dimanche 24 juin 2018

In my mailbox (250)

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren  et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. Retrouvez l'ensemble des participants francophones chez Lilie.
Le rendez-vous hebdomadaire a été déplacé chez Lire ou Mourir.


Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine s'achève et pour la première fois depuis un petit moment je prends le temps de vous montrer mes réceptions de la semaine. Non que je n'ai rien reçu pendant presque deux mois mais parce que je n'ai pas pris le temps de tout vous montrer. Désolée...

Voici donc ce que j'ai reçu ces derniers jours et avec seulement deux réceptions je suis contente de pouvoir dire "pal en baisse".

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C'est ceci dit sans compter sur tous les ebook De Borée que j'ai eu l'occasion de récupérer mais en numérique, ça fait illusion pour la pal...

Et vous ? Qu'avez-vous reçu de beau ?

samedi 23 juin 2018

Les dames de Pécharmant - Isabelle Artiges



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 14-06-2018
pages : 333
prix : 18,90€

Résumé éditeur


Mathilde, femme déterminée et ambitieuse, souhaite transmettre son amour de la vigne à sa petite-fille Suzie. Cependant, le vent de liberté et d'insouciance des années 1950 rendent cet héritage lourd à porter pour la jeune fille.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'une auteure que j'apprécie beaucoup.

De quoi est-il question ?


Nous voici dans les années 1950. Suzie, une adolescente pleine de vie, et sa sœur profitent du domaine de leur famille et s’emploient à y préserver les traditions de leur famille même si l’aînée voudrait bien épouser le garçon dont elle est amoureuse à l’encontre des mariages de raison dont décident encore les parents.

Mais une voiture abandonnée dans un choix et les silences intriguent la jeune Suzie bien décidée à découvrir les secrets de sa famille. Car même si sa sœur lui dit que rien d’important n’est dissimulé, si sa grand-mère Mathilde lui demande de ne pas s’en occuper, les distances instaurées par sa mère et les messes basses perturbent la jeune fille.


Alors bien malgré elle, Mathilde se souvient. Elle se souvient la guerre lorsque son époux dû partir sur le front la laissant seule maîtresse du domaine, elle se souvient de ce couple arrivé par hasard et qui bouleversa sa petite vie tranquille, elle se souvient de cet enfant qui a tout changé et qui, aujourd’hui, est bien à la source des silences…

Du côté de la forme...


Attirée et par le nom de l’auteure et par la couverture de ce roman que je trouve vraiment très chouette, je n’ai pas hésité longtemps avant de me plonger dans ce roman que j’ai dévorée en un rien de temps.

Sur un rythme ternaire, ce roman va mêler deux époques : le temps de la première guerre d’une part, celui de 1950 de l’autre. Et l’auteure parvient fort bien à dire combien la seconde a découlé de la première, faisant profondément changer les mentalités et, surtout, la place de la femme dans la société qui y a gagné son émancipation.

Bien que séparées de deux générations, Suzie et Mathilde sont toutes deux des femmes bien ancrées dans leurs temps, fortes de caractère et surtout, le plus important, profondément attachées à leurs familles. L’une veut en découvrir les secrets parce qu’elle les aime, l’autre en sera le point de départ pour la sauver.

Il est vrai que nous ne sommes pas là dans du gros secret de famille ni même dans un roman où le secret en question est dévoilé dans les dernières pages. Les informations sont données peu à peu pour quelques éléments concluant l’ensemble. Pour autant, ça marche. Car le lecteur s’attache à cette famille, à ces femmes et aux épreuves qui régirent la vie de Mathilde.

Mais ce que j’ai profondément aimé au cours de ma lecture, c’est le caractère profondément humains des personnages, leur volonté de vivre, leur capacité à aimer et celle qu’ils ont à se faire aimer du lecteur. Difficile de quitter Suzie et Mathilde au terme de ce roman sans un petit pincement au cœur même si j’avoue que j’aurais aimé éprouver ce même attachement pour tous les personnages du roman.


Pour ce qui est du style, c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé ici l’écriture d’une auteure qui sait nous conter de belles histoires. Le cadre qu’elle nous décrit, on y plonge à corps perdu. Les êtres qu’elle nous présente, on y croit. Les vies qu’elle nous romance paraissent parfaitement vraies car auraient bien pu arriver à de multiples familles.

