mercredi 18 juillet 2018

Les grillons du fournil - Josette Boudou



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 17-05-2018
pages : 496
prix : 13,50€

Résumé éditeur


En se mariant avec Antonin, Antonia épouse aussi une vocation : boulangère. Femme de coeur et de tempérament, elle apprend vite son nouveau et dur métier, accompagnée la nuit par le chant inattendu des grillons, ce chant qui rythme le quotidien du fournil et fait écho à la vie simple et heureuse du jeune couple. Mais la Grande Guerre vient bouleverser ce fragile équilibre... Si elle pensait souvent à sa famille, jamais ne lui venait aucun regret, aucune amertume de sa condition, pourtant dure et laborieuse, de femme de boulanger.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman d'une auteure que je n'avais pas lu depuis longtemps, réédité dans une version magnifique

De quoi est-il question ?


Au début du 20ème siècle, Antonia fait un mariage d'amour avec Antonin, un boulanger réputé. Bien qu'elle n'y connaisse rien à la boulange, la jeune femme apprend très vite à manier la farine, à vendre le pain et à entendre le chant des grillons, le matin, sortant du fournil. Une vie de labeur mais dans laquelle Antonia est heureuse et donne avec joie naissance à ses enfants.

Au fournil, Antonia est au coeur du village et voit circuler autour d'elle autant la famille de son époux que les habitants qui, jour après jour, viennent quérir son pain. Et même si la vie n'est pas toujours facile, chacun mène son chemin avec fierté et courage. Mais la première guerre mondiale est proche et le monde est sur le point de basculer.

Son mari éloigné d'elle, Antonia reprend en main l'affaire familiale et tente envers et contre tout de préserver une vie décente pour ses enfants. Pourtant, bientôt, les vivres viennent à manquer, l'argent aussi, les nouvelles revenant du front sont de plus en plus funestes. Antonia devra alors faire preuve de courage pour encore espérer un avenir meilleur...

Du côté de la forme...


Cela faisait un bon moment que je n'avais pas lu de roman de Josette Boudou et si j'ai craqué pour celui-ci c'est bien avant tout pour sa couverture. L'occasion, enfin, de vous reparler de cette auteure était un plus non négligeable.

Avec cette auteure, autant le dire, nous sommes dans du terroir en bonne et due forme : découverte d'un métier historique, première guerre mondiale dans le viseur, femme que le cadre historique va faire évoluer. Et il est vrai que, lorsque l'on aime le genre, il est toujours agréable de retrouver ce genre d'univers. Et ici, j'ai aimé découvrir le fournil tel qu'il était à l'époque.

Car c'est là ce qui fait le charme du terroir comme je l'aime, la découverte d'une ambiance que l'on imagine mais que l'on ne connait plus. Et ici, j'ai eu un immense plaisir à retrouver l'âme du métier de boulanger, j'ai respiré la farine, ai entendu les grillons et ai ressenti la chaleur du four. J'ai aussi beaucoup appris sur ce métier qui, plus qu'un métier, était en vérité un mode de vie.

Antonia est une jeune femme qui m'a beaucoup touchée. Très ancrée dans son époque, elle aime sa famille et surtout ses enfants, est prête à tout pour eux et sera prête plus tard à faire entendre ses idées lorsqu'elle sera face à l'injustice et aux rancoeurs. Une image de femme comme on les aime dans ce type d'histoires, une histoire de vie à travers les grands damnes de l'histoire.

Il est vrai que, pour ce qui est de l'histoire et de l'intrigue, nous retrouvons les thématiques communes et une évolution du roman sans grande surprise. Mais il est toujours agréable de suivre une famille telle que celle d'Antonia et ici le florilège de personnages donne le sentiment de faire soi-même partie de ce village et de la vie de cette femme courage.

Je n'avais que peu de souvenirs de l'écriture de Josette Boudou mais pour être honnête je ne me rappelais pas cette écriture si précise tant pour ce qui est du cadre que pour ce qui est de l'émotion. Car c'est bien ce genre d'écriture que j'ai redécouvert ici avec beaucoup de tendresse. Car l'auteure a la passion de ce qu'elle nous raconte et nous transmet simplement son amour pour ses personnages.

En conclusion...


