux de Orwell et quand je compare à un classique au moment où je découvre l'histoire, c'est normalement très bon signe.

Ce film joue de plus avec les préjugés et les codes connus : le maire est un lion, le chef de la police est un buffle, l'arnaqueur profession est un renard. Mais ces préjugés sont aussi combattus avec une lapine déterminée à devenir une policière de renom et un chef de la mafia qui n'est autre qu'une taupe (personnage que j'ai beaucoup apprécié d'ailleurs)

Sans vous spoiler, ce dessins animé apporte de plus une véritable réflexion sur les jugements que nous pouvons avoir sur les autres et sur ce que nos agissements peuvent avoir comme conséquences. Mais ce film est aussi bourré d'humour et de références pour nous permettre de rire sur nous-mêmes, sur le monde et sur les autres films Disney. Tout ça grâce à un graphisme que j'ai beaucoup aimé.

Et puis, comme dans tout Disney qui se respecte, ce film est aussi l'occasion des doubles sens et des seconds degrés où adultes et enfants pourront tour à tour se reconnaître. Si l'enfant ne verra que l'histoire elle-même et une lapine mignonne qui mène une enquête, l'adulte, lui, verra toute une critique de notre société actuelle qui effraie par son réalise.

En conclusion...


Voici un nouveau Disney à voir absolument. Bien loin des films de princesses et autres mondes féeriques, ce film-ci nous entraîne dans notre propre société où tout y est dénoncé : la justice, les relations et.... l'administration. L'humour et la réflexion sont là grâce à des personnages très attachants et des situations où l'on peut se reconnaître.
Un film à voir à tout prix et que je ne manquerai pas de me procurer en DVD lorsqu'il sortira car ce film fait partie des Disney que je reverrai régulièrement avec plaisir.

dimanche 16 octobre 2016

Alice de l'autre côté du miroir - film de Tim Burton

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Infos sur le film

date de sortie : 01-06-2016
réalisateur : James Bobin et Tim Burton
durée : 1h50
genre : fantastique, comédie

Synopsis


Les nouvelles aventures d'Alice et du Chapelier Fou. Alice replonge au pays des merveilles pour aider ses amis à combattre le Maître du Temps.

Pourquoi ce film ?

Grande fan de l'univers de Tim Burton autant que de l'univers Disney, ne connaissant pas ce deuxième volet des aventures d'Alice, je ne pouvais pas ne pas aller voir ce film.

De quoi est-il question ?


Trois ans ont passé depuis qu'Alice a sauvé le pays des merveilles de la terrible reine de coeur. Elle est depuis devenue une grande capitaine de navire et défie sans compter les mers et les pirates. Mais à son retour, elle découvre que le directeur de la société et ami de son père est mort. C'est désormais Hamish, l'homme qu'a jadis éconduit Alice, qui détient les rennes de la société.

Alors qu'Alice découvre avec effroi toutes les décisions qui furent prises en son absence, Absolem devenu papillon vient la chercher et l'amène à traverser un miroir afin de retourner au pays des merveilles où le chapelier fou est bien mal en point. La jeune femme ira alors affronter le maître du temps pour retourner dans le passé et empêcher la catastrophe qui ravagea des années plus tôt le pays des Merveilles.

Mais en voulant aider son ami, Alice va devoir une nouvelle fois prendre tous les risques, affronter encore la reine rouge mais elle découvrira aussi des secrets profondément enfouis du pays des Merveilles, des secrets qui pourraient peut-être tout changer...

Du côté de la forme...


La première fois que j'ai vu le Alice au pays des merveilles de Burton, je n'ai été que moyennement convaincue. Lorsque j'ai revu ce film je l'ai juste adoré. J'étais donc très curieuse de découvrir cette suite que je n'ai jamais pris le temps de lire.

Comme tout film des studios Disney qui se respecte, Alice... fait basculer le spectateur dans un univers merveilleux dans lequel il est totalement immergé. Mêlé à l'univers de Tim Burton, le résultat ne peut être qu'envoûtant et magistral. D'autant que les producteurs ont ici fait le choix d'adapter une oeuvre peut-être moins connue et qui pourrait bien grâce à ce film revenir au goût du jour.

Comment parler de ce film sans parler des effets spéciaux ? De bout en bout, ceux-ci sont exceptionnels, servis par des acteurs brillants et un maquillage étonnant. La 3D doit être sublime, l'humour dédramatise des passages lourds et Johny Depp est Johny Depp dans le rôle d'un chapelier comme on ne l'a jamais vu et qui attise les larmes du spectateur.

