jeudi 9 mars 2017

Le somnambule - Sebastian Fitzek



Infos sur le livre

éditions : L'Archipel
date de publication : 15-03-2017
pages : 400
prix : 22€

Résumé éditeur


Enfant, Leo Nader était victime de crises de somnambulisme. Si intenses qu’on l’avait contraint à consulter un psychiatre, le docteur Volwarth. Bien des années plus tard, Leo se croit guéri. Mais, un matin, il découvre que son épouse a été agressée pendant la nuit et qu’elle s’apprête à le quitter. Il tente de la retenir, mais elle s’enfuit. Leo, qui se croit coupable, décide de retourner voir son psy. Ce qu’il va découvrir ira bien au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer…

Pourquoi ce livre ?


Merci à LP Conseils et aux éditions de l'Archipel grâce auxquels j'ai pu découvrir ce roman, mon premier de l'auteur, en vue des Quais du polar de Lyon.

De quoi est-il question ?

Lorsque Leo Nader se réveille ce matin-là, quelle n'est pas sa surprise de voir son épouse, Nathalie, en train de finir de boucler ses valises, prête à partir. Pire. Tout porte à croire que, durant la nuit précédente, il l'a agressée physiquement mais l'homme n'en garde aucun souvenir. Paniqué, il décide de faire appel au seul homme capable de l'aider, son ancien psychiatre.

Il faut dire que, des années plus tôt, Leo était atteint d'une forme rare de somnambulisme qui le poussait à accomplir des actes pendant la nuit, actes dont il ne gardait aucun souvenir au réveil. Aurait-il pu mal agir envers son épouse alors qu'il était endormi ? Et dans ce cas, pourquoi Nathalie ne s'est pas rendue à son travail depuis plusieurs jours ?

Désespéré mais également en proie au doute et à l'inquiétude, Leo va tout mettre en oeuvre pour comprendre ce qu'il s'est passé pendant la nuit et pourquoi semble-t-il que les réponses se trouvent au sein même de cet appartement et de cet immeuble dans lequel, il y a quelques jours encore, il vivait si heureux ? Pourquoi rien ne semble aussi simple qu'il y paraissait ?

Du côté de la forme...


Cela faisait longtemps que j'attendais de pouvoir me plonger dans un roman de Sebastian Fitzek suite aux avis très différents que j'avais pu entendre ici et là. Ce nouveau roman à paraître en cette période des Quais du polar était donc pour moi l'occasion rêver de m'y plonger.

Dès le début de son roman, l'auteur nous plonge dans un univers étrange situé quelque part entre le rêve et la réalité où son personnage va se retrouver au sein d'un mystère que rien n'avait prémédité et qui va lui-même le replonger dans les tréfonds de son enfance. Une ambiance qui laisse planer un doute sur le dénouement que le lecteur averti n'aura aucun mal à envisager, du moins en partie.

J'avoue que j'ai eu un peu de mal Leo qui est un personnage dont on ne sait trop que penser. On doute de sa culpabilité mais, en même temps, tout porte à croire que l'homme est en proie à la folie. Le point de vue interne nous invite à penser que ce qu'il vit est réel mais comment croire un seul instant que les découvertes qu'il va faire au sein de son immeuble sont vraies ?

C'est donc avec brio que l'auteur nous plonge au sein d'un univers qu'il est difficile de comprendre et d'admettre mais qui fonctionne. Un univers auquel on croit tout en se demandant où est "le truc". Un Pourà l'onirisme puissant et à l'ambiance cauchemardesque omniprésente. Un univers où il convient de ne pas chercher une logique mais où suffit de se laisser porter.

L'intrigue elle-même est prenante avec cette envie pour le lecteur, ainsi que pour le personnage, à comprendre ce qui est arrivé à Nathalie. Car si le lecteur a bien une certitude c'est que quelque chose de terrible s'est passé. Il s'agit désormais de comprendre quoi. Et il faut reconnaître que l'auteur a une belle maîtrise de l'horreur de l'hémoglobine aux cafards en passant le labyrinthe et son mystère.

