jeudi 31 mai 2018

La proie du papillon - Stéphane Soutoul


Infos sur le livre



éditions : Pygmalion

date de publication : 24-02-2016
pages : 416
prix : 17€



Résumé éditeur


« Quand une femme frappe dans le c ur d une autre, elle manque rarement de trouver l endroit sensible, et la blessure est incurable. » Pierre CHODERLOS DE LACLOS
Sulfureux. Indécents. Mortels... Avez-vous déjà entendu parler des Fils d Éros ? On prétend à mi-voix que ces professionnels de la séduction joueraient avec les sentiments et bouleverseraient la vie de leurs victimes. Judith de Ringis est une femme d affaires aussi douée qu impitoyable. Pour se débarrasser d une concurrente gênante, elle requiert les services de l un de ces mercenaires. Marco, dit le Papillon, s engage à briser sa proie. Cependant, manipuler les choses de l amour n est jamais simple, surtout quand les plus redoutables prédateurs se révèlent, eux aussi, capables d émotions...

Pourquoi ce livre ?


Une fois n'est pas coutume, c'est grâce à un gain concours que j'ai pu découvrir ce roman qui, par son résumé et sa couverture, m'avait fait très envie.



De quoi est-il question ?


Judith est une cheffe d’entreprise respectée mais surtout crainte. Sans pitié et prête à tout pour parvenir à ses fins, elle fait régner autour d’elle une terreur à laquelle nul ne déroge. Même les relations qu’elle tisse sont calculées sans que jamais elle ne songe à l’hypothèse d’une amitié. Car les émotions sont une faiblesse.

Mais si Judith semble haïr le monde qu’elle entoure, ce n’est rien à côté de l’aversion qu’elle éprouve pour Annie, une ancienne camarade de fac qui après bien des épreuves est parvenue à devenir quelqu’un et même une sévère concurrente pour Judith. Sous les conseils de Carole, la seule à tout accepter de Judith par amitié pour elle, Judith contacte les fils d’Eros pour se débarrasser de cette rivale.


Elle fait ainsi la connaissance de Marco, un homme beau comme un dieu et froid comme la glace, sans scrupule et prêt à tout du moment qu’il est payé pour. C’est donc sans trop d’hésitation qu’il accepte de séduire Annie afin de mieux la détruire. Mais lorsque l’amour commence à s’en mêler, nul n’est maître en sa demeure.



Du côté de la forme...


Cela faisait un petit moment que ce livre trainait dans ma pal sans que je ne trouve le moment de le lire alors même qu’il me faisait très envie. Sachant que j’allais rencontrer l’auteur, je me suis finalement décidée pour, à l’arrivée, dévorer ce roman en un rien de temps.

Dès les premières pages de ce roman, le ton est donné : Judith dont nous suivrons les pensées est une anti-héroïne, le type de personnages qui agace, à qui l’on a envie d’en coller une, qu’on ne voudrait jamais rencontrer dans la vraie vie. Un personnage auquel on ne parvient pas à s’attacher mais que l’on finit par comprendre, un peu.

En se plongeant dans cette histoire, comment ne pas faire le parallèle avec la Marquise de Merteuil, le Vicomte de Valmont, la frêle Présidente de Tourvelle et la jeune Cécile de Volanges ? Car ce roman n’est rien de moins qu’une réécriture moderne et étonnante des Liaisons dangereuses de Laclos. Nul besoin de connaître ce classique pour découvrir cette histoire mais l’avoir lu est un vrai plus.

Le point fort de l’auteur ici est aussi de ne pas se cantonner dans un seul genre. Il joue avec les frontières ce qui donne le sentiment au lecteur d’être tour à tour dans une romance, dans un roman de littérature ou encore dans un thriller. Les frontières sont biaisées, l’auteur joue avec nous mais le fait surtout avec beaucoup de talent pour nous balader de bout en bout.

Si je devais apporter un léger bémol à cette lecture, je dirais que quelques longueurs m’ont un peu fait perdre le rythme. L’évolution est finement psychologique avec un recul pour une meilleure avancée des situations mais j’ai malheureusement parfois eu le sentiment que le roman s’essoufflait pour mieux repartir. Une bonne idée mais qui n’a pas fonctionnée chez moi.


Concernant le style de l’auteur, il s’agit là d’un style totalement addictif et fort bien travaillé, proposant quelque chose d’original sur la base de l’un des plus grands romans de la littérature classique. L’auteur sait jouer avec nos nerfs et nous faire réfléchir sur ces personnes qui nous entourent sans que l’on sache qui elles sont vraiment.


En conclusion...

Voici un roman qui m'intriguait énormément et dans lequel je suis ravie d'avoir pu me plonger, que j'ai simplement dévoré. Voici un roman qui change ce dont on a l'habitude avec des personnages qui sortent des carcans connus. Voici un roman que l'on ne peut pas véritablement "aimer" au sens premier du terme mais dont on ne ressort pas indemne.
Il ne fait aucun doute que je vous reparlerai très bientôt d'un autre roman de l'auteur.

mercredi 30 mai 2018

Martin Luther King - Quelle Histoire



Infos sur le livre

éditions : Quelle Histoire
date de publication : 28-01-2017
pages : 40
prix : 5€

Résumé éditeur


Martin Luther King : Ce pasteur afro-américain est la figure la plus célèbre du mouvement des droits civiques. Dans les années 1950, il prêche l'égalité entre les Noirs et les Blancs et organise des manifestations pacifiques. Son célèbre discours "I have a dream" a réveillé les consciences. Quelle Histoire t'emmène aux Etats-Unis, à la rencontre de ce héros des temps modernes.

Pourquoi ce livre ?


Merci à Quelle Histoire grâce à qui j'ai pu découvrir ce petit livre sur un grand homme que nous ne connaissons bien souvent que de nom et que pour une seule phrase.

De quoi est-il question ?


C'est alors qu'il n'est qu'un enfant que le jeune Martin comprend qu'il n'est pas né avec "la bonne couleur de peau". Nous sommes en 1929 et l'un de ses amis vient de se voir interdit par son père de le fréquenter parce que lui est noir. Bien que l'abolition de l'esclavage ait eut lieu bien longtemps avant, la ségrégation est toujours omniprésente.

Martin a pourtant la chance d'être né dans une famille de la classe moyenne et peut quitter le sud du pays pour se rendre à Boston et y suivre des études. Il aura son doctorat à 26 ans et deviendra pasteur pour prêcher la paix entre les hommes. Malgré tout, Martin rêve de mener un combat pour lutter contre cette ségrégation qui le mine. Gandhi sera pour lui un guide.

En 1953, l'homme rencontre Coretta, une femme magnifique qui rêve de devenir cantatrice et qui deviendra son épouse ainsi que la mère de ses quatre enfants. Par amour, elle acceptera malgré tout de partir avec lui dans le sud du pays. Deux ans plus tard, une femme, Rosa Parks, déclenche la rébellion non violente que Martin attendait.

Du côté de la forme...


Vous le savez, je suis une grande fan des titres de la collection Quelle Histoire. Lorsque j'ai vu qu'un numéro sur Luther King était paru, j'ai qu'il me faudrait le lire d'autant que je vous ai parlé il y a quelques temps de celui sur Rosa Parks...

Ici, nous sommes plongés dans les Etats-Unis du début du siècle dernier à l'ère des ségrégations entre les noirs et les blancs. Au coeur de ce monde va naître l'homme qui va changer la face du monde. Tout le monde sait cela. Ce que nous savons moins c'est que cette rébellion est née d'une déception d'enfant à perdre l'un de ses amis. Comme quoi, la vie...

Ce petit livre est un symbole de la rébellion passive en la personne d'un homme qui a su faire bouger les choses sans prendre les armes. Une telle volonté est admirable mais, surtout, est emprunte d'un enseignement dont beaucoup, de nos jours, devraient savoir s'inspirer. Pourtant, il s'agira aussi de montrer la volonté de l'esprit face aux menaces, non passives elles.

Comme chacun le sait, Luther King est connu pour son célèbre discours intitulé depuis "I have a dream". Un rêve d'égalité entre les hommes qui ne peut qu'émouvoir et dénoncer notre monde qui est encore bien loin d'avoir atteint cet idéal. Sans doute ce petit livre devrait-il être lu dans toutes les écoles du monde...

Et puis, la vie de Luther King, plus qu'un message d'espoir, est un message de solidarité et d'amour entre les êtres. Un message qui dit que seul on ne peut rien, ensemble on peut tout. Mais la vie de Luther King est aussi et enfin un message de lutte contre les radicaux de tous bords et on ne peut s'empêcher de se dire ô combien l'homme serait malheureux de nos jours.

En conclusion...