En conclusion...

Voici un roman qui me tentait énormément et avec lequel j’ai passé un très agréable moment. Car s’il ne nous propose pas une intrigue aux multiples rebondissements, il nous conte avec beaucoup de finesse des vies de femmes qui nous touchent, nous émeuvent, nous font sourire parfois. Et dans ce roman, c’est aussi un beau témoignage de générations qui nous est offert pour ne jamais oublier le passé et le fait que nous venons tous de quelque part.

Si vous n’avez pas encore eu la chance de découvrir un roman de l’auteure, je ne saurais trop vous conseiller cette lecture que, pour ma part, je relirai bientôt.

vendredi 22 juin 2018

Votez Maman - Chantal Cahour



Infos sur le livre

éditions : Cascade
date de publication : 26-02-2004
pages : 152
prix : occasion

Résumé éditeur


Olympe et Robin sont très amis. Pourtant, depuis que la mère d'Olympe et que le père de Robin sont candidats aux élections, ils ne se parlent plus. Au collège, chacun campe sur ses positions et les disputes se multiplient. Jusqu'à ce que des lettres anonymes menacent les candidats et leurs familles...

Pourquoi ce livre ?


Alors que cette auteure a fait partie de mon enfance, de même que cette collection, c'est sans hésiter que j'ai fait l'acquisition de ce petit livre lorsque mon regard s'est posé dessus.

De quoi est-il question ?


Olympe et Robin sont en sixième et se vantent de vivre une amitié que rien, ils en sont certains, ne saura briser. La mère d'Olympe est candidate pour les élections municipales et est très soutenue par les électeurs même si ses priorités ne sont pas celles de tous les autres candidats. Alors, quand le père de Robin se présente à son tour pour défendre l'équipe de foot locale, tout s'effondre.

Dès lors, les deux enfants n'ont de cesse de vouloir défendre leur propre parent dans cette élection et pour le voir gager, tous les coups sont permis qu'ils soient de bonne guerre ou un peu moins moraux, mettant à mal leur amitié. D'autant que, bientôt, les parents ne vont pas tarder à se comporter eux aussi comme des enfants et à se chercher querelle.

Mais alors qu'ils sont certains du bien fondé de leurs agissements, les enfants ne vont pas tarder à devoir se frotter à des situations qui les dépassent. Car quant on parle politique, certain prennent les choses beaucoup plus à coeur que d'autres. Au fil de leurs actions, les enfants pourraient bien finir par se mettre en danger...

Du côté de la forme...


Etant enfant, j'ai lu et relu jusqu'à la corde certain titres de l'auteur. Pouvoir découvrir, sinon un inédit, au moins un titre que je ne connaissais pas d'elle était donc une chance sans nom qui m'a permis un retour en enfance que je ne regrette pas du tout.

La première chose à dire est que l'auteure ne traite pas ici d'un sujet foncièrement évident : la politique. Car s'il s'agit déjà d'un terrain glissant chez les adultes, celui-ci peut l'être plus encore pour les enfants. Et l'auteur parvient très bien ici à s'en débrouiller en faisant même comprendre aux enfants qu'ils peuvent s'y intéresser mais qu'avant de foncer, il faut comprendre.

A noter que l'auteur invente des noms de partis politiques dans son roman et le fait que le partie de la maman d'Olympe se nomme "En marche" n'est dû qu'à une malheureuse coïncidence le roman étant paru bien avant que notre parti gouvernemental actuel voit le jour. Mais force est de constater aussi que l'auteur s'inspire du réel pour faire réfléchir les jeunes.

Dans son roman, l'auteure s'adresse aux jeunes comme aux futurs citoyens qu'ils sont. Mais par les personnages d'Olympe et Robin, elle leur fait aussi comprendre que rien n'est jamais simple. Il est certain que le lecteur adulte n'aura pas la même lecture que le jeune lecteur mais sûrement que les jeunes sauront se reconnaître dans les agissements des deux héros.

Mais ce roman est aussi un joli roman sur la famille et sur l'amitié où la discussion et l'entraide sont les clés. Nous retrouvons des sujets comme les querelles entre frères et soeurs ou encore les incompréhensions entre parents et enfants qui sont toujours efficace dans des romans pour la jeunesse pour laisser entendre à chacun le point de vue de l'autre.