Voici un roman qui me tentait énormément et que je suis juste ravie d'avoir pu lire avec toute la passion originelle que j'ai pour les romans du genre. Voici un roman qui a su me toucher et dans lequel je me suis plongée à corps perdu. Voici un roman classique mais qui fait du bien et que je conseillerais bien à tous ceux qui souhaiteraient découvrir le genre.
J'espère bien ne plus rester aussi longtemps sans vous parler d'un roman de l'auteure.

mardi 17 juillet 2018

Tortues à l'infini - John Green

Tortues à l’infini par [Green, John]

Infos sur le livre

éditions : Gallimard
date de publication : 10-10-2017
pages : 352
prix : 21€

Résumé éditeur


Aza Holmes, 16 ans, a tout pour être aimée et avoir un bel avenir, mais elle a grandi avec une pathologie psychique. Qui est-elle, où est-elle, lorsque la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles s'empare d'elle ? Vous aimerez Aza, qui raconte sa propre histoire, vous aimerez sa meilleure amie Daisy la tornade, et son peut-être amoureux Davis, fils d'un milliardaire mystérieusement disparu. Un trio improbable qui va mener l'enquête, et trouver en chemin d'autres mystères et d'autres vérités...

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Gallimard grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'un auteur qui a fait beaucoup de bruit et dont le nouvel opus était plutôt tentant.

De quoi est-il question ?


Aza est une jeune fille qui, en apparence, aurait tout pour être heureuse. A 16 ans, elle a une meilleure amie avec qui elle partage tout et une mère avec laquelle elle n'est pas si souvent en conflit. Mais Aza est aussi une jeune perturbée qui estime que tout corps étranger à son propre corps et qu'elle pourrait ingérer pourrait la conduire à sa mort.

Et puis un jour, le père de Davis, un garçon qu'Aza a rencontré quelques années plus tôt, disparaît. Une forte récompense est promise. Pour Daisy, l'amie d'Aza, et cette dernière, voilà enfin un bon moyen de gagner de l'argent. Un argent qui pourrait bien leur rendre service pour payer leurs futurs droit d'entrée à l'université dans un pays où les études supérieures sont loin d'être données.

Malgré ses doutes et ses peurs, Aza va donc se laisser entraîner dans l'aventure et découvrir avec Davis que l'on ne contrôle pas toujours ses sentiments. Mais comment imaginer le bonheur lorsque chaque contact semble être un danger mortel ? Lorsque chaque flot de pensées laisse imaginer qu'une inattention et le monde peut basculer.

Du côté de la forme...


J'ai, comme beaucoup, découvert John Green avec Nos étoiles contraires. Découvrir son nouvel opus était donc une chance même si c'est avec quelques appréhensions que je me suis plongée dans cette lecture. Il faut dire que beaucoup d'avis étaient plutôt mitigés et en effet...

Dès le début de ma lecture, et cela m'arrive plutôt rarement, j'ai senti que quelque chose ne "collait" pas. Je n'arrivais pas à entrer dans cette histoire, ni à m'attacher aux personnages et encore moins à me passionner pour l'intrigue. Pourtant, tout ce petit monde est plutôt bien construit et ça aurait pu marcher mais sans doute l'auteur en fait-il trop.

Surfant sur la vague de son succès avec des jeunes atteints de cancer, John Green reprend ici le thème de la maladie avec, cette fois, une maladie mentale. Pourtant, cette fois, la sauce n'a pas pris. Sans doute parce que malgré le fait que cette maladie doit être invivable, j'ai eu le sentiment d'une certaine complaisance dans son mal-être de la part d'Aza.

Parce que Aza est malade, certes, mais elle n'en fait aussi qu'à sa tête refusant même de prendre ses médicaments puisqu'ils sont corps étrangers qui pourraient la rendre malade. Un cercle vicieux mais duquel la jeune fille ne semble pas vouloir sortir. Et tout un roman où l'héroïne ne voit rien d'autre que sa petite personne, cela m'a très vite agacée.

L'auteur pourrait se rattraper par l'intrigue elle-même sauf que oui mais non. Car l'intrigue elle-même qui pourrait être le moteur du roman apparaît finalement comme un prétexte, un prétexte mal exploité parce que, au final, il ne se passe pas grand-chose. En fait, je dirais que je n'ai pas vraiment saisi l'intérêt de l'intrigue elle-même : la disparition du père.