Comme toujours, c'est la morale à retenir de ce film et l'émotion qu'il offre qui font sa richesse avec une pensée féministe haute en couleurs, une réflexion exceptionnelle sur l'amitié et une psychologie des personnages surprenante mais très émouvante. Des personnages sans réelle psychologie auxquels Burton en  offre une. Nous pourrons tout particulièrement penser dans ce cas au personnage de la reine rouge et de sa relation à sa soeur.

En conclusion...


Voici un film qui était très attendu et aura su être à la hauteur bien que peut-être un peu en deçà du premier volet. Avec des effets spéciaux exceptionnels, un jeu d'acteur superbe et une profondeur très émouvante, ce film est un nouveau chef d'oeuvre d'une collaboration entre Tim Burton et les studios Disney, une collaboration qui fonctionne toujours.
Après un tel film, il serait bon que le texte de Lewis Caroll recommence à être lu.

vendredi 2 septembre 2016

Le livre de la jungle - film de Jon Favreau

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Infos sur le film

date de sortie : 13-04-2016
réalisateur : Jon Favreau
durée : 1h46
à noter : à partir de 8 ans

Synopsis


Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.

Pourquoi ce film ?

Vous le savez, Disney et moi c'est une grande histoire d'amour. Du coup, j'avais très envie de voir ce film même si je le redoutais un peu aussi. Trop de dessins animés mis en films en ce moment...

De quoi est-il question ?


Mowgli est un enfant d'une dizaine d'années qui a été recueilli il y a bien des années par la panthère Bagheera et confié au clan des loup. Il a notamment été aimé par la louve Rashka et coule désormais des jours heureux auprès de son clan et auprès des louveteaux au rythme des saisons. Mais aujourd'hui, durant la très de l'eau, un moment où les animaux vont à la rivière et où aucun ne chasse les autres, le tigre Shere Khan menace.

Le tigre, en effet, porte la cicatrice de l'homme et de ses armes. Semant la terreur dans la jungle, il n'aura aujourd'hui de repos que lorsqu'il aura tué le petit d'homme qu'il déteste autant qu'il redoute. Et si le clan des loups refuse de le lui remettre, il tuera tous ceux qui se mettront en travers de son chemin et tenteront de sauver l'enfant. Pour sauver sa famille, Mowgli décide donc de partir.

Aidé par celui qui l'a sauvé il y a tant d'années, Mowgli va partir dans la jungle, en route pour le village des hommes. Mais le chemin jusqu'à la sécurité sera long et semé d'embûches entre un tigre en proie à la fureur, un serpent hypnotique, un ours sympathique mais trop gourmand et un roi des singes avide de ressembler aux hommes et que ne rêve que d'une chose : le feu.

Du côté de la forme...


Depuis quelques années, les studios Disney ont pris le parti de renouer avec leurs grands classiques pour en faire des films. Nous avons eu Maléfique, Cendrillon... et maintenant Le livre de la jungle. On ne peut donc s'empêcher d'envisager un souci commercial dans ces films qui, pourtant, nous émerveillent. C'est une fois de plus le cas avec ce film-ci.

La première chose à noter avec ce film, c'est sa prouesse technique et esthétique ou, finalement, nous avons un seul vrai acteur : Mowgli. Tous les autres personnages, bien que d'un réalisme extraordinaire, sont des images de synthèse et on ne peut s'empêcher de réfléchir à comment a pu avoir lieu le tournage ou la production elle-même.

Quand on visionne ce film, on pense forcément au dessin animé et on compare. On ne devrait pas mais on le fait et il est certain que le film est beaucoup plus sombre, beaucoup plus violent que le dessin animé ce qui le rendre plus effrayant pour les enfants. Nous penserons notamment au serpent et même aux singes qui sont loin des personnages que nous connaissons.

Au fil de l'histoire, nous retrouverons les scènes que nous connaissons et aimons tant ainsi que quelques chansons telles que celle de l'ours Baloo ou celle du Roi Louis, avec quelques adaptations musicales qui rendent très bien. Par ailleurs, certains personnages gagnent en profondeur tels que les loups qui apparaissent beaucoup plus comme étant la famille de Mowgli.

En parlant des personnages, ils sont plus modernes et gagnent certes en profondeur pour certains mais perdent un peu de leur subtilité pour d'autres. Si les loups sont plus touchants, les éléphants changent totalement de rôle (ce qui n'est pas pour gâcher le film ceci dit) et le tigre gagne en cruauté et en malveillance (ce qui nous empêche d'avoir un peu de compassion pour lui. Mais, surtout, je ne me remets pas du fait que le serpent ait.... une voix de femme ! Plus hypnotique, certes, mais non !