Voici un petit album que j'avais très envie de pouvoir découvrir et dans lequel je me suis plongée avec beaucoup de tendresse. Il est des figures historiques comme ça qui ont changé la face du monde sans pour autant voir leur combat être universel et dont le souvenir est important. Il va sans dire que j'invite fortement chaque enfant à découvrir cette histoire.

mardi 29 mai 2018

Les terres de Gabrielle - Judith Rapet



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 19-04-2018
pages : 311
prix : 19,90€

Résumé éditeur


Lorsque Gabrielle et sa famille arrivent à la Guérinière, la jeune fille est immédiatement séduite par la grande maison des maîtres. Engagés comme métayers, ses parents ne ménagent pas leur peine pour satisfaire les Delavallée père et fils, propriétaires des lieux. Gabrielle, quant à elle, est tenue de servir ces derniers quand ils viennent s’assurer de la bonne tenue du domaine. Travailler sans cesse, obéir, chaque jour qui passe rend l’injustice de sa condition plus criante. Heureusement, Gabrielle s’échappe parfois quelques heures pour rendre visite à son amie, Julia. Et c’est lors d’une de ces escapades qu’elle va rencontrer Léandre. Leur amour réciproque ne fait plus de doute, mais Rodolphe Delavallée se déclare à son tour. Gabrielle, déterminée, a déjà fait son choix. Pourtant, la guerre qui s’annonce pourrait bien renverser le cours des choses.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir le nouveau roman de cette auteure dont j'avais beaucoup aimé le précédent opus.

De quoi est-il question ?


Nous voici à l'aube du XXème siècle. Gabrielle vit tant bien que mal avec sa famille et se caractérise par la fraîcheur de son jeune âge malgré la sévérité paternelle et la place qu'elle doit, en tant que femme de l'époque, conserver. Alors lorsque ses parents partent pour la Guérinière, la jeune fille est bien contrainte de les suivre.

Désormais au service de la bourgeoisie, Gabrielle doit désormais faire face à un monde qui est bien éloigné d'elle. Une vie de labeur s'étend alors devant elle où elle devra aussi faire face à l'abus de pouvoir du fils aîné. Heureusement, Gabrielle bénéficie parfois de moments de liberté où elle fera notamment la connaissance de Léandre, un garçon qui ne la laisse pas insensible.

Mais alors que Gabrielle aspire à un avenir de quiétude loin de sa vie de servitude, le eune Rodolphe, fils cadet de la famille, lui avoue son amour malgré les difficultés qu'il rencontrerait à épouser une domestique. Pour les parents de Gabrielle, il s'agit là de l'occasion rêvée d'échapper à leur condition. Gabrielle doit faire un choix mais la guerre pourrait bien choisir pour elle.

Du côté de la forme...


Lorsque j'ai vu que l'auteure publiait son nouveau roman, je n'ai pas hésité très longtemps avant d'avoir envie de m'y plonger. Et c'est finalement en une journée à peine que j'ai dévoré ma lecture grâce à laquelle j'ai passé un joli moment.

Dès le début de ce roman, il est aisé de s'attacher à Gabrielle, une jeune fille dans la fleur de l'âge dont la vie n'est pas facile car dans une grande pauvreté. Pourtant, l'auteure ne va jamais trop loin dans la description de la misère et ça ça beaucoup de bien. On s'attache alors au personnage pour lui-même et non pas parce qu'il attise notre pitié.

Avec l'héroïne le lecteur va découvrir le monde de la bourgeoisie, vivre l'amitié et l'amour ainsi que les temps de guerre, toujours troublants à lire. Mais l'ensemble se lit avec une extrême bienveillance et beaucoup de classe même si nous retrouverons des thématiques significatives du genre. Et il est vrai qu'il est toujours aisé de s'y laisser prendre.

Dans ce type de roman, il est toujours question d'amour et je dois dire qu'ici j'ai beaucoup apprécié la tendresse dont fait preuve Rodolphe. Et si la guerre sera un point clé de ce roman, il est agréable qu'elle ne soit pas au premier plan, l'essentiel étant dans le chemin de vie de Gabrielle. Une histoire tirée de faits réels ce qui est aussi beau qu'intrigant.

Le cadre décrit par l'auteur est prenant et fort bien réalisé. Dans les villages ou dans la maison, le lecteur s'y croirait ainsi qu'il a le sentiment d'être un témoin privilégié des relations humaines qui se jouent ici. D'ailleurs, ce roman porte un côté "vrai" où l'auteure ne surjoue rien tout en mettant beaucoup de force dans son récit.

Du côté du style, j'ai été très heureuse de retrouver celui de l'auteure. Un style plein de délicatesse auquel on croit parce que l'on croit à tout ce qui est raconté. Le côté "histoire vraie" se ressent un peu mais sans effacer le récit et le côté rétrospectif de l'histoire apporte un vrai plus au lecteur moderne qui, lui aussi, plongera dans le passé de Gabrielle comme il plongerait dans l'histoire d'un parent.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de découvrir et avec lequel j'ai passé un très agréable moment plein de tendresse, de force et d'émotion. Voici un roman qui nous parle d'amour et d'émancipation, de courage et de loyauté. Voici un roman "vrai" dans lequel il n'est pas besoin d'avoir des bons et des mauvais pour se laisser porter par l'intrigue.
Il est évident que je répondrai présent pour le prochain roman de l'auteure.

samedi 26 mai 2018

Je suis né à 17 ans - Thierry Beccaro



Infos sur le livre

éditions : Plon
date de publication : 15-02-2018
pages : 288
prix : 17,90€
 
Résumé éditeur

Thierry Beccaro, animateur de télévision et comédien parmi les plus populaires, témoigne pour la première fois sur son passé d'enfant battu. Il se livre aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive... A 61 ans, Thierry Beccaro compte parmi les animateurs de télévision les plus populaires auprès du grand public, notamment comme présentateur du jeu Motus sur France 2 depuis 1990 ou comme joker de William Leymergie pour Télématin. Depuis plus de 20 ans il s'illustre également comme comédien, notamment au théâtre où il accumule les grands succès populaires à Paris comme en province. Thierry Beccaro, apprécié pour sa bonne humeur et sa gentillesse, a en réalité toujours cherché à lutter et à enfouir un terrible secret qu'il confie pour la première fois : celui d'un enfant battu. Victime de terribles violences dont le souvenir aura constitué un traumatisme profond jusqu'à ces dernières années, il témoigne aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive... 

Pourquoi ce livre ?

Lorsque j'ai vu que cet animateur dont j'apprécie beaucoup le travail sortait un témoignage, je n'ai pas su résister très longtemps avant de décider de le lire et le trouver en occasion fut, justement, une belle occasion.

De quoi est-il question ?

De Motus à Télématin en passant par le Grand concours des animateurs auquel il participe régulièrement, Thierry Beccaro fait partie de ces animateurs de la télévision que nous apprécions pour son travail, pour sa sympathie mais aussi pour sa discrétion. Une discrétion due à un passé que nous serions bien en mal d'imaginer.

Car l'enfance de l'animateur est bien loin d'être une enfance dorée. Connaissant très tôt les discriminations dues à ses origines italiennes, le jeune Thierry est aussi un enfant qui devra très vite faire avec la violence d'un père porté sur l'alcool. Un père pour qui il ne fait jamais assez bien et qu'il verra trop souvent battre sa mère.

Dès lors, il n'aura de cesse de se battre pour se sortir de son carcan de souffrance, de s'émanciper pour échapper à son passé mais non sans se rendre compte que la vie est ainsi faite qu'il n'est jamais aisé d'oublier son histoire ou même de faire avec. Ce n'est qu'à la suite d'une longue thérapie que l'animateur aura appris à vivre avec lui-même.

Du côté de la forme...


Dès que ce livre est paru en librairies, j'ai su qu'il me faudrait le lire. S'annonçant très fort et par la voix de quelqu'un connu pour sa discrétion mais aussi son talent au théâtre et à la télévision, tout me donnait envie de découvrir ce texte.

Il est vrai que je me suis plongée dans ce témoignage avec l'idée que j'allais lire quelque chose de, certes, fort mais de guère différent des autres livres du même genre que j'ai eu l'occasion de lire. Et bien ce fut le cas, oui et non. Car si nous sommes bien là dans la tradition du témoignage, ce livre est aussi beaucoup plus.

L'auteur va en effet nous parler des drames de son enfance, de la maltraitance, de la peur au quotidien mais sans jamais aller jusque dans un goût déplacé de l'horreur et de "l'étalage de vie". Il parle de son enfance en toute simplicité et peut-être cela fait-il de ce livre un témoignage bourré de sous-entendus plus fort encore que si tout était dit.

Mais ce témoignage est surtout celui d'une renaissance, d'un combat pour devenir quelqu'un, une preuve de courage et un véritable message d'espoir. Car ce roman présente aussi la maltraitance de manière nouvelle : rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. Et parce que l'auteur l'a compris, il tente de nous le faire entendre.

Nous sommes ici dans un témoignage de célébrité et le passage est obligé pour l'auteur de parler de son métier et de son contact avec le public. Mais il le fait avec beaucoup de classe, sans condescendance avec une vraie gratitude pour tous ceux qui le suivent. Il ne nie pas non plus le fait que la notoriété est une clé non négligeable pour parler de faits importants et être entendu.

Concernant le style d'écriture, nous retrouvons ici le style du témoignage mais ce que je retiendrai de ce récit, c'est sa volonté de sobriété, de parler de sujet graves sans se faire plaindre. Nous retrouvons dans ce récit toute la discrétion et la volonté de ne pas faire de vagues de son auteur sans pour autant oublier d'utiliser les termes justes et de montrer toute l'influence de notre passé.

En conclusion...