Heureusement, j'ai eu le plaisir de retrouver dans ce roman le style de John Green et sans doute est-ce grâce à celui-ci que je n'ai pas abandonné ma lecture. Même si Aza m'a agacée, l'auteur a su me la rendre vivante et à me donner envie de poursuivre pour savoir comment tout cela allait se terminer. Dommage que l'idée n'est pas été mieux exploitée.

En conclusion...


J'étais avide de découvrir ce roman mais, manque de chance, ce n'est pas passé avec moi. Tout était prometteur pour cette histoire mais l'héroïne m'a trop tapé sur les nerfs et l'intrigue n'a pas été suffisamment bien exploitée. C'est dommage. Le point positif, c'est que l'auteur nous invite à découvrir une maladie terrible et pourtant inconnue.
J'ignore si je continuerai à lire les romans de cet auteur à l'avenir. A voir...

samedi 14 juillet 2018

Christine Souchon et Geneviève Deliperi à St Etienne (16-06-2018)

Salut à tous,

Ce samedi 16 juin, la Librairie de Paris à Saint-Etienne accueillait deux auteures publiées dans de petites maisons d'édition et c'est avec la plus grande joie que je m'y suis rendue afin de renouer avec mes premières motivations du blog : la découverte d'auteurs inconnus au bataillon qui mériteraient un peu plus de notoriété.



Parler ici d'auteurs peu ou pas connus est pour moi d'une importance capitale. L'important étant aussi pour moi, dans la mesure du possible, d'acheter leurs romans aux auteurs concernés. C'est ce que j'ai fait ce samedi en faisant l'acquisition de deux titres me tentant énormément :

 Les arcs-en-ciel de l'ombre
Christine Souchon


Le silence du maître
Geneviève Deliperi

Et comme il se doit pour le blog, voici les photos d'usage en souvenir de ces deux très belles rencontres où les auteurs m'ont parlé de leurs livres mais aussi de ce qu'elles aimaient en littérture, toujours quelque chose qui compte pour moi.

Christine Souchon

Geneviève Deliperi

Et voilà pour cette petite après-midi comme je les aime avec toutes mes félicitations pour la Librairie de Paris qui sait partager avec ses clients sa passion de la littérature.

André Buffard à Saint-Etienne (15-06-2018)

Salut à tous,

Ce vendredi était invité à la Librairie de Paris à Saint-Etienne pour la sortie de son tout premier roman Maître André Buffard, ténor du barreau de Saint-Etienne.

 

Ayant eu la chance de découvrir le dit roman en avant-première (voir ici) j'avais donc très envie d'aller échanger quelques mots avec son auteur.

L'expérience aidant, je pense être une personne plutôt à l'aise lorsqu'il s'agit de parler littérature et d'échanger avec des auteurs. Or, là, je dois bien dire que j'ai été plutôt impressionnée, très impressionnée même ! On le serait à moins...

Après avoir attendu pas mal de temps (et ce pour plein de raisons), je me suis finalement décidée à aller me faire dédicacer un exemplaire de ce nouveau roman (me faire dédicacer des ENC étant quelque chose que je me refuse de faire).


 Pour répondre à la question, oui, le pari est réussi.

Je n'ai pas eu le courage de demander à l'auteur une photo pour le présent article mais soyez sûr que je n'y manquerai pas la prochaine fois qu'il sera présent ici ou là pour une séance de dédicace.

Pour des raisons très personnelles cette rencontre m'a particulièrement touchée et m'a fait réfléchir, me donnant envie de vous engager, vous aussi, à aller découvrir ce roman bien différent de tout ce que l'on peut connaître. 


Une rencontre hors du commun pour la blogueuse et la femme que je suis et qui me restera longtemps en mémoire...


Pétronille Rostagnat à F. Loisirs St Etienne (16-06-2018)

Salut à tous,

Ce samedi était invitée au France Loisirs de Saint-Etienne une auteure que j'ai eu la chance de rencontrer pour la première fois il y a quelques mois, Pétronille Rostagnat.
Ayant été plutôt charmée par le premier roman de la dame, je n'ai pas hésité longtemps avant de me décider à acquérir celui-là et à aller rencontrer cette auteure prometteuse telle que j'aime en découvrir.

Samedi après-midi, vers 16h, direction donc la boutique où je retrouve mes coupines libraires, l'une des raisons qui fait que j'aime tant cette boutique France Loisirs. Et quelques instants après moi, Pétronille arrive.