En conclusion...


Voici un film qui revisite un grand classique et avec brio. Nous y retrouvons les grandes lignes du dessin aminé que nous aimons tant mais dans une modernité esthétique, une profondeur des personnages et une noirceur qui manquaient peut-être à la première version Disney. De fait, ce film est loin d'être pour les très jeunes enfants mais est une merveille du genre.
Il sera intéressant de lire à l'occasion le roman de Kipling pour comprendre toute la subtilité de cette histoire.

vendredi 19 février 2016

Chair de poule - film de Rob Letterman

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Infos sur le film

date de sortie : 10-02-2016
durée : 1h44
réalisateur : Rob Letterman
à savoir : Aventure, Comédie, Epouvante-horreur

Synopsis

Zach Cooper vient d’emménager dans une petite ville, et il a bien du mal à se faire à sa nouvelle vie... jusqu’à ce qu’il rencontre sa très jolie voisine, Hannah, et se fasse un nouveau pote, Champ. Zach découvre rapidement que la famille d’Hannah est spéciale : l’énigmatique père de la jeune fille n’est autre que R.L. Stine, le célébrissime auteur des bestsellers horrifiques Chair de poule. Plus bizarre encore, les monstres que l’écrivain met en scène dans ses romans existent bel et bien. Stine les garde prisonniers à l’intérieur de ses manuscrits. Mais lorsque les créatures se retrouvent libérées par erreur, Zach, Hannah, Champ et Stine sont les seuls à pouvoir sauver la ville…

Pourquoi ce film ?

Les  romans Chair de poule ont littéralement bercé mon enfance. C'est donc sans hésiter très longtemps que j'ai décidé d'aller voir ce film issu de la série de romans du même nom.

De quoi est-il question ?


Zach vient d'emménager dans une petite ville avec sa mère, nouveau proviseur du lycée de la dite ville, et cela ne lui plait pas vraiment. Mais sitôt arrivé, Zach fait la connaissance d'Hannah, sa voisine dont le père apparaît très vite au jeune homme comme un homme peu engageant. Puis, au lycée, le jeune homme rencontre Champ, un garçon un peu spécial peu apprécié par ses camarades.

Un soir, alors que doit avoir lieu le bal du lycée, Zach pénètre chez son voisin, certain que celui-ci vient d'agresser sa fille. Rejoint par Champ, les deux jeunes gens vont découvrir une étrange bibliothèque où les manuscrits portent les noms des célébrissimes romans du grand R.L. Stine. Un faux mouvement et voilà l'abominable homme des neiges libéré au milieu du salon.

Afin de sauver la ville des horribles monstres créés par le célèbre romancier, Zach, Champ, Hannah et son père, qui n'est autre que R.L Stine lui-même, ne vont avoir d'autre choix que de faire équipe et que de combattre un loup-garou, un pantin maléfique ou encore une mante religieuse géante...

Du côté de la forme...


Vous dire que les romans Chair de poule ont bercé mon enfance serait un euphémisme.  Si je n'ai pas lu tous les tomes, j'en ai lu pas mal et ce plusieurs fois. Il m'arrive d'ailleurs de temps à autres d'en relire, juste pour me souvenir de ces moments de bonheur qu'on pu me procurer ces livres. (n'hésitez d'ailleurs pas à me dire en commentaire si vous souhaiteriez voir sur le blog des chroniques de certains de ces romans).

Le premier point fort de ce film, c'est la référence à tous les romans sans exception : un jeune garçon qui arrive dans une nouvelle ville et va être confronté à un mystère. C'est ainsi que débutent tous les romans de R.L Stine, c'est ainsi que commence ce film et c'est ce qui fait tout le charme de ce type d'histoires. D'autant que, très vite, on s'attache à Zach et à ses nouveaux amis.

Ce que j'ai également adoré dans ce film, c'est la manière dont la sauce monte en nous prenant de plus en plus au sein de cette histoire et quand le premier monstre surgit, on ne peut s'empêcher de sursauter. Mais ce qui est surtout efficace dans ce film, ce sont les références aux romans de la série. Car les monstres ne surgissent pas de nulle part, il s'agit bien des monstres créés par R.L Stine.