C'est avec la plus grande joie que j'ai retrouvé l'écriture de Chantal Cahour qui sait si bien raconter les histoires, qui sait nous faire aimer ses personnages et qui sait poser de vraies questions de société a un public qui en a besoin. C'est avec joie que je me suis replongée dans un style que j'ai aimé étant enfant et que je vois fort bien travaillé aujourd'hui.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de découvrir et avec lequel j'ai passé un très agréable moment même s'il ne traite pas forcément des sujets qui me passionnent le plus. J'ai apprécié la manière dont l'auteure parle de politique aux enfants tout en tissant une toile de réflexion sur la famille, l'amitié et les bêtises. 
Il est parfois bon de parler des auteurs que l'on a aimé enfant et j'espère le refaire très vite ici.

jeudi 21 juin 2018

L'affaire Creutzwald - Thierry Berlanda



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 19-04-2018
pages : 334
prix : 19,90€

Résumé éditeur


Avril 2019, le brigadier Aurélie Deletraz trouve par hasard, dans une sous-pente du commissariat de Saint-Avold, un paquet de pages qui l'intrigue : le récit anonyme d'une enquête hors norme qu'elle avait menée cinq ans plus tôt, et qui avait abouti à un classement sans suite. Troublée, elle persuade Céline Dumouriez, ex-journaliste à l'Express sortant de cure de désintoxication, de reprendre discrètement les recherches sur les disparitions, en juin 2014, de personnes soi-disant évaporées dans une lumière surnaturelle... Ces phénomènes étaient-ils liés à l'assassinat d'Emmanuel Marchal ? Alice, qui allait se marier avec le jeune homme, était-elle victime d'hallucinations lorsqu'elle prétendait en avoir été témoin ? Pierre Orbain, industriel tyrannique condamné pour Le meurtre de Marchai, est-il la seule âme noire de cette histoire, ou bien est-ce quelqu'un d'autre, plus redoutable encore mais dissimulé, qui détient la vérité sur l'affaire Creutzwald ? Céline et Aurélie vont devoir faire taire leurs propres démons pour découvrir les traces de ce fantôme. Et pour l'affronter...

Pourquoi ce livre ?

Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman à la couverture magnifique d'un auteur dont j'avais hâte de pouvoir vous parler.

De quoi est-il question ?


En 2019, dans un recoin du commissariat où elle travaille, Aurélie Deletraz retrouve un ancien dossier relatif à un affaire vieille de 5 ans. A cette époque, une jeune femme dit avoir vu un vieil homme disparaître dans un halo de lumière alors même que l'homme sera retrouvé mort chez lui le soir même. Tout porte à croire que la jeune femme dont le compagnon a été tué 10 ans plus tôt a perdu la raison.

Intriguée, la jeune femme fait donc appel à Céline, ancienne journaliste de l'Express et bien peu en côte pour rouvrir l'affaire et découvrir ce qu'il s'est vraiment passé cette année-là. Car si un homme a bien été arrêté pour le meurtre d'Emmanuel, tout porte à croire que tout n'est pas clair dans cette histoire. Alors, folie, surnaturel ou manipulation ?

Et au fur et à mesure de leur petite enquête, alors que les deux femmes doivent rester discrètes, les événements vont peu à peu s'accélérer pour les mettre face à des révélations qu'elles n'auraient jamais pu imaginer. Alors que l'horreur s'apprête à s'inviter, Céline et Aurélie ne pourront compter que sur elle-même pour, enfin, trouver des réponses qui pourraient bien les mettre en danger...

Du côté de la forme...


Dès que je l'ai vue, j'ai été très attirée par cette couverture. Dès que j'ai lu le résumé de l'éditeur, j'ai été fortement intriguée par ce roman. Après avoir rencontré l'auteur à Limoges, j'ai eu très envie de lui faire un article de son nouveau roman.

Tout commence dans un asile. Et il est vrai que la thématique de la folie, de la maladie mentale dans le polar est toujours quelque chose qui fonctionne même si, ici, cette thématique sert surtout de "trompe l'oeil" pour une intrigue beaucoup plus complexe. Et c'est avec brio que l'auteur joue avec les codes du genre pour nous offrir un roman totalement addictif.