Dès que ce livre est sorti, j'ai eu très envie de le lire et je dois dire que je n'ai pas été déçue de ma lecture. Car si j'ai eu là l'occasion de lire un témoignage comme je peux apprécier d'en lire, j'ai surtout découvert là un très beau message d'espoir et de courage desquels nous devrions tous nous inspirer. A découvrir !
Je dois avouer que je serais vraiment ravie, à l'occasion, de pouvoir rencontrer l'auteur au détour d'un salon.

vendredi 25 mai 2018

Bonjour chez vous M. Caca - Antonin Louchard



Infos sur le livre

éditions : Saltimbanque
date de publication : 18-01-2018
pages : 34
prix : 11,90€

Résumé éditeur


Dans un rythme et une musicalité du texte propre à Antonin Louchard, l'auteur aborde, en détournant les codes, la période de prédilection de tous les enfants : " le caca boudin " ou le " pipi caca ". Il propose aux enfants une histoire loufoque et attendrissante où l'on découvre la vie quotidienne d'un prénommé Monsieur Caca. Par la répétition du mot " caca ", Antonin Louchard met l'accent sur l'interdit de la grossièreté, l'apprentissage des bonnes manières et grâce au comique de répétition, l'enfant apprendra à maîtriser ses émotions. A la manière de Jarry ou de Topor, l'auteur se livre ici à un exercice potache où les parents ne pourront s'empêcher de sourire !

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Saltimbanque grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce petit album à la couverture plutôt amusante et au synopsis assez attirant.

Mon avis...


Cet album porte l'histoire d'une journée dans la vie d'un homme : une balade dans la rue, un petit tour par la boulangerie, au restaurant ou au cours d'un petit détour par le parc. Mais pour cet homme pour qui chaque tout semble si simple, finalement, rien ne l'est. Car rien n'est simple lorsque l'on porte un nom hors du commun et qui prête à rire : Monsieur Caca.

Quand on me propose de découvrir un album, je suis toujours partante. Il s'agit toujours de petits livres vites lus et je suis toujours contente de vous proposer des titres à faire découvrir à votre tour à vos enfants. Du coup, je n'ai pas hésité avant de découvrir ce titre.

Il est vrai que ce petit album est très agréable en ce qu'il est bourré d'humour et en ce qu'il, à coup sûr, saura amuser les enfants : comique de répétition, scatologie, interactivité dans le lien texte-image. La répétition des mêmes phrases à chaque page permettra à l'enfant de prendre part à la lecture par les parents tout en se laissant porter par la poésie de la rime.

Les parents pourront ainsi jouer avec leurs enfants sur la portée du texte mais pourront aussi rire de l'ambiance scatologique qui fonctionne toujours, surtout avec les plus petits. Malheureusement, je dois avouer que si en général j'ai me ce genre d'humour, ici je n'ai pas tellement accroché en me demandant sans cesse où voulait en venir l'auteur.

Je dois cependant dire que j'ai beaucoup apprécié le travail d'illustration proposé dans cet album avec des illustrations qui rappellent un style plutôt ancien des décennies antérieures mais qui semblent renouer avec une certaine volonté de réalisme. Ici, c'est le texte qui porte l'image mais l'image pourra en outre permettre à l'enfant de se raconter ses propres histoires.

Pour autant, cet album est plus profond que ce qu'il paraît en nous offrant un beau message de tolérance et, surtout, une belle réflexion sur le fait que chacun peut être heureux quelques soient les difficultés auxquelles il doit faire face au quotidien. Et si ici cela est caché derrière l'humour les enfants sauront le voir ce qui est toujours une bonne chose en littérature jeunesse.

En conclusion...


Voici un petit album que j'étais assez curieuse de découvrir mais duquel je ressors mitigée. Si je reconnais le travail sur le texte et si j'ai plutôt bien aimé les illustrations, je dois dire que je n'ai pas tellement accroché à l'humour que souhaite faire passer l'auteur. Et si la réflexion est là, je dois bien reconnaître que ce n'est pas là le type de livres que je lirais au plus jeunes. Dommage.

jeudi 24 mai 2018

Soeurs de lait - Frédérique-Sophie Braize



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 15-03-2018
pages : 288
prix : 19,90€

Résumé éditeur


Nées de mères différentes, les soeurs Baud ne partagent pas un lien fraternel profond. L'aînée, Ferdinande, veuve de guerre, est entrée en condition à Paris. Zoé et Anthelmette, si dissemblables et malgré tout jumelles, accompagnent leurs époux qui innovent pour participer à la grande aventure de l'or blanc. Coqueline, la cadette, est fascinée par la haute société venue en villégiature dans la station, mais elle ne veut pas la servir, elle veut en être. Séduite par Côme, un jeune voyageur qui vante les vertus médicales du radium, elle fonce dans les écueils de l'existence avant de découvrir que des intrigues sournoises sont menées au détriment de son entourage. Les quatre soeurs seront-elles capables de s'unir pour piéger ceux que rien n'arrête ?

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman à la couverture très sympa d'une auteure que je n'avais encore jamais lu.

De quoi est-il question ?

Les soeurs Baud ne sont pas vraiment soeurs mais c'est tout comme. Elevées ensemble, la vie les a séparées. Et même si elles ne sont pas très proches, elles croient en un même avenir, un idéal les menant chacune sur le chemin de leur propre vie et ce même si la vie n'a pas été tendre pour ces quatre jeune femmes au sortir de la guerre.

Car nous sommes là au début des années 1920. La guerre a fait des ravages et les soeurs en ont souffert en perdant un ami, un amant mais surtout leurs illusions. Et cette année 1922, avec le retour de la vie après les années de troubles, voit survenir les loisirs hivernaux avec les stations de ski et des secrets savamment cachés.

C'est ensemble que les quatre soeurs seront alors témoins de leur temps, prenant part à l'élaboration des premières stations, voyant renaître Paris mais surtout voyant se profiler au sein même de leur famille les secrets liés au radium, des secrets qui causeront la mort et face auxquelles les jeunes femmes devront se montrer prudentes.


Du côté de la forme...


Je l'avoue, c'est tout abord pour sa couverture et pour le prénom original de l'auteure, ne cherchez pas à comprendre... Se déroulant dans une période qui m'intéresse pas mal, c'est donc avec envie que je me suis plongée dans cette lecture dont je ressors malheureusement mitigée.

Dès le début de ce roman, j'ai été touchée par l'ambiance qui s'en dégage, par le caractère des héroïnes, par toute l'émotion qui se dégage de cette histoire. Nous découvrons des femmes au sortir de la guerre qui vont peu à peu se sortir de leur condition et grandir, surtout en étant confrontées à des problématiques qui les dépassent.

Dans ce roman, l'auteure mêle une histoire de femmes à un pan de l'histoire que nous connaissons finalement mal : les questions pharmaceutiques dans les années 1920. Autant dire qu'ici j'ai eu la chance de beaucoup apprendre sur les événements de cette époque ce qui est toujours une très bonne chose. Nous sommes au tournant d'une époque et l'auteur le présente bien.

Concernant les histoires individuelles des soeurs j'ai été plutôt attendrie d'autant qu'une part de polar s'intègre bientôt à l'histoire mais, malheureusement, je me suis parfois un peu perdue entre les différentes personnalités des personnages. Peut-être étaient-elles trop nombreuses, quatre soeurs tout de même, peut-être n'ai-je pas du découvrir ce roman comme je l'aurais dû.

Je me suis plutôt laissée prendre par l'intrigue et ai su m'y intéressée jusqu'à l'aboutissement du roman non sans avoir un réel intérêt pour la part réelle de cette histoire et l'envie de m'intéresser de plus près à des personnages comme Marie Curie que nous connaissons bien sûr tous mais sans savoir grand-chose d'elle.

Ce qui m'a troublée dans ce roman, c'est le style de l'auteure. Un style délicat et plein de tendresse qui, ne serait-ce que par les noms des personnages, nous bascule dans un monde onirique et vrai à la fois. L'auteure maîtrise son sujet mais nous le dévoile de manière tout à fait poétique et, souvent, même quand je me suis perdue, j'ai vécu cette lecture comme un rêve.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de pouvoir découvrir et avec lequel j'ai passé un agréable moment même si je reste mitigée sur certains points. J'ai aimé la part historique portée par ce roman, j'ai aimé la poésie de l'écriture, j'ai aimé l'émancipation féminine qui en ressort. Seule les soeurs, peut-être trop nombreuses, m'ont parfois un peu perdue. Navrée.
Il est cependant évident que je relirai un roman de l'auteur dès que j'en aurai l'occasion.

mercredi 23 mai 2018

Le jardin des ombres - Virginia C. Andrews

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Infos sur le livre

éditions : France Loisirs
date de publication : 1889
pages : 450
prix : dans coffret à 45€

Résumé éditeur


Ce livre précède et explique la série de Fleurs captives. À l’origine, un couple inattendu, Malcolm et Olivia : elle, terne et sans relief, lui riche et beau. De victime d’un mauvais mariage, ils vont devenir bourreaux et  se retrouver complices dans la haine, la vengeance et la folie. La victime sera Alicia, la seconde femme du père de Malcolm ; lorsque la mort de son père la lui livre sans défense, Malcom la viole … Enceinte, Alicia est cloîtrée jusqu’ à son accouchement, puis chassée du domaine. Sa fille Corinne lui est arrachée et Malcolm et Alicia la feront passer pour leur enfant. Ainsi commence la malédiction des futurs héros de Fleurs captives…

Pourquoi ce livre ?