A certains égards, ce film n'a pas été sans me rappeler Jumanji avec des effets spéciaux bien meilleurs (ce qui paraît évident) et un jeu d'acteurs absolument exceptionnel. Mention spéciale pour Jack Black qui sait minute après minute nous intriguer, nous émouvoir et nous faire rire. Car ce film est aussi et peut-être avant tout une véritable comédie qui a su me faire rire à plusieurs reprises.

En conclusion...

A l'image des romans du même nom, ce film ne fait pas peur à proprement parler mais offre une ambiance dans laquelle on plonge sans hésiter. Les références aux romans sont nombreuses ce qui me pousse à dire que les fans de la série ne pourront qu'apprécier le film d'autant que ce film n'est pas sans nous faire rire aussi parfois grâce à des personnages très touchants.
Il ne fait aucun doute que je me procurerai ce film en DVD pour le revoir et que je ne vais pas tarder à me replonger dans les romans Chair de poule. Un coup de coeur.

mercredi 24 juin 2015

Vice Versa - film de Pete Docter



Infos sur le film

date de sortie : 17-06-2015
durée : 1h34
réalisation : Pete Docter
à savoir : à partir de 3 ans

Synopsis


Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité,  Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligés de prendre le relais. Joie et Tristesse vont devoir s’aventurer dans des endroits très inhabituels comme la Mémoire à long terme, le Pays de l’Imagination, la Pensée Abstraite, ou la Production des Rêves, pour tenter de retrouver le chemin du Quartier Général afin que Riley puisse passer ce cap et avancer dans la vie…

Pourquoi ce film ?


Après avoir vu la bande-annonce et avoir vu qu'il s'agissait du nouveau  film signé Disney-Pixar, il me fallait absolument aller voir ce film. Dès que j'en ai eu l'occasion, je me suis donc rendue dans mon cinéma pour m'offrir une petite séance et je suis juste ravie.

De quoi est-il question ?


Riley est une fillette de 11 ans qui a tout pour être heureuse : des parents qui l'aiment, des amis fabuleux, une passion pour le hockey qui lui prend la plupart de son temps, une maison qu'elle adore. Pas une ombre au tableau. Il faut dire qu'au Quartier Général, là où cohabitent les 5 émotions, Joie s'emploie à ce que la vie de la fillette soit parfaite en tous points.

Pendant ce temps, Peur, Colère, Dégoût et Tristesse n'ont guère leur mot à dire face à cette Joie omniprésente. Mais voilà qu'un jour Riley est contrainte de quitter le Minnesota pour aller vivre à San Francisco où son père a dû venir pour travailler. Les 5 émotions sont donc là pour guider Riley durant cette période mais elles ont bien du mal à s'entendre et des disputes éclatent régulièrement.

C'est justement durant l'une de ces disputent que Joie et Tristesse sont embarquées au fin fond du cerveau de Riley : au sein de la mémoire à long terme dans des rayonnages de milliers et de milliers de souvenirs. En cherchant à retrouver leur chemin, Joie et Tristesse font faire la connaissance de personnages hauts en couleurs comme l'ami imaginaire de Riley, les nettoyeurs ou encore les réalisateurs de rêves...

De leur côté, Peur, Colère et Dégoûts tentent de garder Riley à flot mais sans joie et sans tristesse, la jeune adolescente va devenir une véritable bombe à retardement. Seul le retour de Joie et de Tristesse pourront sauver Riley et faire comprendre aux émotions que toutes ont leur utilité pour faire la personnalité de la jeune adolescente.

Du côté de la forme...


Si vous me connaissez un peu, vous savez que Disney et moi c'est une grande histoire d'amour. C'est donc sans hésiter que je me suis rendue au cinéma pour voir ce nouveau film qui me faisait super envie et qui n'était pas sans me faire penser à un dessin animé qui a bercé mon enfance : Il était une fois la vie.

Ce que j'ai tout particulièrement aimé avec ce film, c'est justement cet aspect "vue de l'intérieur" avec, pour personnages principaux, les émotions qui nous caractérisent mais aussi les répercutions sur Riley qui, ici, apparaît presque comme un personnage secondaire. J'ai beaucoup aimé la répartition des rôles de ces émotions et à quel point tout peut partir en vrille lorsque certaines de ces émotions manquent à l'appel.

Le caractère un peu manichéen du film m'a un peu surprise au début et puis j'ai compris qu'il s'agissait bien là de la manière dont fonctionnent les émotions chez les enfants avec, notamment, cette volonté de ne vivre que des moments heureux et de refuser tout le reste, comme si la tristesse, la colère, le dégoût ou la peur ne faisaient pas partie de la vraie vie.