Avant que l'enquête ne commence vraiment, le lecteur va être invité à lire les détails de l'affaire telle qu'elle eut lieu bien avant le début effectif du roman. Comme les enquêteurs de l'époque, le lecteur va se dire que tout est simple. Comme Aurélie et Céline, il va comprendre que quelque chose cloche et ne saura lâcher le roman avant de comprendre les fonds de l'affaire.

De prime abord, nous pourrions penser que nous sommes là face à des personnages très stéréotypés : l'enquêtrice un peu paumée, la journaliste reléguée au placard. Et pourtant ça marche comme si c'était la première fois que nous découvrions ce genre de personnages. Quand aux autres personnages, ils nous frappent, nous émeuvent et nous interrogent.

Mais ce qui fait d'un polar un bon polar, c'est son intrigue. Et là, niveau intrigue, on est sur un très très bon niveau de mystère, d'enquête, de rebondissements et de révélations. Car si parfois le lecteur peut s'interroger sur la nécessité de certaines scènes, il s'apercevra peu à peu que tout est là pour former un puzzle complet où chaque détail compte et qui donne envie de relire une fois finit pour retrouver ces détails.

Niveau style, celui de l'auteur est d'un très bon niveau également. Une écriture fluide, agréable, intelligente mais surtout une écriture qui donne envie de se plonger à corps perdu dans le roman. Bref, l'auteur sait écrire, il n'y a pas d'autre formule possible. Il sait nous retourner le cerveau mais aussi nous offrir un texte fort et subtile dans le sein même du genre du polar.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de pouvoir découvrir et que j'ai finalement dévoré lorsque j'en ai eu l'occasion. Jouant avec les codes du polar du personnage marginal aux thématiques de la folie en passant par les rebondissements intrigants, ce polar d'une très belle écriture nous entraîne dans les abîmes de l'âme humaine et dans des secrets qui ne devaient pas être dévoilés.
J'espère pouvoir vous reparler très bientôt d'un autre roman de l'auteur !

mercredi 20 juin 2018

Power club, un rêve indesctructible - Alain Gagnol



Infos sur le livre

éditions : Syros
date de publication : 03-05-2018
pages : 528
prix : 17,95€

Résumé éditeur


UN DERNIER TOME EXPLOSIF ! LA TRILOGIE À NE PAS RATER Du haut de ses 19 ans, Anna a déjà sauvé le monde, mais elle a vécu le pire. Qui irait imaginer que la personne la plus puissante sur Terre souffre de stress post-traumatique ? Alors qu'elle est au centre de l'attention, Anna est la seule à voir venir une menace plus grande encore : le sénateur Wallace, qui a promis de créer une armée de soldats surhumains, est sur le point d'être élu président des États-Unis. Malgré sa fragilité, Anna est aussi la seule capable de l'arrêter.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Syros grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce troisième volet et aboutissement d'une série que j'aime beaucoup.

De quoi est-il question ?


La vie d’Anna a bien changé. Maintenant que les booster et elle sont intimement liés dans son corps, Anna, la dernière super-héroïne existante, est devenue la femme à abattre, celle sur qui retombe tous les affres de l’humanité, celle que désormais autant de gens adulent que rejettent. Il lui suffit de sortir dans la rue pour le constater.

Et c’est justement parce qu’elle ne sait plus vraiment qui elle est, qu’elle ne sait plus vraiment quoi faire de sa vie, qu’elle ne sait plus vraiment ce que le monde attend d’elle, Anna souffre. Ses nuits sont peuplées de cauchemars, ses peurs les plus secrètes nourrissent ses journées. Et malgré son amie de toujours et sa famille, Anna ne s’en sort pas.


Bientôt, chacune de ses sorties devient pire que la précédent, le nouveau sénateur veut sa peau et sa discréditation totale. Anna voit planer le danger, sur elle, sur ceux qu’elle aime, sur le monde. Elle seule peut arranger les choses. Mais les gens n’ont plus confiance dans les super-héros et le sénateur compte bien se servir des peurs d’Anna pour appuyer son pouvoir…

Du côté de la forme...


Depuis le temps que j’attendais de tenir, enfin, entre les mains, le dernier volet de cette trilogie et de savoir ce qu’il allait advenir d’Anna ! Autant dire que, dès que je l’ai pu, je me suis plongée dans cette lecture avec la certitude de passer un bon moment et en effet.