Le style de l'auteur a ceci de particulier qu'il nous fait croire à l'incroyable, qu'il nous immerge au sein d'une ambiance addictive et onirique, qu'il nous fait douter de tout ce que nous croyons savoir, qu'il nous promène de rebondissement en rebondissement jusqu'au final explosif, qui, s'il n'a rien de bien original pour le monde du polar, fera réfléchir longtemps encore son lecteur.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de pouvoir découvrir et avec lequel j'ai passé un très bon moment où l'ambiance prévaut sur tout le reste. Voici un roman dont l'intrigue n'a pas su me convaincre totalement mais dont la manière de l'amener mérite que l'on s'y attarde. Voici un roman qui nous propulse dans un monde d'onirisme angoissant et qui nous plonge au coeur du cauchemar.
Voici un roman dont je ressors mitigée. Ce sera donc avec le plus grand plaisir que j'écouterai l'auteur nous parler de son roman aux QDP. Je lirai sans doute à l'occasion un autre roman de lui.

Pour acheter le roman, c'est ici :

mercredi 8 mars 2017

Les filles déchues de Wakewater - V.H. Leslie



Infos sur le livre

éditions : Denoël
date de publication : 02-02-2017
pages : 160
prix : 18,50€

Résumé éditeur

Londres, époque victorienne. Le sanatorium de Wakewater est une sinistre bâtisse située sur les bords de la Tamise qui accueille les jeunes femmes dépressives. On retrouve régulièrement des cadavres de noyées échoués à proximité... Londres, de nos jours. Délaissé pendant des années, Wakewater a été transformé en immeuble dernier cri. C'est ici que s'installe Kirsten, à la suite d'une rupture. Elle espère y trouver la paix, grâce au calme réparateur de la Tamise. Au fil des jours, la jeune femme devient de plus en plus obsédée par les secrets que recèle l'ancien sanatorium. Et si les noyées de Wakewater n'avaient pas dit leur dernier mot ?

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Denoël grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce court roman dont le résumé m'avait beaucoup tentée lors des présentations d'ouvrages.

De quoi est-il question ?


A la suite d'une déception amoureuse, Kirsten emménage dans un appartement flambant neuf à Wakewater. avec vue sur la Tamise. Elle espère y trouver un peu de paix et de quiétude ainsi que pouvoir enfin se reposer d'autant qu'elle vit seule dans l'immeuble pour l'instant à l'exception de Manon, une vieille fille qui vit seule avec son chat et semble en savoir beaucoup sur Wakewater.

En 1871, Wakewater est un sanatorium qui recueille les jeunes femmes dépressives, les prostituées et toutes celles que l'on désigne comme méritant d'être soignées. Evelyn est une féministe défendant et aidant les femmes des rues qui vendent leur corps. Sa détermination lui a valu ce séjour à Wakewater dont elle ne ressortira par indemne.

Car si Wakewater offre aujourd'hui de très beaux appartements, si par le passé il était reconnu et réputé pour ses soins par l'eau, Evelyn va bientôt découvrir à ses dépends que l'enfer peut prendre de multiples visages et Kirsten que le passé peut bien resurgir n'importe quand pour un peu qu'il y ait quelqu'un prêt à l'entendre...

Du côté de la forme...


Je l'avoue, la psychiatrie et la médecine telles qu'elles étaient pratiquées au 19ème siècle m'intéressent beaucoup de par cette dualité entre l'horreur dont il s'agissait et la toute bonne foi des médecins de l'époque. C'est donc sans hésiter que je me suis plongée dans ce roman.

Le premier point positif est l'alternance des chapitres entre le point de vue de Kirsten, une femme ordinaire tentant de se remettre d'une rupture de nos jours et Evelyn, une jeune femme aux idées bien trempées dans un époque qui avait bien du mal à l'accepter et qui va se retrouver au coeur de l'horreur. Deux femmes si différentes et qui pourtant se ressemblent étrangement.