Ce film a un vrai côté aventure avec le voyage de Joie et Tristesse à travers les mondes du cerveau pour rejoindre le Quartier Général ce qui apporte un vrai suspens (même si on se doute bien que tout finira bien), une aventure qui va permettre une vraie promenade à travers le cerveau ce qui pourra permettre aux enfants d'apprendre certaines activités de celui-ci avec des termes parfois un peu compliqués mais qui ont le mérite d'être de mêler le "vrai" et l'imaginaire.

Du côté de l'animation par elle-même, je dois dire que je suis un peu déçue. Les dessins ne valent décidément pas les dessins d'avant le numérique et je n'ai pas retrouvé ce côté "réalisme" des dessins qui faisaient parfois penser qu'il s'agissait d'un film. Ceci dit, il s'agit là d'un dessin animé très coloré qui nous embarque sans mal dans ce monde qu'est le cerveau et je rajouterai que mon personnage préféré est Colère qui m'a fait hurler de rire.

En conclusion...


Voici un dessin animé avec lequel j'ai une nouvelle fois passé un superbe moment plein d'émotions (c'est le cas de le dire) entre larmes et rires. Comme dans les meilleurs Disney, une double entrée est notable avec, d'un côté, le plaisir offert aux enfants et, de l'autre, ce que comprendront les plus grands.
En somme, j'ai vraiment adoré ce dessin animé et je ne manquerai pas de me l'offrir en DVD lorsqu'il paraîtra. 
Un film à voir et qui rend vraiment bien sur grand écran !

lundi 6 avril 2015

Cendrillon - film de Kenneth Branagh



Infos sur le film

date de sortie : 25-03-2015
durée : 1h 44mn
réalisateur : Kenneth Branagh
à savoir : à partir de 6 ans

Synopsis


Le père d’Ella, un marchand, s’est remarié après la mort tragique de la mère de la jeune fille. Pour l’amour de son père, Ella accueille à bras ouverts sa nouvelle belle-mère et les filles de celle-ci, Anastasie et Javotte. Mais lorsque le père d’Ella meurt à son tour, la jeune fille se retrouve à la merci de sa nouvelle famille, jalouse et cruelle. Les trois méchantes femmes font d’elle leur servante, et la surnomment avec mépris Cendrillon parce qu’elle est toujours couverte de cendres. Pourtant, malgré la cruauté dont elle est victime, Ella est déterminée à respecter la promesse faite à sa mère avant de mourir : elle sera courageuse et bonne. Elle ne se laissera aller ni au désespoir, ni au mépris envers ceux qui la maltraitent. Un jour, Ella rencontre un beau jeune homme dans la forêt. Ignorant qu’il s’agit d’un prince, elle le croit employé au palais. Ella a le sentiment d’avoir trouvé l’âme soeur. Une lueur d’espoir brûle dans son coeur, car toutes les jeunes filles du pays ont été invitées à assister à un bal au palais. Espérant y rencontrer à nouveau le charmant Kit, Ella attend avec impatience de se rendre à la fête. Hélas, sa belle-mère lui défend d’y assister et réduit sa robe en pièces… Pendant ce temps, le Grand Duc complote avec la méchante belle-mère pour empêcher le Prince de retrouver celle qu’il aime... Heureusement, comme dans tout bon conte de fées, la chance finira par sourire à Ella : une vieille mendiante fait son apparition, et à l’aide d’une citrouille et de quelques souris, elle va changer le destin de la jeune fille…

Pourquoi ce film ?

Un nouveau Disney avec une nouvelle version de Cendrillon ? Un casting incroyable ? Ai-je vraiment besoin de vous dire pourquoi ce film me faisait super envie ?

De quoi est-il question ?

Ella est une petite fille heureuse et vit dans une charmante maison avec ses parents qu'elle aime plus que tout et qui lui apprennent tout ce qu'il y a d'important dans la vie. Mais voilà qu'un jour, la mère d'Ella tombe malade et meurt non sans avoir transmis à sa fille la dernière et la plus importante des leçons : la nécessité de toujours être courageuse et bienveillante.

Le père d'Ella, une fois le deuil passé, rencontre une nouvelle femme, veuve elle aussi et l'épouse pour, d'une part, retrouver le bonheur et, d'autre part, apporter une nouvelle famille à son enfant adorée, lui-même étant marchant et trop souvent absent, culpabilisant donc de laisser sa fille seule. Malheureusement, le pauvre homme ignore ce qu'il se passe véritablement en sa demeure et voilà qu'un jour lui aussi tombe malade avant de mourir alors qu'il est parti.

