jeudi 17 août 2017

Juliette à Rome - Rose-Line Brasset



Infos sur le livre

éditions : Kennes
date de publication : 14-06-2017
pages : 272
prix : 12,90€

Résumé éditeur


C’est la semaine de relâche et Juliette se réjouit d’être en vacances. Mais sa mère lui apprend qu’elles partent toutes les deux à Rome ! Juliette devra y fréquenter un lycée français pendant que sa mère effectuera son nouveau reportage. À peine l’adolescente a-t-elle  découvert le Colisée qu’elle doit se rendre en classe et rencontrer ses nouveaux camarades. Or, ils ne lui réservent pas tous un accueil chaleureux… Comment réagira-t-elle devant l’intimidation ? Choisira-t- elle la vengeance ou le pardon ? Voilà pour Juliette une superbe occasion d’apprendre à mieux se connaître, tout en s’émerveillant devant les trésors de la ville éternelle…

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Kennes grâce auxquelles j'ai pu découvrir le nouveau volet d'une série jeunesse que j'affectionne tout particulièrement.

De quoi est-il question ?


C'est la semaine de relâche au Québec. Toute une semaine sans cours ! Le rêve pour une adolescente comme Juliette. Encore mieux ! Cette semaine-là la maman de Juliette, journaliste, doit se rendre à Rome pour essuyer un reportage sur l'antiquité de la ville. Et Rome, c'est la ville des pâtes, des pâtes à la bolognaise comme les adore l'adolescente !

Oui mais voilà, si Juliette fera bien partie du voyage, sa maman lui a prévu une semaine toute particulièrement... dans le lycée le plus prestigieux de Rome afin que sa fille s'essais à la scolarité européenne. Et ça, Juliette n'est pas du tout partante ! Ce ne sont même pas quelques glaces et quelques parts de pizza qui peuvent la consoler.

D'autant que dès le premier jour de classe, Juliette va comprendre à ses dépends qu'elle n'est pas du même monde que les élèves d'ici. Elle ne fait pas partie de cet univers fermé des fils de riches et ce qu'elle apprend à l'école secondaire n'a rien à voir avec les cours européens auxquels elle assiste ici. Pire, ses nouveaux camarades l'ont bien compris !

Du côté de la forme...


Vous le savez peut-être déjà, je suis une grande fan des aventures de Juliette, cette adolescente comme les autres qui a la chance de visiter les plus grands pays du monde avec sa maman, qui nous entraîne avec elle dans ses aventures.

Cette fois, Juliette se retrouve à Rome et ça, déjà, c'était fait pour me plaire. L'Italie, le Colisée, les pâtes... Le rêve quoi ! Et une nouvelle fois c'est avec beaucoup de talent que l'auteur parvient à laisser imaginer la ville où s'est échouée son personnage. Une nouvelle fois elle nous la fait visiter tout en nous donnant envie d'y aller "pour de vrai".

Mais le point fort de ce tome, c'est l'expérience humaine que va vivre Juliette dans un lycée italien avec ses programmes européens. Il est parfois difficile d'envisager d'entrevoir ce que peuvent être les scolarités à l'autre bout du monde et ce roman nous en donne un joli aperçu et qui n'est pas sans remettre en cause tout ce que l'on croit savoir, y compris pour le lecteur adulte.

Humainement parlant, c'est aussi une aventure tout à fait hors normes que l'adolescente va vivre ici au milieu d'autres adolescents pas toujours agréables mais qu'elle sera amenée à connaître et à comprendre. Ce roman est alors un beau roman sur l'intégration et sur l'amitié en plus d'un beau récit de voyage.

Enfin, et sur ce point je tiens à insister un peu, ce roman est un profond message sur le harcèlement scolaire. Si ici Juliette s'en sortira plutôt bien et si cette thématique n'est qu'effleurée, elle est belle et bien présente. L'auteure laisse alors entendre aux jeunes filles que c'est le silence qui peut détruire, elle encourage alors les adolescentes à parler de leurs difficultés avec beaucoup de douceur.

Côté écriture, c'est une nouvelle fois avec beaucoup de talent que l'auteure nous invite à découvrir une ville qui fait rêver à travers le regard d'une adolescente pleine de vie et au caractère bien trempée. C'est aussi avec finesse qu'elle nous fait réfléchir sur les tracas des jeunes et sur les difficultés qu'ils peuvent vivre au quotidien, sur leurs souffrances.