L'autre bon point, c'est l'ambiance. Que ce soit via l'une ou l'autre des jeunes femmes ou des époques, l'auteure maîtrise l'ambiance dans laquelle elle nous plonge, une ambiance emprunte de mystère et qui met page après page assez mal à l'aise. D'ailleurs, sans trop en dire, j'ai aimé combien l'auteur prend au pied de la lettre l'expression : "les fantômes du passé".

Car, enfin, ce qui est plutôt fort avec ce roman c'est le côté "ordinaire" auquel s'ajoute une pointe d'étrange voire de fantastique. L'auteure joue avec les légendes urbaines et le huis-clos pour dire cette époque et nous plonger dans un univers dont on ne sait finalement rien. De fait, au terme de ce roman, le lecteur a comme un sentiment d'onirisme en se demander si ce qu'il a lu est vrai ou s'il n'était que dans un rêve immense.

Le style de ce court roman emprunte beaucoup au genre de la nouvelle et c'est peut-être là que ça pêche avec le sentiment, pour moi, que l'auteure n'est restée qu'en surface de son sujet sans poussée au bout ses idées tant de fantastique que de description des sanatorium et méthodes médicales de l'époque. Malgré l'ambiance prenante le lecteur a alors le sentiment d'une fin qui arrive trop tôt et d'un sujet effleuré.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de pouvoir découvrir mais duquel je ressors malheureusement mitigée. Malgré une ambiance étonnante et de belles héroïnes, malgré un sujet prometteur et riche c'est finalement avec un goût d'inachevé que je ressors de cette lecture. Les amateurs de nouvelles sauront, je pense, trouver leur bonheur dans cette lecture.
Peut-être lirai-je à l'occasion un autre roman de cette auteure qui me semble malgré tout très prometteuse.

Pour acheter le roman, c'est par ici :

mardi 7 mars 2017

Top Ten Tuesday (100)

Top Ten Tuesday est un concept anglais repris par Iani et que l'on retrouve aujourd'hui sur le blog de FroggieChaque semaine un Top Ten est défini et les blogueurs répondent à ce thème.



Le Top 10 d'aujourd'hui : Les 10 secrets ou anecdotes sur vous en lien avec la littérature

Pas évident ce thème... Mais toujours sympa à faire pour sortir de la virtualité. Le thème incluant deux sujet en un, on va tenter de faire cinq et cinq...


Mes petits secrets :

1- J'ai eu une note minable à l'oral du bac de français

2- J'ai vu nombre de films avant de lire les romans d'où ils étaient tirés (Harry Potter, La ligne verte, Le diable s'habille en Prada...)

3- J'ai plusieurs fois lu les "profils d'une oeuvre" après n'avoir absolument rien compris au livre que je venais de lire pour les cours

4- Il m'est arrivé de devoir relire la même page plusieurs fois (notamment en classiques) en ne comprenant rien à ce que racontait l'auteur (vive les Essais de Montaigne et les Pensées de Pascal...)

5- Jusqu'à mon année de terminale j'avais dans la tête que les blogs "ça ne valait rien" suite à des propos d'enseignants nous disant qu'il ne fallait pas se fier à ce qu'on y lisait (et oui, je n'avais pas internet donc pour moi tout ça était dans un gros flou artistique).


Quelques anecdotes :

1- J'ai plus d'une fois loupé mon arrêt de bus en étant trop prise dans ma lecture (plutôt embêtant il faut bien l'avouer)

2- J'ai été prête à me coltiner plusieurs heures de transports en commun pour pouvoir rencontrer un auteur quelques minutes.

3- Je fais des piles de livres partout, parfois elles tombent... Pas top quand un énorme bruit te réveille en pleine nuit et que tu découvres que tout est par terre...

4- J'adore lire mais la première que j'ai dû lire un album jeunesse à un groupe d'enfants, j'étais en panique avec leurs grands yeux qui me regardaient.

5- Se faire appeler par son nom de blog au milieu d'un salon du livre, sans que tu ne l'ais vu venir, surtout la première fois, c'est intimidant et, en même temps, ça fait chaud au coeur.