Très vite, la jeune Ella qui était déjà traitée très durement par sa belle-famille, va devenir la seule et unique domestique de la maison, devant obéir aux moindres désirs de sa belle-mère et de ses deux demi-soeurs, plus stupide l'une que l'autre. Ella va alors être surnommée Cendrillon, en référence aux cendres de la cheminée qui lui couvrent le visage. 

Pourtant, au palais, un bal se prépare et, alors qu'une rencontre impromptue s'est produite, la vie de Cendrillon pourrait bien connaître un tournant qui lui apporte enfin la récompense de toute sa gentillesse et de toute sa modestie...

Du côté de la forme...

Cendrillon est sans doute l'une des histoires qui a connu le plus de réécritures et, pourtant, à chaque réécriture, c'est avec le même plaisir que l'on redécouvre cette histoire qui allie la leçon de vie à la magie qui nous fait rêver. Et ce film ne fait pas exception à la règle !

Ce qui m'a tout d'abord touchée avec ce film, c'est le fait que l'enfance de Cendrillon avant la mort de ses parents soit mise en avant. D'ailleurs, j'ai aussi aimé le fait que "Cendrillon" ait un vrai prénom, Ella, ce qui permet aussi de voir cette enfant comme un "vrai" personnage et pas seulement comme la figure "mythique" que l'on connait. Du coup, l'histoire trouve ici une toute autre dimension.

Dans ce film, j'ai aimé le parti pris du réalisateur à reprendre le "vrai" texte et à remettre des éléments de l'histoire d'origine tel que le fait que le père soit marchand ou que la marâtre soit veuve, bref un tas de petits détails en apparence insignifiants mais qui montrent que le réalisateur connait le texte, ce qui est très intéressant et très agréable.

Et puis, dans ce film, il y a bien sûr toute la magie de l'ensemble, au sens propre comme au sens figuré, qui fait frissonner et qui fait que l'on se retrouve embarqué dans le film, la bouche et les yeux grands ouverts, fascinés comme des gosses qui s'émerveillent pour la première fois. Moquez-vous si vous le souhaitez mais c'est exactement cela qui m'est arrivé durant le visionnage de ce film.

Enfin, la grandeur de ce film vient de son casting avec, notamment, Cate Blanchett dans le rôle de la marâtre, un rôle qu'elle interprète à merveille et ce n'est pas peu dire ! Ce personnage on y croit et c'est d'ailleurs aussi le cas d'Anastasie et Javotte qui sont poussées à l'excès et qui nous font rire en étant si improbables. Lily James est en outre une très jolie et très élégante Cendrillon qui fait rêver et fera rêver nombre de petites filles qui iront voir le film.

En conclusion...

Voici un film qui réinvente Cendrillon en mêlant avec brio la tradition de cette histoire et une certaine modernité dans les costumes et autres éléments cinématographiques avec un plus notable pour les effets spéciaux utilisés pour tout le caractère magique au sens propre de l'ensemble.
Une fois de plus, ce film est un Grand Disney dont on parlera encore longtemps et devant lequel petits et grands sauront s'émerveiller, rire, pleurer.

Spoiler

Petit détail qui est du pur spoiler mais que j'ai littéralement adoré dans ce film, c'est l'aveu de la marâtre qui va raconter à Cendrillon sa propre histoire, avouer la stupidité de ses filles et avouer sa propre cruauté et les raisons de celle-ci. Pour ce seul passage, j'aurais souhaité une autre fin pour ce personnage que j'ai, à ce moment-là du film, trouvé très touchant.

lundi 16 février 2015

La nuit au musée, le secret des pharaons



Infos sur le film

date de sortie : 4-02-2015
durée : 1h37
à savoir : le 3ème film de la saga

Synopsis


Ben Stiller réendosse le rôle de Larry, le gardien de musée le plus survolté, dans le dernier volet de la saga La Nuit au Musée. Il quitte New York pour Londres où il va vivre sa plus grande aventure. Accompagné de ses amis le Président Roosevelt, Attila, le Romain Octavius, Jedediah et le pharaon Ahkmenrah, ainsi que de nouveaux personnages délirants, il va tenter de sauver la magie avant qu’elle ne disparaisse à tout jamais.

Pourquoi ce film ?