Après avoir connu un énorme coup de coeur pour l'adaptation télévisuelle des quatre premiers volets de la saga, j'étais très curieuse de connaître l'histoire d'Olivia.

De quoi est-il question ?


Bien des années avant qu'Olivia ne devienne la femme acariâtre et cruelle qui enferma ses propres petits enfants dans un grenier pendant des années, elle fut une jeune fille dans la fleur de l'âge ne rêvant que de bonheur, d'amour et de quiétude. C'est dans l'espoir de cette vie sans nuage qu'elle épouse Malcolm Foxworth.

Mais très vite, la jeune femme s'aperçoit que l'homme qu'elle a épousé n'est pas celui qu'il semblait être. Rongé par le souvenir d'une mère qui l'a abandonné et d'un père peu aimant, Malcolm est en réalité un homme froid ne vivant que pour la grandeur de sa famille. Alors, très vite, Olivia, se retrouve reléguée au second plan.

Et cette situation ne fait qu'empirer le jour où le père de Malcolm revient au manoir accompagné de sa toute jeune épouse Alicia qui est enceinte. Une jeune femme qui ne laisse pas indifférent Malcolm et qui ne sera qu'une victime de plus des Foxworth, tombant enceinte de Malcolm après son premier accouchement mais contrainte de laisser son enfant à celui qui l'aura violée...

Du côté de la forme...


Cela faisait longtemps que j'avais envie de me plonger dans ce tome de l'histoire des Dollanganger se déroulant 20 ans avant les Fleurs Captives, très curieuse que j'étais d'en apprendre plus sur l'histoire d'Olivia. Je n'ai pas été déçue du voyage !

Ici, le lecteur est invité à oublier la grand-mère horrible de Cathy et Christopher mais plutôt à découvrir une jeune fille attachante qu'il a à de multiples reprises envie de prendre dans ses bras. Une jeune fille qui survivra à une vie face à laquelle nombreux sont ceux qui auraient jeté l'éponge. Car Olivia est un personnage fort et attachant que l'on s'emploie à comprendre un peu mieux ici.

Bien sûr, nous retrouvons dans ce tome tout ce qui fait le charme des romans de Virginia Andrews : une ambiance glauque et angoissante, des personnages en proie à des pulsions incontrôlables, de l'inceste et des générations toutes touchées par le fléau du mal qui les ronge. Tout ce cocktail qui fonctionne et dont on redemande en somme.

Et ici, une nouvelle fois, l'horreur est au rendez-vous, l'horreur sans fantastique mais dans l'âme humaine elle-même. Une horreur qui nous fait tour à tour dire "c'est trop gros" puis "ce serait bien possible". Car l'auteure n'est pas sans dénoncer ici ce qui peut ou a pu se produire dans de grande familles au nom de l'honneur et de l'argent.

De même, ce roman nous permet d'en apprendre un peu plus sur la relation à la fois belle, touchante et monstrueuse entre Corinne et Christopher père. Une manière de comprendre un peu plus cette fillette devenue femme et le monstre qu'elle deviendra. En somme, ce roman est une source très fortes de réponses même s'il pose à son tour de nombreuses questions.

Pour autant, il convient de dire que ce roman se déroulant 20 ans avant les Fleurs Captives, il sera aussi intéressant pour le lecteur ne connaissant pas la saga de le lire en premier comme en dernier. Car, lu en premier, il pourra appréhender avec un regard différent la suite de la série. Au choix du lecteur de savoir ce qu'il préfère...

Le style de Virginia Andrew est un style unique reconnaissable entre tous. Une style qui nous entraîne dans les abîmes de la froideur et de la rancoeur. Un style qui nous fait à la fois plaindre et haïr des personnages. Un style puissant qui nous met immédiatement dans l'ambiance de l'intrigue et ne nous laisse plus nous en évader.

En conclusion...


Cela faisait un bon moment que j'avais envie de me plonger dans ce prequel à une saga qui a su m'envoûter et ma lecture a été à la hauteur de mes attentes avec une découverte de la vie d'un personnage qui m'intriguait beaucoup. Voici un roman qui m'a touchée, fait pleurer et mise en colère tout en me faisant passer un incroyable moment ! A lire sans attendre !
Malgré le petit bémol que sont les questions restées en suspend, ce roman est pour moi un coup de coeur.

mardi 22 mai 2018

Les amants du maquis - Michel Peyramaure



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 15-03-2018
pages : 247
prix : 19,90€

Résumé éditeur


Adrien est fonctionnaire à la préfecture, il est marié et a deux enfants : son quotidien est bien réglé. Pourtant, il mène en parallèle une vie secrète depuis qu'il a rejoint le rang des Résistants. Lors d'une opération, il rencontre Hélène, une agent hors du commun dont il tombe très vite amoureux. Le destin de la France va changer, et il se pourrait bien que la vie d'Adrien prenne elle aussi un tournant inattendu...

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'un auteur que je n'avais pas encore eu la chance de lire.

De quoi est-il question ?


Au coeur de la seconde guerre mondiale, la vie d'Adrien semble être sans histoire : marié, père de famille et fonctionnaire de préfecture. Rien ne semble pouvoir troubler sa vie calme jusqu'au jour où il fait la connaissance d'Hélène, une jeune femme belle et envoûtante auquel l'homme de reste pas insensible.

Bientôt, la jeune femme convint Adrien de rejoindre un réseau de Résistance, un secret qu'il doit garder précieusement sous risque de représailles. Pour l'homme, la vie devient double avec, désormais au programme, faux papier, organisations clandestines et réunions secrètes. Jusqu'à ce que les dangers surviennent.

Pourtant, au coeur des drames, se joue aussi l'amour. Et très vite une belle relation se noue entre Adrien et Hélène alors que rien ne semblait les autoriser à vivre une telle histoire. Une histoire qui les mènera à vivre clandestinement une relation passionnée mais qui pourrait bien être brisée par les horreurs de la guerre.

Du côté de la forme...


Lorsque j'ai vu passer ce roman, j'ai su qu'il me faudrait le lire : une période qui m'intéresse tout particulièrement, une histoire d'amour, un auteur qui a déjà fait ses preuves et que j'avais là l'occasion de découvrir. Malheureusement, c'est mitigée que je ressors de cette lecture.

Au début de ce roman, nous découvrons donc Adrien, un homme sans histoire rattrapé par la grande histoire. Un sujet somme toute banale mais que j'espérais voir traiter de manière originale. Et si l'auteur a su mettre sa patte avec une vraie connaissance des mécanismes de l'époque et de belles histoires individuelles, je n'ai pas été tout à fait convaincue.

Ce qui m'a beaucoup plu dans ce roman, c'est la rencontre entre Hélène et Adrien avec la question posée de l'entrée en Résistance. Ces réseaux étant secrets, comment des hommes et des femmes ont-ils pu y entrer ? Ce roman apporte des éléments de réponse tout en nous offrant les prémices d'une belle histoire.

De même, le lecteur est plongé ici au coeur de la Résistance et ils est vrai que l'on sent que l'auteur maîtrise son sujet. Ce roman prend d'ailleurs à plusieurs reprises l'aspect d'un document non sans se fier à des faits réels. Malheureusement, tout ceci n'a pas suffit à me faire passer un réel bon moment de lecture.

Très vite, j'ai eu le sentiment que l'auteur allait trop vite et qu'il n'allait pas assez loin au sein de son sujet et de son histoire. La relation entre Adrien et Hélène aurait pu être encore plus belle, les événements encore plus profonds et le tout davantage ficelé sans que le lecteur n'ait l'impression de rester étranger à l'ensemble. Dommage.

On sent à travers l'écriture de l'auteur un véritable travail d'historien qui ressort plus que le style du romancier. La romance et la fiction sont finalement là pour servir un travail de documentation et peut-être est-ce cela qui m'a dérangée. Le roman reste malgré tout prenant grâce à la passion et l'envie de l'auteur à nous offrir ce moment.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de découvrir mais duquel je ressors finalement mitigée. Car si j'ai aimé l'idée, la période et le travail historique proposés par l'auteur, je n'ai pas réussi à entrer pleinement dans l'histoire. Si j'ai bien dévoré ce roman parce qu'il reste prenant, j'aurais souhaité que cette histoire soit plus fouillée.
J'essayerai malgré tout de lire un autre roman de l'auteur à l'occasion afin de ne pas rester sur ce sentiment mitigé.

lundi 21 mai 2018

"C'est lundi, que lisez-vous" (189)

Initié par Mallou et repris par Galleane, ce rendez-vous hebdomadaire est fait pour répondre à trois questions :

- Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 
- Que suis-je en train de lire ?
- Que vais-je lire ensuite ?


Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine commence et il est l'heure pour moi de vous montrer, très rapidement, mes lectures de la semaine dernière avec quelques jolies découvertes :


Et voilà pour moi cette semaine !
Et vous qu'avez-vous découvert de beau ?

samedi 19 mai 2018

Grupp -Yves Grevet



Infos sur le livre 

éditions: Syros
date de publication : 31-08-2018
pages : 528
prix : 17,95€

Résumé éditeur


Un grand roman de Yves Grevet, qui résonne comme un hymne à ceux qui ont décidé que nul n'aurait le pouvoir de leur faire peur. Mettez-vous à la place de Stan : grâce à l'implant LongLife, comme tous ses amis et ses proches, il ne craint ni la maladie ni les accidents et peut atteindre l'âge de cent ans en menant une petite vie tranquille. Est-ce que ça ne donne pas envie ? Maintenant, essayez de penser comme Scott, le grand frère de Stan : voulez-vous vraiment que vos battements de cœur soient contrôlés à tout instant ? Vous sentir traité comme un être irresponsable, fragile, et que l'on décide à votre place ce qui est bon pour vous ? Si la liberté et la part du hasard valent plus à vos yeux que votre sécurité, faites-le savoir. Rejoignez le Grupp.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Syros grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'un auteur dont j'aime beaucoup l'univers, un roman qui me tentait beaucoup.

De quoi est-il question ?


Dans un futur pas si lointain, la vie a bien changé. Grâce à LongLife, plus personne ne craint les hasards de la vie. Chaque matin, il s'agit de se présenter au système se trouvait dans chaque logement et celui-ci sait si tout va bien. Une avancée majeure des techniques et de la société présentée comme un progrès à l'avantage des citoyens.

Mais au sein de cette société nouvelle, quelques uns ne voient pas d'un très bon oeil le sentiment d'être surveillés en permanence. Stan, un jeune homme de 17 ans est de ceux-là et s'est impliqué dans un groupe bien décidé à faire tomber le système. Mais bientôt celui-ci se fait prendre. La sanction est sans merci, trois mois de prison.

Pour Scott, très proche de son grand-frère, le coup est rude. Le jeune adolescent a beaucoup de mal a accepté que son frère ait été arrêté. Alors, non sans prendre de nombreux risques, Scott se rapprochera du Grupp, cette assemblé ayant décidé de combattre le système. Le jeune garçon découvrira alors que le monde dans lequel il vit n'est pas si parfait.

Du côté de la forme...


C'est avec la sortie U4 que j'ai découvert Yves Grevet avec l'envie, depuis, d'essayer de le suivre dans ses publication. Ce nouveau roman me tentait donc beaucoup et si le début de ma lecture fut laborieux ce fut finalement un très bon moment que je pu passer.

Je ne saurais dire pourquoi, au départ, j'ai eu un peu de mal avec ce roman. Peut-être parce que je ne parvenais pas à m'attacher au personnage, peut-être parce que le départ sonnait trop "politique" à mon goût... Du coup, mon début de lecture a été un peu laborieux et je dois avouer que je l'ai laissée en suspens un petit moment.

Et puis, peu à peu, je me suis laissée embarquée dans l'histoire de Scott qui a fini par me toucher, par m'émouvoir et par m'embarquer avec lui dans son aventure. Peu à peu, j'ai eu envie de savoir où allait le conduire cette rébellion et ce qu'il allait découvrir. Et il est que, même si le sujet a mis du temps à vraiment m'embarquer, je m'y suis laissée prendre.

Il est vrai que, dans ce roman, nous sommes dans une sorte de 1984 adapté pour la jeunesse : une société dans l'avenir régentée par un Big Brother et quelques héros qui vont vouloir aller contre cette utopie d'apparence qui, en réalité, détruit les libertés individuelles. La référence est notable même si, de fait, j'aurais souhaité que l'auteur aille peut-être plus loin dans son idée.

Ce que j'ai beaucoup aimé ici, c'est l'idée de l'auteur de nous proposer la même histoire selon deux points de vue différents : nous allons ainsi suivre Scott dans son entreprise de comprendre ce qui est arrivé à son frère puis, dans un deuxième temps, l'auteur reprend cette même histoire selon le point de vue du frère. Un beau travail stylistique qui s'achève en apothéose grâce à la troisième partie.

Si le style de l'auteur s'inscrit dans un style pour les adolescents, l'auteur ne manque toutefois pas d'aborder des sujets graves et de vraies questions de société. Le style est à la fois fort et fluide, présentant des personnages qui frappent et des situations qui ne sont pas sans nous faire réfléchir sur notre propre monde.Très bien pour questionner les adolescents...

En conclusion...


Voici un roman qui me tentait pas mal et que, si j'ai mis un peu de temps à entrer dedans, j'ai finalement dévoré. Voici un roman pour les jeunes qui parle de sujets importants et fait réfléchir sur le monde selon des thématiques chères à l'éditeur. Voici un roman à l'écriture réfléchie qui s'inscrit dans ces nouveaux sujets de romans pour ados.
L'auteur confirme avec ce roman qu'il est un auteur à suivre et il ne fait aucun doute que je lirai avec plaisir son prochain roman.

vendredi 18 mai 2018

Le grand livre des guilis - Dedieu

Infos sur le livre

éditions : Saltimbanque
date de publication : 08-03-2018
pages : 12
prix : 13,90€

Résumé éditeur


Voici un album tout carton où l'enfant devient le héros de l'histoire. Il interagit dans le récit et va en changer la fin qui semblait pourtant déjà écrite.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Saltimbanque grâce auxquelles j'ai pu découvrir cet album à la couverture très mignonne et au sujet plutôt intéressant.

Mon avis...


Un loup veut croquer un mouton, un lion veut dévorer une antilope, un serpent veut avaler une grenouille... Et puis il y a les autres prédateurs... Les proies, elles, sont en danger et une seule personne peut les sauver... Cette personne, c'est le petit lecteur qui, du bout du doigt, fera des guilis au prédateurs, permettant ainsi aux proies de s'échapper.

Lorsque j'ai vu l'annonce de cet album, j'ai craqué sur sa couverture. Et puis, n'ayant jamais vraiment parler ici des livres à toucher, je me suis dit que c'était là l'occasion même si, maintenant, je me sens bien en peine de vous en parler...

Cet album est un album cartonné très court pour les plus petits mais pas un de ces tous petits albums que l'on perd dans un coin de la chambre. Ici, l'album fait la taille des beaux albums pour les grands frères et les grandes soeurs et ça c'est chouette car cessons cette idée reçu qu'il faut du petit pour les petites mains. Les plus petits aiment les beaux et grands albums qui prennent de la place.

Dans cet album, le jeune enfant pourra apprendre la différence entre proie et prédateur, tout en découvrant des animaux qu'il ne connaît pas forcément : la chouette, l'ours polaire ou l'antilope par exemple. Il pourra aussi apprendre à se familiariser avec des animaux qui inspirent trop souvent la crainte tel que le serpent en leur faisant des "guilis" ce qui apporte beaucoup d'humour à l'album.

Cet ouvrage offre une véritable interactivité à l'enfant non seulement par le jeu du toucher mais également par un jeu de devinettes. Qui veut dévorer la souris ou la grenouille ? Alors on touche et seulement en tournant la page on découvre de quel animal il est question. L'enfant devient le héros, le parent devient un allié et les animaux du livre de véritables amis.

Malheureusement, je reste assez pantoise devant les éléments à toucher. Alors certes je n'ai jamais caressé une chouette, un lion ou un serpent, certes je comprends que la reproduction fidèle ne soit pas évidente mais je reste assez dubitative sur le lien direct entre le véritable animal présenté ici et l'élément à toucher. Ceci dit, les illustrations sont juste magiques et donnent envie de ne plus ressortir de l'ouvrage.

En conclusion...


Voici un album qui m'intriguait pas mal et dont je suis très contente d'avoir pu vous parler. Il s'agit là d'un bel album plein de tendresse et porteur de rire. Un album qui permettra à l'enfant de voir certains animaux différemment. Et si on peut se montrer difficile sur le toucher des poils ou de la peau de serpent, la matière pourra tout de même permettre à l'enfant d'avoir une idée de la chose.

jeudi 17 mai 2018

Le pré d'Anna - Marie de Palet



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 17-05-2018
pages : 352
prix : 19,90€

Résumé éditeur


Le testament de Marcel Rolland prend tous ses proches par surprise. Antoine, son fils aîné, est consterné : son père lègue le pré bas, la plus belle parcelle du domaine, à Maurice, le fils du voisin. Anna, la cadette, déchante également, mais pour une autre raison : elle ne sera pas dotée si elle persiste à vouloir se marier avec le belÉmile, qui décide alors de la délaisser… Par vengeance et désespoir, elle épouse Maurice, ce qui ravit sa famille puisqu’elle remet la main sur le pré bas ! Mais, peu à peu, elle tombe réellement amoureuse de son mari et tous deux vont chercher à découvrir les secrets qui gravitent autour de ce terrain…

Pourquoi ce livre ?

Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'une auteure que j'aime à lire de temps en temps.

De quoi est-il question ?


Nous sommes au début du XXème siècle. Anna vit avec sa famille dans une ferme près de Mende et rêve d'épouser Emile. Mais son père, un homme dur et patriarcal s'oppose à cette union. Mais voilà que Marcel meurt, laissant la ferme aux soins de son épouse et de ses enfants. Une épreuve pour cette famille où la vie est déjà difficile.

Au deuil s'ajouteront bientôt les doutes. Car Marcel a légué le pré bas à Maurice, le voisin, sans raison apparente. Il a aussi spécifié que si Anna s'entêtait à vouloir épouser Emile, celle-ci n'aurait pas de dot. La question étant posée, Emile rejette Anna qui, autant par vengeance que par désespoir décidera d'épouser Maurice. Un bon moyen de faire taire les rumeurs à propos du pré bas.