Merci Cathy pour la photo !

Nous discutons un moment puis il est bien sûr l'heure du moment en or : la dédicace de la nouveauté de la dame que j'ai juste tellement envie de découvrir afin de vous en parler ici le plus vite possible. Tout ça arrosé d'une délicieuse eau fruitée Kusmi Tea (le graal des amateurs de thé)

 Hein qu'il est beau ?

Et ce genre de dédicace, ça me fait toujours tout chose...

Pétronille, ça me fait super plaisir de t'avoir revue et je pense savoir par quelle lecture je vais commencer tout bientôt mes vacances !

Merci encore les filles (Cathy, Nathalie, Geneviève) pour ce super moment passé ensemble et pour le coeur que vous mettez à la vie de France Loisirs !

Table ronde jeunesse à l'Usine

Salut à tous,

Ce samedi 16 juin au matin, j'ai eu la chance immense de pouvoir assister à une rencontre hors du commun, orchestrée par une librairie hors du commun et animé dans des conditions totalement exceptionnelles telles qu'il était unique d'en voir.

La librairie, c'est celle des Croquelinottes, une librairie indépendante jeunesse de Saint-Etienne à la fois totalement belle, attachante, mignonne et pleine de charme. Une librairie née et vivante grâce à ses trois libraires d'exception qui vivent la littérature jeunesse et qui sauront la faire aimer à quiconque franchira leur petit monde hors du temps.

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La rencontre, c'était l'invitation totalement dingue de trois pointure en matière de littérature de jeunesse, trois auteurs qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie, des auteurs qui gagnent à être relus, des auteurs qu'il convient de suivre ouvrage après ouvrage : Jean-Claude Mourlevat, Clémentine Beauvais et Thimotée de Fombelle.



Les circonstances, c'était une animation de la table avec des interviews, des jeux pour le public, des jeux pour les auteurs par les élèves de quatrième du Portail Rouge. Et là, je dis chapeau à tous ces ados qui ont vraiment géré ! Ils ont géré leur sujet, ils ont géré leur animation, ils ont géré leur rôle. Et avec brio il faut bien le dire ! Chapeau aussi aux enseignants qui ont permis tout ça !

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La rencontre s'est bien entendue terminée par une belle séance de dédicace où je me suis bien sûr fait plaisir. L'occasion était trop belle de pouvoir faire l'acquisition d'un livre de chacun d'eux avec une belle dédicace à l'issue. Et quand ces trois pointures te reconnaissent, c'est juste un bonheur et une fierté sans nom.

 Jean-Claude Mourlevat

 Clémentine Beauvais

 Thimotée de Fombelle

Cette matinée a eu pour tous un caractère exceptionnel qui, je crois, a fait beaucoup de bien à tous ceux qui étaient présents que ce soit les élèves qui ont pu voir le résultat de leur travail, que ce soit le public qui a passé un superbe moment ou que ce soit les auteurs qui ont vécu une rencontre comme, probablement, ils n'en avaient jamais vécu.

vendredi 13 juillet 2018

Fleurs captives - Virginia C. Andrews

Coffret Fleurs captives  - Virginia C. Andrews<sup>®</sup>

Infos sur le livre

éditions : France Loisirs
date de publication : 1981
pages : 485
prix : dans coffret à 45€

Résumé éditeur


Découvrez l’histoire de ces quatre enfants séquestrés dans un immense et ténébreux grenier, avec juste de quoi subsister. Pour quelques semaines seulement, leur a-t-on dit… Alors, pour oublier, ils font de ce grenier le royaume de leurs jeux et de leurs rêves, le refuge secret de leur tendresse, à l’abri du monde. Mais les semaines deviennent des mois, des années… et le grenier, un enfer pour ces enfants, devenus adolescents, qui se découvrent des haines et des désirs d’adultes. Leur seul rêve est désormais de s’évader… à n’importe quel prix.

Pourquoi ce livre ?


Après avoir vu le téléfilm et lu une première fois ce roman en anglais, j'ai profité du coffret France Loisirs pour me ré-offrir cette lecture, cette fois en français.

De quoi est-il question ?


Fillette, Cathy avait tout pour être heureuse et notamment un père qu'elle chérissait plus tout. Si elle avait eu du mal à les accepter dans sa vie, elle aimait à présent les jumeaux, ce petit frère et cette petite soeurs braillards à souhait. Evoluant au sein d'une famille bourgeoise où elle pouvait avoir tout ce qu'elle souhaitait, rien ne semblait pouvoir nuire à son bonheur.