Voulant profiter du film et ayant adoré les deux premiers opus, c'est tout naturellement que j'ai eu envie de découvrir le troisième volet de cette saga hors du commun.

De quoi est-il question ?

A la fin du second opus de la saga, Larry décide d'offrir aux habitants du musée de New-York une rencontre avec les visiteurs. Il décide donc d'ouvrir le musée en nocturne où les gens peuvent découvrir des "effets spéciaux" sans précédant, et pour cause. Le début de ce film est donc l'une de ces nocturnes avec une soirée spéciale prévue par Larry et ses amis.

Mais alors que la fête bat son plein, que tout se passe bien et que les visiteurs s'émerveillent, voilà que tout bascule : le président Roosevelt sort le fusil, le T-Rex attaque les spectateurs, les Huns et les hommes préhistoriques retrouvent leur instinct premier. Les spectateurs prennent la fuite, Larry réuni tout le monde pour comprendre ce qui a pu se passer.

Il se révèle bientôt que la plaque égyptienne à l'origine de la vie de ses habitants "débloque". Or, le seul qui connaisse le secret de la plaque n'est autre que le père d'Ahkmenrah. Mais si le fils est bel et bien à New-York, le père est à Londres. Voici donc Larry en route pour la capitale anglaise en compagnie d'Ahkmenrah, du président Roosevelt et de tous ses autres compagnons habituels. Le but ? Sauver la magie avant la fin de la nuit, avant qu'elle ne s'éteigne à jamais...

Du côté de la forme...

Voici un film que j'avais très envie de voir car, comme je le disais, j'avais déjà adoré les deux premiers opus et j'avais donc hâte de voir ce que ce nouveau film pouvait bien nous réserver. Autant dire que je n'ai pas été déçue et que, même, ce film pourrait bien être mon favori des trois.

Tout d'abord, avec ce film, il est agréable de retrouver les personnages dont nous avions l'habitude mêlés à de tout nouveaux personnages tel que les pharaons égyptiens, bien sûr, mais aussi un tricératops peu sympathique ou encore... Lancelot ! 
Du coup, nous plongeons dans cette aventure sans aucun mal et je me suis laissée embarquée avec beaucoup de plaisir dans ce film qui est à la fois, certes, une suite mais aussi un film a part entière qui peut très bien se voir sans avoir vu les autres (même si le fait d'avoir vu les autres apporte quelque chose de plus).

Au cours de ce film, vous vous en doutez, j'ai beaucoup ri car ce film est un film drôle par excellence avec des situations cocasses et des dialogues irrésistibles sans parler des personnages uniques en leur genre joué par des acteurs qui nous font rire sans même rien dire. Ici, je pense tout particulièrement aux deux personnages "miniatures" qui sont des personnages très attachants et très très drôles. Rien que pour cela, cet aspect comique, ce film vaut le coup d'être vu. 

Mais ce film, c'est aussi beaucoup plus que ça car au cours de ce film, sans vous le dévoiler, je me suis également transformée à plusieurs reprises en fontaine au beau milieu du cinéma et à la sortie j'avais encore les joues trempées. Et puis, il y a cette scène au tout début du film, cette scène des constellations, qui est juste magnifique en tous points et qui m'a fait frissonner tant elle était belle. 
Les effets spéciaux du film sont épatants et on se laisse entraîner d'un bout à l'autre du film sans voir les minutes passer. Du coup, la fin arrive beaucoup trop vite et en ressortant de ce film on se sent juste bien même si l'émotion est encore très présente. Une émotion que je ressens encore alors que je vous écris ma chronique.

Je ne parlerai bien sûr pas du jeu des acteurs qui est juste parfait. Je dirai simplement que je suis toujours autant fan du jeu de Ben Stiller qui sait me faire rire et m'émouvoir en même temps. Mais, ce qui m'a émue avec les acteurs, c'est aussi le fait de voir Robin Williams dans son tout dernier film. Le fait de me dire qu'on ne le verra plus jamais dans des films inédits m'a beaucoup émue, bien plus que lorsque j'ai appris le décès de cet acteur finalement. Et puis, j'ai eu la surprise de reconnaître Dick Van Dike (j'avais complètement oublié qu'il jouait dans ce film), un acteur que j'apprécie énormément et qui sait, lui aussi, me faire rire et pleurer en même temps. Même si son rôle est minime, je suis juste ravie d'avoir pu le revoir.

En conclusion...