Mais peu à peu, Anna se laisse attendrir par Maurice qu'elle finit par bien aimé, même si elle ne parvient pas tout à fait à oublier Emile. Mais alors que la vie semble s'apaiser pour elle, voilà que la guerre est là tendis que Joséphine, la mère d'Anna, suite au décès de son mari, devient acariâtre, voire cruelle, avec sa fille qu'elle considère s'alliant à l'ennemi, Maurice.

Du côté de la forme...


Marie de Palet est sans conteste l'auteure fard des éditions De Borée. Ici, la dame signe son vingtième roman au sein de la maison et je me devais donc de vous en parler. Je ne doutais pas de passer un bon moment avec ce roman et ce fut en effet le cas.

Il est vrai que nous sommes ici dans un roman de terroir dans la plus pure tradition du genre : la vie à la ferme, une société patriarcale rendant les rêves des femmes difficiles voire impossible, les secrets de famille, la guerre qui vient tout bouleverser... Pourtant, même si de prime abord nous pouvoir avoir un sentiment de déjà vu, l'auteure parvient malgré tout à nous embarquer avec elle dans son histoire.

Dès le début de ce roman, nous nous attachons à Anna, une jeune fille victime de son temps et des lois patriarcales. Nous sommes bien en mal aujourd'hui d'imaginer qu'un puisse avoir tout pouvoir sur le mariage de sa fille et pourtant... Alors bien sûr nous comprenons la douleur et la peine d'Anna qui devra aussi faire face à l'épreuve qu'est celle de l'amour qui s'enfuit quand les finances s'en mêlent.

Ce roman est porteur d'une intrigue étrange : l'héritage du pré bas par le voisin Maurice. Il est vrai que, dans ce type de romans, les secrets sont toujours un peu les mêmes et le lecteur peut avoir le sentiment d'avoir tout compris dès le début. Pourtant, l'auteure lui coupe l'herbe sous le pied pour l'emmener jusqu'à une résolution qu'il n'avait pas vu venir. Et ça, ça fait du bien.

Mais si l'on peut penser que cette intrigue sera au coeur du roman dans son ensemble, erreur ! Car si cette énigme va rester en filigrane, va provoquer le mariage d'Anna et la rancoeur de sa mère, va transparaître page après page, ce roman est aussi plus que cela avec des relations et des jalousies, de l'amitié et un peu d'amour pour un chemin vers l'espoir.

Le style de Marie de Palet est un style que l'on reconnaît et que l'on apprécie pour sa qualité et les émotions qui en ressortent. Si elle reste assez ancrée dans le genre du terroir tel qu'on l'imagine, force est de constater que cela fonctionne avec l'envie, toujours, de nous plonger dans un autre temps, de nous faire découvrir d'autres manières de vivre et de nous laisser entrevoir les secrets de village tels qu'il y en eu sûrement.

En conclusion...


Notamment parce qu'il est le 20ème de l'auteure, ce qui n'est pas rien, je me devais de vous parler de ce roman et je dois dire que je ressors ravie de ma lecture. Pour son 20ème titre, l'auteure nous offre ici une très belle histoire et une intrigue prenante. Bien sûr, nous restons dans une pure tradition du genre mais l'auteure maîtrise son art et parvient malgré tout à nous surprendre. Bravo Madame.
Si vous ne connaissez pas ce genre si unique du roman de terroir, n'hésitez pas à vous plonger dans celui-ci qui en donnera un très bel aperçu.

mercredi 16 mai 2018

La vie rêvée de Gabrielle - Lyliane Mosca



Infos sur le livre

éditions : Presses de la cité
date de publication : 15-03-2018
pages : 368
prix : 21€

Résumé éditeur


La destinée hors du commun de Gabrielle Renard, fille de la campagne champenoise qui, de Paris à Grasse et jusqu'aux Etats-Unis, sera tour à tour employée de maison, nourrice, muse et figure féminine incontournable de deux artistes majeurs du xxe siècle : le peintre Auguste Renoir et le cinéaste Jean Renoir. La vie de Gabrielle Renard est un roman. Un roman vrai et en couleurs qui commence en 1894, quand, toute jeune, elle quitte sa Champagne natale pour devenir bonne à Paris chez les Renoir. Sa beauté simple mais rayonnante lui vaut de poser bientôt pour le célèbre peintre. Egalement nourrice du petit Jean, le futur cinéaste, elle contribue grandement à son éducation. De cette complicité, de cette tendresse, Renoir saisit sur la toile les instants pleins de grâce. Gabrielle suit la famille au gré de ses pérégrinations et de ses secrets, et côtoie de grands artistes : Manet, Degas... Toujours disponible quand le maître la réclame comme modèle, toujours admirative, de plus en plus experte en art... Ainsi va la vie hors du commun de Gabrielle dans l'intimité de deux artistes majeurs du xxe siècle. 

Pourquoi ce livre ?


Merci aux Presses de la cité grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'une auteure que j'apprécie beaucoup et que je suis depuis quelques livres maintenant.

De quoi est-il question ?


A la fin du XIXème siècle, Gabrielle est une jeune fille d'origine modeste. Afin de soulager sa famille, elle part au service de la famille Renoir où elle fait la connaissance du grand Auguste Renoir, peintre, auquel elle voue bientôt une admiration démesurée. Engagée à l'origine en tant que domestique et nourrice pour le jeune Jean, sa vie basculera dans cette famille.

Car sa jeunesse et sa beauté ne sont pas sans inspirer le peintre qui prendre très vite la jeune Gabrielle comme modèle, un exercice auquel elle se plie avec intérêt et passion. Et s'il n'y aura jamais rien de physique entre eux, c'est une relation beaucoup plus profonde qui naîtra entre eux, attisant la jalousie de l'épouse. D'autant que Jean apprécie également beaucoup sa nourrice.

Dans ce monde de bourgeoisie dans lequel Gabrielle n'est rien, la douceur, la bonté et la naïveté seront pour elle les clés pour s'intégrer parfaitement à cette famille. Mais les rancoeurs grandissent autour d'elle et bientôt, Gabrielle fera les frais de sa fraîcheur, notamment aux yeux d'une maîtresse de maison jalouse et face à la maladie qui gagne Renoir.

Du côté de la forme...


Lorsque j'ai vu que paraissait le nouveau roman de Lyliane Mosca, je n'ai pas hésité très longtemps avant d'avoir envie de le lire. Et une fois plongée dedans, il m'a été tout simplement impossible de le reposer avant de l'avoir terminé.

Dès les premières pages, je me suis laissée portée par le personnage de Gabrielle, cette jeune femme si touchante et si forte que l'on a envie de connaître, de prendre dans nos bras, de suivre et d'aimer comme elle sera aimée, sans ambiguïté par les Renoir père et fils. Gabrielle est le genre de personnage que l'on n'oublie pas, même le livre refermé.

Dans ce roman, nous découvrons aussi en version romancée deux figures majeures du XXème siècle : Auguste et Jean Renoir. Alors tout au long de la lecture, on ne peut s'empêcher de se demander où commence la fiction et où s'arrête l'historique au sein de cette histoire. Car l'auteure mêle les deux avec beaucoup de talent et nous porte dans l'un comme dans l'autre avec beaucoup d'aisance.

Souvent, ce type de romans nous parle d'amour. Ici, il nous parle d'admiration et de tendresse, il ne parle de respect et de relation si forte et si unique que l'amour n'est rien à côté. Et c'est dans cette relation que le lecteur aimerait se retrouver avec des sentiments et des émotions qu'il aimerait vivre lui-même. Ce fut mon cas.

Il est vrai que nous allons suivre Gabrielle tout au long de sa vie et, généralement, je n'apprécie que moyennement les ellipses temporelles. Pourtant, ici, cela fonctionne très bien et, au terme du roman, je dois avouer que l'auteure a su me tirer quelques larmes. Car ce roman nous parle aussi de jalousies entre femmes que nous pourrons bien comprendre.

C'est avec un pur plaisir que j'ai retrouvé la plume si forte de l'auteure qui, une nouvelle fois, a su m'emporter dans sa poésie d'écriture. Elle a su me rendre ce roman addictif, m'apprendre beaucoup de choses sur le monde de la peinture, me faire aimer des personnages et me donner envie de me renseigner un peu plus sur la part historique de l'ensemble.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de pouvoir découvrir et avec lequel j'ai passé un moment tout à fait unique aux limites du réel et du fictionnel. Voici un roman qui m'a émue et parfois mise en colère, qui m'a beaucoup appris tout en me faisant passer un moment plein de poésie. Ce roman ne s'oublie pas si vite une fois refermé ce qui entraîne le sentiment d'un coup de coeur.
Voici une auteure que je vous invite vivement à découvrir et dont j'attendrai le prochain opus avec impatience.

mardi 15 mai 2018

Rencontre avec Serge Camaille à Clermont-Ferrand (11-05-2018)

Salut à tous,

On se retrouve aujourd'hui pour le récit d'une nouvelle rencontre-radio qui, cette fois se déroulait à la librairie des Volcans à Clermont-Ferrand.