Et voilà pour moi cette semaine !
Et vous ? Quels sont vos petits secrets en lien avec la littérature, la lecture et le blog ?

lundi 6 mars 2017

Devinettes sans queue ni tête - Anne Le Maître et Sandrine Lhomme



Infos sur le livre

éditions : Balivernes
date de publication : 01-06-2016
pages : 22
prix : 9€

Résumé éditeur

Des devinettes sur des objets du quotidien pour les découvrir autrement... Cinq devinettes qui permettent aux plus petits de s'amuser car toutes les réponses font référence à des objets de leur quotidien. Les illustrations pleines de couleurs et de détails leur donneront envie de s'amuser à reconnaître et à chercher les différents éléments ou objets comme dans un imagier mais celui-ci est loufoque ! Un tout cartonné pour les tout petits pour jouer ensemble ou tout seul, à feuilleter les pages et à explorer les illustrations.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Balivernes grâce auxquelles j'ai pu découvrir cet album cartonné qui m'avait plutôt tentée lorsque je l'avais vu dans le programme des éditions.

Mon avis...


Les devinettes, voilà qui est indémodable et qui traverse les générations et les tranches d'âges. On se pose des devinettes à l'école primaire, en secondaire, en études supérieures et même entre adultes lors de soirées entre copains. La devinette est donc un outil essentiel dans la construction de l'enfant, de son imaginaire et de son sens de la camaraderie.

Du coup, lorsque j'ai eu l'occasion de me plonger dans cet ouvrage, je n'ai pas hésiter bien longtemps et je dois dire que j'ai pris un certain plaisir à découvrir des devinettes totalement novatrices. Le problème, c'est que les devinettes en questions sont parfois un peu, pour ne pas dire beaucoup, alambiques avec des raisonnements logiques qui m'ont un peu échappé.

Je ne me verrais donc pas poser ce genre de devinettes aux plus jeunes mais peut-être ceux-ci trouveraient-ils plus facilement. Il est bien connu que les enfants n'ont pas la même logique que les adultes et ces devinettes seraient un bon test pour le démontrer. Il faut cependant reconnaître la poésie et l'amour des mots inclus dans ces devinettes.

Pour ce qui est des illustrations, je n'ai malheureusement pas accroché non plus. Le style un peu ancien, d'ordinaire, me charme mais ici j'ai trouvé qu'il y avait un trop plein d'information sur les dessins qui finissent par fatiguer la vue par des coloris trop agressifs. L'idée est originale et permettra aux plus jeunes de découvrir notamment des jouets d'un autre temps mais, pour ma part, j'ai eu du mal.

C'est donc plutôt déçue que je ressors de cet album car même si j'ai horreur de dire cela je n'ai pas réussi à être transportée dans l'imaginaire de l'ouvrage au style un peu trop particulier pour moi. Je le regrette car le style des devinettes plein de poésie vaut le déplacement et mérite d'être découvert et les illustrations ont un charme qui saura sans doute plaire à plus d'un.

En conclusion...


Voici donc un album que j'étais très curieuse de découvrir mais dont je ressors au final plutôt déçue avec un sentiment de flou du texte et d'agressivité de l'illustration. L'originalité de l'ouvrage est à noter et je ne doute pas qu'il saura convaincre parents et enfants mais, pour moi, ça n'est pas passé. Dommage. A découvrir malgré tout pour se faire son propre avis.

Pour acheter l'album, c'est par ici :


"C'est lundi, que lisez-vous ?" (140)

Initié par Mallou et repris par Galleane, ce rendez-vous hebdomadaire est fait pour répondre à trois questions :

- Qu'ai-je lu la semaine dernière ? 
- Que suis-je en train de lire ?
- Que vais-je lire ensuite ?


Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine commence et il est l'heure pour moi de vous montrer toutes mes lectures de la semaine dernière. Une semaine marquée par les Quais du polar tout particulièrement.

- Ce que j'ai lu la semaine dernière



- Ce que je lis en ce moment


Oui, j'avoue, quatre livre en même temps ça fait un peu beaucoup...

- Ce que je lirai ensuite


Et voilà pour moi cette semaine !
Et vous ? Quelles sont vos lectures du moment ?