Voici un troisième, et ultime, épisode de la saga qui vaut vraiment le déplacement. Peut-être même est-ce là le meilleur opus des trois en ce qu'il nous fait passer par toutes sortes d'émotions dues à plusieurs choses telles que les effets, les dialogues, les situation ou encore le contexte cinématographique.
Il est bien évident que je vous conseille très vivement d'aller voir ce film qui permet de passer un très bon moment tout en nous faisant pleurer et je n'hésiterai pas à le regarder de nouveau si j'en ai l'occasion.

jeudi 21 août 2014

Nos étoiles contraires - film de Josh Boone

Risque de spoiler !



Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d'un groupe de soutien pour les malades du cancer.

Date de sortie : 20 août 2014

Pourquoi ce film ?

D'habitude, je ne suis pas du tout du genre à me précipiter dans mon cinéma lors de la sortie d'un film et encore moins le jour de sa sortie. Pourtant, cette fois, il me fallait voir ce film et ce le plus vite possible et je n'aurai pas à le regretter.

Adaptation d'un livre

Inutile, je crois, de vous proposer un résumé de plus de Nos étoiles contraires. Tout le monde l'a lu ou, pour le moins, sait de quoi il retourne.
Ayant beaucoup aimé le roman, l'idée d'un film m'emplissait à la fois d'impatience et de crainte : j'avais hâte d'éprouver l'émotion de ce livre grâce au cinéma mais en même temps, le livre est tellement fort que je craignais vraiment une mauvaise adaptation comme cela peut advenir.
Alors ? Verdict ?

J'ai adoré ce film ! Dès le début j'étais dedans avec la magie du grand écran en plus et avec la sensation, minute après minute, de retrouver l'émotion et la force du roman.
La rencontre entre Gus et Hazel, par exemple, je la visualisais vraiment comme cela sans parler de leur rapprochement progressif qui m'a prise aux tripes.
Avec ce film, j'ai ri et j'ai pleuré. Il était émouvant "d'entendre" les émotions de la salle et de vivre cette histoire avec les personnages, peut-être plus encore qu'avec le livre.
Et puis, comme cela a déjà été dit, j'ai trouvé très forte l'idée de retranscrire les phrases exactes du livre dans le film.

J'ai adoré le jeu des acteur. Shailene Woodley, qui interprète Hazel, m'a vraiment émue et j'ai particulièrement apprécié Ansel Elgort, Gus, qui parvient à faire rire toute une salle avec de simples mimiques comme les plus grands acteurs.

Une de mes grandes attentes du film concernait Peter Van Houten, un personnage que j'avais littéralement adoré et qui, sans doute, reste mon personnage favori dans cette histoire. Ce personnage est si complexe que j'en attendais beaucoup pour le film.
Lorsque j'ai vu que ce serait Willem Dafoe, le bouffon vert dans Spiderman, qui jouerait ce rôle, je me suis dit que le choix était vraiment excellant pour cet acteur qui a déjà fait ses preuves pour interpréter des personnages qui, à l'image de Phèdre, inspirent à la fois l'horreur et la pitié.
Au final, je suis pas mal satisfaite du résultat même si, peut-être, la dualité de ce personnage aurait pu être légèrement plus prononcée.

La fin du film m'a bien entendu fait pleurer comme une fontaine et lorsque je suis ressortie de la salle, il m'a fallu un petit moment avant de retrouver la vie réelle et de quitter définitivement les personnages de ce roman.

Un film

Je ne suis pas une spécialiste de cinéma mais je sais que j'ai aimé ce film qui a parfaitement su me faire ressentir les émotions des personnages mais pas que...
Si j'ai aimé ce film, c'est aussi pour des détails. Des détails auxquels je ne m'attendais pas mais qui ont fait de ce film, à mes yeux, une pépite. Je donnerai deux exemples.
D'une part, j'ai adoré les plans à Amsterdam. J'ignore si le film y a réellement été tourné mais en tout cas, j'ai été emportée dans cette ambiance magique du lieu et tout particulièrement lorsque Hazel et Gus découvrent la ville. 
D'autre part, la découverte par le film de la maison d'Anne Franck a été pour moi un grand moment d'émotion absolument bouleversant.
Ce sont certes là des détails mais des détails qui a mon avis donnent aussi un sens profond au film.

En conclusion

Une très bonne adaptation cinématographique pour un roman que j'avais adoré. Un film où l'on passe du rire aux larmes en une fraction de seconde et dont on ne ressort pas indemne.
Le film sera à l'affiche un certain et, si vous n'y êtes déjà pas tous allés, je vous engage vivement à vous rendre en salle dès que vous le pourrez.