 L’image contient peut-être : Serge Camaille, sourit, texte

En partenariat avec Radio Arverne, c'est Serge Camaille qui a répondu aux questions de Henri Delorme autour de ses deux derniers romans : Peau de lapin et L'enfant de Carladès. Deux romans mettant en valeur l'Auvergne des années 1960-1970.


Au cours de cette rencontre, je dois dire que j'ai beaucoup appris sur l'Auvergne et sur des traditions dont j'ignorais tout. Il est toujours intéressant d'entendre parler des passionnés et Serge Camaille est de ceux-là.

J'ai donc désormais très envie de lire ces deux romans dont j'espère vous parler très bientôt :


Ce genre de rencontres est toujours un moment que j'apprécie beaucoup et dont j'ai toujours plaisir à vous parler. Vivement la prochaine !

samedi 12 mai 2018

Mon royal petit frère - Sally Lloyd-Jones et David Roberts



Infos sur le livre

éditions : Little Urban
date de publication : 12-01-2018
pages : 40
prix : 13,50€

Résumé éditeur


Il était une fois une magnifique princesse, gentille, intelligente, dotée d'une extraordinaire chevelure (je veux parler de moi, bien sûr) qui vit maître un abominable tyran : mon royal petit frère.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Little Urban grâce auxquelles j'ai pu découvrir cet album à la couverture plutôt mignonne et sur une thématique qui m'intéresse toujours.

De quoi est-il question ?


Ceci est l'histoire d'une princesse, une belle et gentille princesse qui vivait heureuse avec ses parents et son hamster jusqu'au jour où son monde à basculé. Car dans ce monde où la princesse pouvait passer des heures sur les genoux de sa maman, un tyran est arrivé. Un tyran qui accaparait toute l'attention de ses parents au point qu'il n'y avait plus de place pour elle.

Ce tyran, c'était un bébé ! Un bébé bruyant et puant devant lequel tout le monde s'extasiait et que la petite princesse pouvait de moins en moins supporter. Et pour le premier anniversaire du roi, tout empira encore lorsqu'il s'agit de tout faire pour que la fête soit parfaite, lorsqu'il s'agit pour tout le peuple de ne voir que sa Majesté. Alors la princesse eu une idée...

Du côté de la forme...


Cela faisait un petit moment que je n'avais pas pris le temps de me plonger dans ce genre de l'album et je dois dire que, lorsque j'ai vu cette couverture, j'ai été très attirée par cette histoire, certes commune mais dont l'humour m'intriguait.

Car la première chose que l'on peut dire à propos de cette histoire, c'est la magnifique dose d'humour utilisée par les auteurs pour s'approprier un album dont l'histoire est, somme toute, très commune : l'arrivée d'un bébé dans la famille. Ici, les auteurs jouent sur les codes du conte de fée et l'idée, vraiment pas mal, est fort bien traitée.

Il s'agit donc ici de mettre en valeur la question de l'arrivée d'un petit frère dans la famille et il est certain que ce genre de sujets fonctionnent toujours. Et je dois dire que je trouve toujours touchante l'idée de présenter le bébé à travers le regard de l'enfant un peu plus grand qui "subit" son arrivée. Une belle manière de rappeler aux parents que l'arrivée d'un bébé n'est pas toujours seulement source de joie pour tout le monde.

Le regard de l'enfant est au centre de cet album et notamment au travers de l'illustration qui se joue sur deux tableaux : d'une part l'illustration telle qu'on en a l'habitude et d'autre part la reproduction de ce que pourraient être des dessins d'enfants sur leur manière de voir les bébés. C'est par le biais de mises en parallèles que l'illustration travaille et l'ensemble fonctionne.

Le texte, du point de vue de la petite fille, est très touchant en ce qu'il donne vraiment le sentiment que c'est l'enfant qui parle. Mais surtout, ce que j'ai apprécié ici, c'est le travail effectué sur les sous-entendus de vocabulaire où le lecteur est, en un sens, invité lui-même à combler les trous. En cela l'album devient interactif ce qui fait toujours son effet.

Il est vrai que cet album a des airs de déjà vu mais j'ai aimé la manière dont il s'agit ici de jouer avec des codes connus pour offrir quelque chose de nouveau plein de tendresse qui pourra aider les enfants et faire réfléchir les parents. Tout est fait dans une simplicité apparente mais qui, quand on y regarde de plus près, pose les vraies bonnes questions.

En conclusion...


Voici un album traitant d'un sujet courant dans ce type de littérature. J'étais donc curieuse de voir comment il y serait traité et doit dire que je suis plutôt contente de ce que j'ai découvert entres codes communs et nouveautés de style. Les parents qui recherchent des titres pour parler de l'arrivée d'un bébé devraient apprécier cette petite histoire.

vendredi 11 mai 2018

10 jours dans un asile - Nellie Bly



Infos sur le livre

éditions : Point
date de publication : 03-11-2016
pages : 168
prix : 6,10€

Résumé éditeur


Engagée en 1887 au New York World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly a pour mission de se faire passer pour folle et d'intégrer un asile d'aliénés, le Blackwell's Island Hospital à New York. Elle y reste dix jours et en tire un brûlot. Dans ce reportage " undercover ", elle met en lumière les conditions épouvantables d'internement des patientes ainsi que les méthodes criminelles du personnel.

Pourquoi ce livre ?


Merci à ma chère Elo Melo de m'avoir offert ce petit livre qui me faisait tellement envie le jour où nous nous sommes enfin rencontrées.

De quoi est-il question ?


A la fin du XIXème siècle, Nellie Bly est journaliste pour le New York World, une journaliste très moderne en ce qu'elle a coeur de pénétrer incognito les milieux qui l'intéressent pour être au plus proche de la réalité de ce qu'il s'y passe. C'est ainsi qu'en 1887, elle se fera passer pour folle afin d'intégrer l'asile pour femme de New-York.

Et si Nellie savait que la situation des femmes dans ces lieux n'était guère enviable, jamais elle n'aurait pu croire que ces murs cachaient un tel enfer : des bains d'eau froide, de la nourriture dont même les animaux ne voudraient pas, des sévices corporels et, bien sûr, des menaces des infirmières si les malades parlent de quoi que ce soit. La menace surtout de n'être jamais crue parce que la folie est le maître mot des lieux.

D'autant que l'asile n'est pas seulement là pour les femmes réellement folles. Des femmes en pleine santé sont aussi là. Folles, elles le deviendront. Quel meilleur moyen que l'asile pour se débarrasser de ceux qui gênent, de ceux que l'on ne veut pas prendre le temps d'écouter ? Alors, pendant 10 jours, Nellie prendra des notes, réelles puis mentales, afin de dénoncer cet enfer.

Du côté de la forme...


La première fois que j'ai entendu parler de ce petit livre, j'ai su qu'il me faudrait le lire. Le sujet était trop important, trop grave, pour que je passe au-delà. Mais malgré tout ce que je pouvais imaginer, rien ne me laissait prévoir l'horreur de ce que j'allais lire.

Ce petit livre est la retranscription en livre d'un article paru dans le format à l'époque des faits. Pourtant, page après page, il est bien difficile d'imaginer que tout ce que raconte l'auteure est vrai. Car tout ce que raconte l'auteur, nous ne l'imaginons guère ailleurs que dans des films d'horreurs ou que dans l'imaginaire que l'on peut avoir des camps de concentration des décennies plus tard.

L'auteur se fait témoin de cet enfer et, en tant que journaliste, parvient fort bien à faire ressentir à son lecteur tout l'effroi de ce qu'elle vivra pendant quelques jours. Alors le lecteur ressent le froid, respire la puanteur, se sent lui-même crasseux. Et alors qu'il se dit que Nellie ne vivra cela que quelques jours, il se demande combien de temps certaines vécurent l'horreur...

Souvent, nous souhaitons retenir le meilleur de chaque époque. C'est humain et c'est ce qui nous permet de ne pas sombrer quand on parle de l'Histoire. Mais la vérité d'un temps, c'est aussi ce genre d'horreurs qu'il ne faut pas oublier. Les infirmières dont au long de ce récit sont odieuses, inhumaines et mériteraient bien quelques gifles. Mais ne sont-elles pas représentatives d'une époque ?

Faisant suite à ce récit, le livre contient également deux autres petits compte-rendu de Nellie Bly : l'un lorsqu'elle voulu être domestique, l'autre lorsqu'elle tenta l'expérience de l'usine. Et là encore, les comportements ne sont pas glorieux. L'ensemble des droits nous donne alors un aperçu assez précis de ce que pouvait être la vie à New York à l'époque.

Concernant le style de l'auteure, et bien nous sommes là dans un style journalistique en bonne et due forme qui ne change finalement pas tellement d'un style journalistique moderne. Un style net et précis, allant à l'essentiel pour une auteure n'hésitant pas à mettre en avant des sujets qui fâchent au risque même de sa propre liberté. Bravo !

En conclusion...