En conclusion...


Voici un roman que j'avais la plus grande hâte de découvrir et que j'ai dévoré en une matinée à peine, incapable que j'ai été de le reposer avant de l'avoir terminé. Voici un roman qui m'a fait voyager et qui m'a touchée sur les messages qu'il porte. Voici un roman une nouvelle fois bourré d'humour aussi délicieux qu'une bonne... glace à l'italienne !
Si vous ne connaissez pas encore cette série, n'hésitez pas. Et n'hésitez pas à la faire découvrir aux adolescentes qui vous entourent.

mercredi 16 août 2017

Les sentes buissonnières - Mireille Pluchard



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 01-10-2013
pages : 390
prix : 21,90€

Résumé éditeur


En 1880, Aurélie, fille d'un garde forestier, est la cinquième d'une fratrie de sept enfants. Vaillante et déterminée, elle s'applique à l'école pour sortir de son milieu et obtient brillamment son certificat d'études, puis son brevet. Quand son père, endetté, doit sacrifier ses études, Aurélie part travailler à la filature mais elle n'a pas l'intention d'abandonner son rêve...

Pourquoi ce livre ?


C'est avec le grand déstockage de romans De Borée que j'ai pu faire l'acquisition de ce livre republié récemment chez l'éditeur dans sa collection "Les indispensables".

De quoi est-il question ?


En 1859, Ruben Rouvière fait la connaissance de la jeune Hermine. Malgré la différence d'âge, l'attirance mutuelle est immédiate et le couple se marie. Les années passants, Hermine enchaîne les grossesses et mettra au monde 7 enfants. La naissance de la petite dernière, Samuelle, se passe si mal que la maman décède.

C'est Elise, la fille aînée, la "sacrifiée" qui se retrouvera "petite mère" de la fratrie devant pour cela mettre un terme à ses rêves de mariage avec l'homme qu'elle aime. La jeune Amélie, passionnée d'école, est pourtant bien loin de tout cela et rêve, elle, d'un avenir : un avenir en tant qu'institutrice, un avenir loin de la ferme.

Mais pour réaliser son rêve, Amélie devra affronter la loi patriarcale et le travail en même temps que les études. Afin de se faire respecter, elle devra affronter les regards suspicieux et les bâtons dans les roues. Afin d'être la femme qu'elle rêve d'être, elle devra se battre non sans toujours garder en tête le plus important : sa famille.

Du côté de la forme...


Vous le savez, j'apprécie beaucoup en général les romans de Mireille Pluchard et,notamment, en 2015, j'avais pris un grand plaisir à la lecture du Miroir d'Amélie, suite je viens de l'apprendre du présent roman.

Ici, l'auteure nous invite à découvrir plus précisément l'enfance d'Amélie : sa naissance au coeur d'une famille ravagée par la faim et les devoirs de la maison, son enfance passionnée pour l'école et la lecture, son adolescence de combat pour parvenir à devenir ce qu'elle veut être. L'auteur nous présente ici une jeune fille à la force de vivre exemplaire, au courage magnifique.

Ce roman nous plonge avec brio au coeur du XIX° siècle, de ses traditions et de ses familles rurales parfois dépassées par la vie. J'ai eu beaucoup de peine pour Elise qui pourtant aussi, parfois, m'a tapé sur les nerfs. J'ai eu beaucoup de tendresse pour le père qui, loin de profiter de son pouvoir paternel, a à coeur de rendre ses enfants, et surtout ses filles, heureux.

Il est vrai que j'aurais aimé que l'auteure développe un peu plus certains personnages. La souffrance et la rancune d'Elise auraient pu peut-être être davantage développées. De même, j'aurais aimé que le personnage de Séraphine à la fin du roman, sans trop vous en dire, prenne plus d'ampleur dans le combat d'Amélie pour son rôle d'enseignante.

Le roman ne divise clairement en deux temps avec une première partie axée sur l'enfance d'Amélie, sur sa volonté de devenir "maîtresse" et une seconde sur la vie d'Amélie après sa titularisation. Bien qu'étant toujours une fille puis une femme sachant ce qu'elle veut, on la voit vraiment grandir au fil des pages jusqu'à devenir une femme en fin de roman.