Au début de ce tome, nous retrouvons donc une Anna en proie à un mal-être qui fait mal au lecteur qui se souvient des débuts de la jeune fille comme super-héroïne. Car Anna a bien changé et l’auteur a très bien su faire évoluer son personnage, le faire grandir mais le rendre aussi moins superficiel et plus proche du commun des mortels.

Car c’est bien la situation mondiale qui a évolué depuis le premier tome et bien que dans un futur totalement imaginaire, l’auteur ne manque pas de faire des références terrible au monde dans lequel nous vivons, un monde d’attentats, un monde de politique manipulatrice, un monde de zapping où ceux qui étaient aimés hier sont détestés aujourd’hui.

De même, c’est le pouvoir des médias qui est mis en cause et qui fera pas mal réfléchir le lecteur sur les informations qu’il peut entendre en permanence. Ici, il est invité à entendre la voix de celui qui est visé par les médias et pourra peut-être s’interroger sur la « vérité vraie » présentée par la presse et contre laquelle les principaux concernés ne peuvent rien.

Pour autant, nous sommes avant tout ici dans un roman d’aventures et ce n’est pas l’action et les rebondissements qui vont manquer ici ! L’auteur ne laisse en réalité pas son lecteur reprendre son souffle et je dois dire que j’ai apprécié ce sentiment d’urgence, le fait de sentir mon cœur s’emballer avec l’envie de tourner les pages de plus en plus vite.


Et si l’on en arrive là, c’est grâce au style totalement prenant de l’auteur qui sait nous embarquer dans la force de son intrigue mais qui sait aussi nous tirer quelques larmes face à une Anna perdue. L’auteur sait aussi placer des scènes dans des lieux connus et on y plonge comme si on y était ce qui est aussi toujours très fort à vivre.

En conclusion...


Voici un tome que j'attendais avec la plus vive impatience et dans lequel je me suis plongée sans pouvoir m'arrêter. C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai retrouvé Anna tout en découvrant une jeune fille bien différente de celle qui m'avait déjà charmée dans le premier tome. J'ai aimé le cadre dans lequel l'auteur nous plonge, j'ai aimé sa manière de nous faire réfléchir sur la société.
Cette série est à découvrir à tout prix et de mon côté j'espère vraiment que l'auteur nous offrira bientôt un nouveau roman.

mardi 19 juin 2018

L'affaire Mélodie Cormier - Guillaume Morrissette



Infos sur le livre

éditions : City
date de publication : 29-03-2017
pages : 352
prix : 19,90€

Résumé éditeur


Bienvenue à Trois-Rivières, une petite ville tranquille du Québec. Un matin, une fillette qui se rend à l'école disparaît. Entre le car scolaire et la cour de l'école, Mélodie Cormier s'est littéralement volatilisée. Seul indice : un élastique à cheveux tombé par terre. Pour l’enquêteur Héroux, l'affaire s'annonce impossible à résoudre. Dans le même temps, Marco Genest reçoit une lettre anonyme. Son correspondant posséderait des renseignements sur la mort accidentelle de ses parents, survenue deux ans plus tôt. Accidentelle, vraiment ? Pour le savoir, Marco doit s'engager dans un terrifiant jeu de piste. Alors que Marco et Héroux tentent de découvrir la vérité, les liens entre les deux affaires deviennent troublants. Comme si une seule et unique personne était le maître d'un jeu macabre. Une personne qui détiendrait entre ses mains le destin de la petite Mélodie... Un thriller captivant. Un jeu de piste terrifiant.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions City grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman d'un auteur que je ne connaissais pas en vue de ma rencontre avec ce dernier à Limoges.

De quoi est-il question ?


Nous voici au cœur du Québec. Marco, un homme à la vie bien rangée, reçoit un étrange courrier l’invitant à un curieux jeu de piste. Au terme de ce jeu mené de main de maître par un auteur avec, déjà, un lourd passé de manipulation, Marco pourra espérer trouver des réponses sur la mort de ses parents, ce dont il ne s’est jamais vraiment remis.

Dans le même temps, une fillette, Mélodie, est enlevée. Les enquêteurs sont aux abois car chacun sait que, lors d’un enlèvement, les premières heures sont cruciales. Seul reste l’élastique à cheveux que portait l’enfant et tout porte à croire que le père de l’enfant, un homme assez sanguin, pourrait être responsable de la disparition de la petite.