Mais un soir, alors que tout est prêt pour fêter l'anniversaire du père, la nouvelle tombe : celui-ci est décédé dans un accident de voiture. Le choc passé, la famille doit se relever et Corinne, la mère qui n'a jamais travaillé, annonce un jour qu'ils vont tous aller vivre chez ses parents, une belle et grande demeure. Lorsque son père sera mort, ils toucheront un gros héritage qui leur rendra leur vie.

Confiants, les enfants suivent leur mère jusqu'à la froide bâtisse. Ils y découvriront une grand-mère qui ne voit rien d'autre en eux que les enfants du diable. Et alors que Corinne tentera de regagner l'amour de son père, les enfants, eux, devront rester cacher dans une chambre de l'aile nord. Ce devait être pour une nuit, quelques jours, cela durera des années...

Du côté de la forme...


Pour une raison qui m'échappe, j'éprouve pour cette série une attraction indéfinissable et, je le reconnais, presque malsaine. Pour changer de mes lectures plus "faciles" j'ai donc eu envie de me replonger dans cette histoire pour, enfin, découvrir le vrai texte en français.

Bon, quand vous connaissez tous les éléments d'une histoire avant même de débuter un roman, il est certain que vous ne l'ouvrez pas de la même manière. Et en effet, sachant ce qu'il allait se produire à chaque étape du récit c'est dans un état d'esprit bien différent de celui de la première découverte mais, face à l'horreur du texte, sans plus de facilité.

Au cours de ma lecture, j'ai donc retrouvé toute l'émotion que j'avais déjà pu éprouver pour les enfants, toute la crainte qu'inspire la grand-mère et tout le dégoût qu'inspirera la mère peu à peu. Mais pour ne pas vous spoiler, je ne vous en dirai pas plus. Sachez simplement que la tension montera au fil des pages pour finalement révéler des visages et aller toujours plus loin dans l'horreur.

Ce roman est un huis-clos. Placé du point de vue de Cathy, le lecteur va rester enfermer avec elle dans la chambre tout au long de l'histoire. On pourrait imaginer qu'un tel huis-clos pourrait provoquer l'ennui mais il n'en est rien car l'auteure parvient à provoquer une succession d'événements qui font que chaque page est différente de celle d'avant, que le lecteur ne souhaite fermer le roman de peur de laisser les enfants.

Mais ce roman est surtout un roman qui, malgré son côté déjà un peu daté, ne manque pas de nous faire réfléchir sur notre monde que ce soit à propos de la religion aveugle et que ce soit, comme le dira la morale du roman, sur le pouvoir de l'argent. Rien n'a beaucoup changé depuis les années 1980 et il est terrible de constater que l'humain est ainsi fait qu'il est capable du pire au nom de son aveuglement.

Pourtant, cette fois, j'ai entrevu dans cette histoire un côté dont je n'avais pas pris conscience : le caractère en effet pourri des enfants, surtout les jumeaux, habitués à ce que l'on cède à leurs moindres caprices. Certes ces enfants connaîtront l'horreur absolue mais je n'ai pu m'empêcher de penser aussi qu'il s'agissait d'enfants élevés dans l'opulence et refusant toute frustration. Terrible mais bien révélateur de la suite.

Virginia Andrews fait partie de ces auteures au style inimitable qui vous propulsent dans son intrigue sans que vous n'ayez la possibilité d'en sortir. Des émotions en tous genres sont au rendez-vous de la peine à la colère en passant par le dégoût et la crainte. Et ici plus que tout l'auteure parvient à nous faire réfléchir sur notre monde tout en allant loin, loin très. Très loin, certes, mais on y croit jusqu'au bout !

En conclusion...

Voici un roman dont je connaissais déjà tout le développement mais que j'ai apprécié de pouvoir redécouvrir, ce roman étant de ceux où l'on découvre un nouvel élément à chaque fois que l'on s'y replonge. Voici un roman qui ne peut laisser insensible et qui change de tout ce que l'on peut connaître dans le domaine de la littérature. Voici un roman qui fait mal mais qu'il convient de connaître.
Je vous parlerai très prochainement de la suite de ce roman dans laquelle je compte très vite me plonger.