C'est avec un très grand plaisir que j'ai retrouvé la plume si poétique et si travaillée de Mireille Pluchard pour un personnage qui a su me prendre avec elle dans son histoire et un cadre historique au coeur duquel on se croirait. J'aurais pourtant aimé que certaines scènes prennent plus d'ampleur, que d'autres personnages soient soit plus soit moins présentés mais pas dans cet entre-deux.

En conclusion...


J'étais très curieuse de découvrir ce roman et j'ai passé un très bon moment avec lui. J'ai été attendrie par Amélie, petit bout de femme prête à tout pour réussir ses rêves, j'ai été charmée par le décors offert, j'ai été épatée par le message de volonté présenté ici. Je dois l'avoue, je suis très tentée à présent de relire la suite de l'histoire d'Amélie que, sûrement, je ne verrai pas de la même façon.
Voici un roman que je conseille sans hésiter à tous les amateurs du genre malgré des détails qui restent vraiment des détails.

mardi 15 août 2017

Les Lionnes de Venise, 1 - Mireille Calmel



Infos sur le livre

éditions : XO
date de publication : 18-05-2017
pages : 350
prix : 19,90€

Résumé éditeur



Venise, campo Santa Fosca, octobre 1627. Lucia, jeune et espiègle Vénitienne, se retrouve au milieu des flammes qui dévastent la modeste imprimerie familiale. Sous ses yeux, son père est enlevé par trois hommes armés. Qui donc se cache derrière ce crime ? La veille, la magnifique Isabella Rosselli, la plus rouée des espionnes de la cité des Doges, est venue faire reproduire une étrange gravure. Lucia est décidée à percer cette énigme et à sauver son père. Dans une quête effrénée, elle s'immisce parmi les puissants, se mêle au bal des faux-semblants du carnaval, s'enfonce dans les arrière-cours des palais. Une Venise fascinante, oppressante, où le pouvoir se confond avec l'amour, où les étreintes succèdent aux duels et les baisers aux complots. Dans ces bas-fonds de la cité lacustre, amis et ennemis avancent masqués. Lucia joue de ses charmes, de son épée, de son poignard aussi qu'elle porte au mollet. Elle ruse, croise le fer avec Giorgio Cornaro, le fils du doge, homme corrompu et dangereux, prête à tout pour découvrir la vérité sur cette gravure dont tous, à Venise, sont convaincus qu'elle recèle le secret du pouvoir absolu. 

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions XO grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'une auteure que j'avais déjà lu il y a longtemps et dont ce nouveau titre me tentait beaucoup.

De quoi est-il question ?


Nous voici à Venise au coeur du 17° siècle. Lucia est issue d'une famille respectée et mène une vie heureuse entre son père qu'elle porte aux nues et son fiancé avec lequel elle doit tout prochainement se marier. Jusqu'au jour où la jeune femme voit son père recopier avec minutie une gravure à l'attention d'Isabella Rosselli.

Peu après, la demeure prend feu. Lucia parvient à se sauver mais doit se rendre à l'évidence : son fiancé est mort. Pire, son père a été enlevé et est désormais introuvable au coeur de la cité. Et tout semble tourner autour de cette mystérieuse gravure qui cacherait un lourd secret familial, secret qui pourrait bien bouleverser Venise.

N'écoutant que son courage et son amour pour son père, Lucia va donc partir dans une quête sans précédant qui la conduira dans les tréfonds de la ville, dans les couvents et au coeur de tous les dangers. Car la jeune femme ne tardera pas à comprendre que l'enlèvement de son père cache des convoitises et des secrets contre lesquels elle aura bien du mal à faire le poids...

Du côté de la forme...


Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas lu un roman de Mireille Calmel. Il faut dire que je n'avais que moyennement apprécié mes précédentes lectures de l'auteure et attendais un titre tentant pour me remettre dans le bain. Malheureusement, ça n'a pas marché.

Le début de ce roman était très prometteur : un cadre idyllique qui ne peut que faire rêver (Venise), un secret pouvant bouleverser des vies, une jeune fille au caractère fort bien loin des moeurs de son temps qui laissent les femmes à la cuisine. Et franchement, cette situation initiale, je l'ai adoré avec l'envie d'en savoir plus sur cette fameuse gravure.