Mais alors que les indices s’accumulent, Marco comprend qu’il a mis les pieds dans un terrible engrenage auquel l’enlèvement récent d’une fillette pourrait bien jouer un rôle. Car celui qui mène la danse sait y faire et pourrait bien devenir dangereux si les choses ne se passaient pas comme il les a prévues.

Du côté de la forme...


Cela faisait un petit moment que je ne m’étais pas plongée dans un thriller du genre et celui-ci se déroulant au Québec, pays qui me fait rêver, je ne pouvais qu’être convaincue avant de commencer ma lecture. D’autant que j’ai beaucoup apprécié ma rencontre avec l’auteur à Limoges.

Tout dans ce roman était là pour me plaire mais force est de constater que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire. Tout le journal du poseur d’énigmes, le personnage de Marco et même l’enlèvement de Mélodie… Quelque chose ne parvenait pas à passer. Je n’y croyais pas, je n’arrivais à me laisser porter. Jusqu’à ce que tout bascule et que le roman me devienne addictif.

Car si le début est un peu longtemps, lorsque Marco rencontre son poseur d’énigmes, tout s’accélère et le lecteur est alors invité à plonger dans un roman dont on ne peut plus sortir avant d’en avoir lu la dernière ligne. Le rythme cardiaque s’accélère, tout se précipite et les rebondissements nous propulsent dans un enfer à ciel ouvert comme on peut les aimer.

Peut-être ai-je été dérangée par les énigmes, justement, qui ne donnent pas vraiment envie au lecteur de chercher avec le personnage. Mais quand le thriller prend tout son sens, l’auteur parvient à balader son lecteur avec talent. C’est d’ailleurs peu à peu que l’on se laisse toucher par les personnages, passant du détachement à l’empathie la plus totale.

Nous sommes ici dans la pure tradition de la double-enquête qui va finir par se rejoindre et même si cette union des deux est évidente l’auteur parvient à l’amener avec beaucoup de finesse malgré tout grâce à un seul coupable, certes, mais par des problématiques très distinctes. D’ailleurs, l’auteur nous invite aussi ici à réfléchir à des faits de société très forts qui ne laissent pas insensibles.


Concernant le style de l’auteur, si j’ai trouvé au début de ma lecture ce style un peu lourd et un peu nébuleux, j’ai su dans la seconde partie du roman me laisser porter et me laisser enfermer dans l’ambiance noire et oppressante proposée avec beaucoup de justesse digne des meilleurs épisodes d’Esprits criminels.

En conclusion...


Voici un roman qui m’intriguait pas mal et que je suis ravie d’avoir pu découvrir car si la première partie ne m’a pas vraiment convaincue, j’ai complètement adoré la seconde quand tout s’accélère et devient haletant. Si je n’ai été au départ que moyennement convaincue par les personnages, ceux-ci ont fini par vraiment me toucher. Et au final, l’auteur a su m’embarquer avec un lui dans un thriller comme je les aime.

J’espère avoir bientôt l’occasion de lire un autre roman de l’auteur car grâce à la seconde partie de cette histoire, tout cela a bien failli finir en coup de cœur.

samedi 16 juin 2018

Le choix d'Amélie - Bernadette Berger



Infos sur le livre

éditions : Souny
date de publication : 10-02-2017
pages : 224
prix : 17,50€

Résumé éditeur


Suite à un drame familial dont elle se sent responsable, Amélie, tout juste vingt ans, décide de consacrer sa vie aux autres. Elle s'installe comme Béate, une petite soeur des pauvres, dans un village isolé. Cette pénitence qu'elle s'impose n'est-elle pas un prétexte pour quitter la maison du malheur et abandonner les siens à leur misérable sort ? Amélie est heureuse de se sentir utile. Sans tableau ni planisphère, elle instruit les enfants dont elle a la charge. Le soir, elle réunit les femmes pour prier et faire de la dentelle. Elle connaît aussi le secret des plantes qui soignent et les gestes qui sauvent. Sa présence apporte un souffle de vie et d'espoir au hameau. Mais bien vite, sa nature généreuse et impulsive ne peut rester passive devant les souffrances de son petit monde. Elle veut influer sur le cours des choses, quitte à réveiller la colère du curé et la haine de l'instituteur. Lorsqu'elle rencontre Félicien, le jeune forgeron, se donnera-t-elle enfin le droit au bonheur ? Avec sa foi chevillée au corps, sa vitalité et son goût du partage, Amélie est une héroïne des plus attachantes. Un roman profondément humaniste, incisif et bouleversant, nourri de rigoureux détails historiques, qui dit ce que signifie être humain dans ce monde.