Voici un petit livre que j'étais très curieuse de pouvoir découvrir, que j'ai dévoré en peu de temps et qui m'a totalement chamboulée. Si le sujet m'intéressait et si je savais que ce ne serait pas une lecture plaisante, je ne m'attendais toutefois pas à autant d'horreur. A découvrir pour tous les amateurs d'histoire du XIXème siècle, à tous ceux qui n'ont pas peur de la vérité.
Nellie Bly est également l'auteure d'autres récits, à voir si je me laisserai tenter.

jeudi 10 mai 2018

Toutes blessent la dernière tue - Karine Giébel



Infos sur le livre

éditions : Belfond
date de publication : 29-03-2018
pages : 744
prix : 21,90€

Résumé éditeur

Maman disait de moi que j'étais un ange. Un ange tombé du ciel. Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais... Je connais l'enfer dans ses moindres recoins. Je pourrais le dessiner les yeux fermés. Je pourrais en parler pendant des heures. Si seulement j'avais quelqu'un à qui parler... Tama est une esclave. Elle n'a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin... Frapper, toujours plus fort. Les détruire, les uns après les autres. Les tuer tous, jusqu'au dernier. Gabriel est un homme qui vit à l'écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures. Un homme dangereux. Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite ! Parce que bientôt, tu seras morte.

Pourquoi ce livre ?

Merci aux éditions Belfond grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman qui m'attirait énormément et qui m'a permis de relire un roman de l'auteure.

De quoi est-il question ?

Leyla n'est qu'une enfant lorsque sa tante vient la chercher au Maroc afin de l'amener en France sous prétexte de lui offrir une vie meilleure et la possibilité de faire des études. Mais dans ce pays qu'elle ne connaît pas, l'enfant n'a aucune existance légale et, très vite, se retrouve dans une famille où les tâches domestiques lui reviennent d'autorité.
Alors, à à peine neuf ans, la fillette se retrouve bonne à tout faire, doit dormir dans un placard et court le risque à chaque instant d'être battue si le travail n'est pas fait comme la maîtresse de maison le demande. Alors, celle qui est désormais appelée Tama, s'habitue à la violence quotidienne, aux humiliations et aux brimades.

Mais le regard appuyé de l'homme de la maison, la jalousie de la femme, l'impossibilité pour Tama de se défendre la reconduisent tout droit chez Majda, cette femme qui l'a ramenée en France. Et si Tama pensait avoir déjà connu le pire, elle est encore très loin du compte. Car quel possibilité pour une enfant clandestine de se libérer de la cruauté humaine dans toute son horreur ?

Du côté de la forme...

Karine Giébel est reine dans l'art du thriller et, pour les amateurs du genre, il n'est plus utile de la présenter. Dès que j'ai vu ce titre, quelque chose m'a attirée vers lui et je l'ai entamé avec la certitude de passer un moment incroyable. Je ne pensais pas à ce point.
Dans ce nouveau roman, l'auteure choisi de parler d'un sujet très actuel et pourtant très tabou dans notre société : l'esclavage moderne de ces fillettes arrachées à leur pays pour devenir bonnes et souffre-douleur en France. Nous ignorons si, tout à côté de nous, une enfant ne subit pas ce sort et cette seule pensée retourne l'estomac.

Ici, c'est à travers le personnage de Tama que l'auteure nous parle de tout ça, une fillette puis une adolescente touchante qui va vivre le pire. Car l'auteure ne ménage pas son lecteur et lui montre la réalité d'un monde qu'il nie. Tama vivra le pire à de multiples reprises, sera entraînée d'une horreur à l'autre et connaîtra le vice sous toutes ses formes.

Ce roman n'est pas un thriller comme on peut le penser. Il n'est pas un polar non plus et pourtant il n'est pas un roman de littérature générale. En réalité, il est dans un genre hors catégorie même si, aléatoirement, une partie présente apparaît avec un homme, Gabriel, tueur à ses heures mais qui sera la source de salut d'une jeune femme dont nous comprendrons le rôle bien plus tard.

De vous parler de ce roman, j'ai de nouveau des frissons. Car cette histoire est bien plus qu'une histoire, elle est un message de société, elle est un message d'émancipation et de courage. Ce roman est aussi un message sur les bonheurs simples que nous, dans nos vies faciles, nous oublions trop souvent : le bonheur de manger à sa fin, de savoir lire, de pouvoir sortir comme on le souhaite.

Est-il encore besoin de vous parler du style de Karine Giébel ? Ce style fort, prenant, addictif, laissant ressortir des centaines d'émotions à la minute, ce style offrant des personnages magnifiques ou horribles mais auxquels on croit sans hésiter ? Est-il besoin de vous parler de ce style unique qui fait de l'auteure une reine du genre ?

En conclusion... 

Voici un roman que j'avais la plus grande hâte de pouvoir lire et que j'ai tout simplement dévoré malgré ses 735 pages de texte. Voici un roman qui ne peut laisser indifférent et qui fait réfléchir le lecteur sur un sujet tabou qu'il conviendrait d'évoquer plus souvent. Voici un roman unique  que je ne peux que vous conseiller et qui est pour moi un coup de coeur.
Oh combien j'ai hâte de pouvoir me plonger dans un autre roman de l'auteure !  

mercredi 9 mai 2018

L'arche de Néo - John Yeoman et Quentin Blake



Infos sur le livre

éditions : Little Urban
date de publication : 10-11-2017
pages : 56
prix : 8€

Résumé éditeur


Lorsque Monsieur Néo, le menuisier le plus enthousiaste et sympathique du monde, découvre la météo, il est convaincu qu'une tempête arrive et qu'elle provoquera une inondation sans précédent. Il se lance alors dans la construction d'un bateau géant capable d'héberger toute la famille... et de nombreux invités surprises ! Le mythe de l'arche de Noé revisité avec malice par John Yeoman et Quentin Blake.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Little Urban grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau titre illustré par Quentin Blake, un de mes illustrateurs favoris.

De quoi est-il question ?


Monsieur Néo adorait travailler le bois. Il avait déjà d'ailleurs construit beaucoup de choses, plus ou moins utiles, du vélo au parapluie en passant même par une barboteuse pour son petit garçon. Mais il lui restait encore du bois, beaucoup de bois, et il commençait à manquer d'idées jusqu'au jour où il eu celle de construire une énorme bateau !

Aussitôt, il se mit au travail et commença la construction de ce bateau magistral dans sa cave sans réellement penser à comment il ferait pour l'en sortir le temps venu. Ce soir-là, en allumant la télé, l'idée vint d'elle-même lorsque la météo annonça un temps exécrable pour les jours à venir. Monsieur Néo eu alors l'idée de transformer son bateau en arche.

La famille se prépara donc : la vaisselle, les vêtements, la nourriture... Ils n'oublièrent rien et s'apprêtèrent à partir pour cette aventure hors du commun. Mais alors qu'ils pensaient n'avoir rien oublié, deux moutons vinrent les rejoindre afin de partir avec eux, suivis bientôt par d'autres animaux. Lorsque la pluie commença à tomber, tous étaient là pour l'aventure de leur vie.

Du côté de la forme...


Si j'ai choisi cet album, c'est pour deux choses : son illustrateur, déjà, que j'affectionne beaucoup et que j'avais très envie de retrouver et la réécriture évident de l'un des passages les plus connus de la Bible. Bien sûr, j'ai eu les deux pour mon plus grand plaisir.

Au début de cette petite histoire, nous découvrons donc M. Néo, un passionné de menuiserie qui construit un peu tout et n'importe quoi avec son bois. En cela, nous retrouvons la fantaisie qui semble apparaître comme caractéristique de l'auteur que cela soit le parapluie en bois ou la thématique de la passion dévorante mais aussi la réécriture elle-même.

Comment ne pas penser à la Bible et à l'arche de Noé lors de la lecture de cet album ? Pourtant, l'auteur s'amuse entre texte traditionnel ancien et modernité. La réécriture est là, évidente, mais dans un contexte actuel où la parole de Dieu est remplacée par la chaîne météo. Beaucoup d'humour de fait dans cette réécriture mais aussi quelque chose d'assez dérangeant finalement.

Le travail de réécriture proposé par l'auteur est intéressant en ce qu'il n'est ni moqueur ni trop prononcé mais plein de finesse et d'intelligence pour le présenter aux enfants d'aujourd'hui sans forcément leur imposer la thématique religieuse. Cette histoire d'arche retrouve alors sa fonction poétique et pleine d'aventure pour un délicieux moment d'imaginaire.

Car ce qui fait une nouvelle fois du bien ici, c'est la juste part de fantaisie dans une histoire qui se veut au départ proche du réel. L'imaginaire apparaît peu à peu pour entraîner le lecteur dans le monde du rêve sans qu'il ne s'en rende vraiment compte et c'est là ce qui fait le plus de bien. Et si la réécriture est là, l'histoire peut se lire sans la connaître et c'est ce que j'ai apprécié.

Et puis, bien sûr, c'est avec le plus grand bonheur que j'ai retrouvé la patte si singulière de Quentin Blake dans l'illustration. J'ai aimé la manière dont il s'est approprié le texte pour en offrir une illustration tout à fait originale, s'inspirant du style de l'auteur qui a aussi su proposer une histoire ni trop proche ni trop lointaine de l'original.

En conclusion...


Voici un petit livre que j'étais très curieuse de découvrir et avec lequel j'ai passé un agréable moment, moi qui adore les travaux de réécriture chez les auteurs. J'ai eu le plaisir de retrouver un duo auteur-illustrateur qui fonctionne très bien et ai su me laisser embarquer dans un univers plein de féerie et de fantaisie qui offre un moment hors du temps à découvrir.
J'espère avoir bientôt l'occasion de découvrir un nouveau livre de ce duo.