Pourquoi ce livre ?


Après avoir rencontré l'auteure à Arsac l'an dernier, je m'étais promis de lire tôt ou tard son roman et l'envie d'un roman de la maison d'édition a été l'occasion.

De quoi est-il question ?


Amélie a toujours aimé la lecture, un moyen pour elle de s’évader qu’un quotidien difficile rythmé par les travaux de la ferme. Mais, aujourd’hui, la jeune femme vit avec la culpabilité de cette passion, une passion qui lui a fait détourner le regard de son jeune frère, une passion qui la fait se juger responsable de la mort de ce dernier.

Alors parce qu’elle ne s’estime plus le droit de vivre, Amélie a fait le choix de mettre son existence entre parenthèses et, pour se faire, a décidé de devenir béate. Elle prend son rôle très à cœur et n’hésite pas à se mettre elle-même dans des situations complexes pour venir en aide aux petites dont elle a la  charge, surtout quand l’injustice régit leurs vies.


Mais Amélie reste une jeune femme dans la fleur de l’âge et, bientôt, elle découvrira que tous les sentiments qu’elle avait profondément enterrer s’apprêtent à refaire surface. Et bientôt c’est l’amour, l’amour auquel elle se refuse, qui entrera dans sa vie alors même que dans le village l’instruction laïque se confronte à l’éducation religieuse.

Du côté de la forme...


Le capital sympathie d’un auteur est, pour moi et aujourd’hui, un élément essentiel à mon envie de découvrir son roman au détour d’un salon. Si, en prime, le roman est en parfaite adéquation avec mes goûts, c’est gagné. 

Comment ne pas se laisser dès les premières pages séduire par le personnage d’Amélie, cette jeune femme belle et attachante rongée par la culpabilité. Dès le début du roman, le lecteur a envie de la prendre dans ses bras, de lui dire que tout ira bien, que la mort de son frère n’est pas sa faute. Pourtant, c’est impuissant que le lecteur la voit s’enfermer dans sa propre vie.

Nous allons donc suive cette jeune femme dans sa vie de béate mais, si l’auteure plonge son personnage dans une vie religieuse, elle n’impose toutefois pas au lecteur la description dans le détail de ce genre de vie. Au contraire, elle sait mettre l’accent sur les moments de liberté, sur le cœur et sur la vie du village dans lequel Amélie s’implique.

Historiquement parlant, nous sommes à la fin du XIXe siècle, début XXe, en plein cœur des lois patriarcales où les femmes n’ont guère droit au chapitre. Amélie va faire figure de femme libre dans cet univers en s’émancipant malgré ses peurs et en devenant quelqu’un malgré les épreuves tout en se battant contre les injustices autour d’elle.

Si ce roman est bien une histoire de femme comme on les aime, il se fait aussi témoin d’une époque où les pères et les croyances régissent la vie des villages. Mais il est surtout intéressant dans ce roman de voir combien les querelles d’enseignement furent importante ce qui laisse à réfléchir sur notre monde actuel.


Concernant le style de l’auteur, nous sommes là dans un style dans la pure tradition du genre avec une belle description des décors et des personnages attachants même si l’on aurait presque pu souhaiter que certaines problématiques se résolvent un peu moins facilement. Quant aux émotions, elles sont bien là tout au long de la lecture et ça fait du bien.

En conclusion...


Voici un roman qui me tentait pas mal et que je suis ravie d’avoir enfin pu découvrir avec un personnage féminin comme on les aime, un cadre dans la pure tradition terroir comme on peut l’attendre et de vraies réflexions sur une époque pas si éloignée de nous. Voici un roman qui permet de passer un agréable moment quoique trop courts.

Si j’ai un jour l’occasion de découvrir d’autres romans de l’auteur, je le ferai avec plaisir.