Je dois aussi dire que toute la scène de l'incendie m'a bouleversée. C'est avec brio que l'auteure nous fait ressentir la peur de ses personnages et nous fait même respirer la fumée ambiante. Elle nous donne aussi un tableau très prenant de Venise qui, avouons-le perd un peu de sa superbe lorsqu'il est question de la crasse et des horreurs présentes.

L'intrigue elle-même était donc prometteuse mais, pour une raison que j'ignore, je n'ai pas réussi à me laisser prendre dedans. J'ai eu envie d'en savoir plus sur la gravure et sur l'enlèvement du père mais le déroulé des événements ne m'a pas convaincue et, à plusieurs reprises, j'ai totalement décroché sans que je ne sache vraiment l'expliquer.

De même, si le cadre géographique et historique m'inspirait, si le jeu des faux-semblants était attractif et si Lucia elle-même donne envie de la suivre, les longueurs de ce premier tome m'ont perdue même si la fin est magistrale, même l'auteure dénonce brillamment les faces cachées des grandes Maisons vénitiennes.

Côté écriture, force est de constater que Mireille Calmel maîtrise son sujet et prend beaucoup de plaisir à nous entraîner dans l'univers qu'elle crée. On sent qu'elle a beaucoup d'affection pour ses personnages, que son intrigue est travaillée (peut-être trop ?) et que ses recherches historiques sont sans faille. Mais cette densité brillante m'a, pour ma part, perdue.

En conclusion...


J'avais déjà tenté à plusieurs reprises des romans de l'auteur et espérait vraiment que mon ressenti face à ses romans avait changé. Ce n'est pas le cas à mon grand désespoir. Je sais que Mireille Calmel fait partie de ces auteurs que tout fan de roman historique se doit de lire et qui est portée haute par les presses en tout genre. Pour cela, je pense que le problème vient vraiment de moi et je le regrette.
Aussi, je ne peux que vous engager à aller découvrir par vous-même cette auteure sans trop tenir compte de mon propre ressenti qui, pour le coup, n'est vraiment pas représentatif des goûts de la majorité.

lundi 14 août 2017

Histoire d'une dédicace #1 - Michel Pignol

Mes lapinoux,

Cela faisait un petit moment que j'y pensais : vous présenter sur ce blog des dédicaces qui me sont particulièrement chères pour des livres qui ont, littéralement, provoqué un changement dans ma vie.

Et je ne pouvais pas inauguré ce rendez-vous avec un autre livre, un autre auteur, que celui que je vais vous présenter maintenant : Sonate pour un arc-en-ciel de mon ami Michel Pignol.


Pourquoi ce livre ?

L'histoire de cette dédicace remonte à 2009 (deux ans avant l'ouverture du blog, rendez-vous compte !) A cette époque, je dois avouer que le nombre d'auteurs que je connaissais "en vrai" je les comptais sur les doigts de la main et que les livres dédicacés en ma possession n'étaient pas nombreux non plus.

Lors d'un festival de danse qui compte tout particulièrement pour moi, le Grand Bal de l'Europe à Gennetines, dans l'Allier, il était annoncé qu'un auteur viendrait présenter pendant une heure son roman dédié à la danse traditionnelle. Je n'ai donc pas hésité bien longtemps... Et bien sûr j'ai fait l'acquisition du livre !


Et ensuite ?

Le roman a attendu quasiment un an dans ma pal avant que je ne l'en sorte enfin. Il faut dire que les événements s'étaient un peu bousculés et que je n'avais pas vraiment eu le temps de me plonger dans cette lecture comme je l'aurais voulu...

Et puis, avant l'été 2010 je me suis plongée dans l'aventure et là ce fut pour moi une véritable délectation, une révélation. Lorsque, un an plus tard, j'ouvrirai mon blog, ce roman sera l'un des premiers dont je parlerai et, aujourd'hui, j'ai fort envie de vous en refaire une chronique en bonne et due forme.

Une dédicace prémonitoire...

Découvrir une dédicace est toujours un grand moment, surtout lorsque celle-ci est personnalisée à souhait (nous en reparlerons). Celle-ci n'avait rien de tout ça :


Ce que nous ignorions à ce moment-là, l'auteur et moi-même, c'est combien cette simple phrase que certains jugerons "banale" ne pourrait en aucun cas être lue de la même manière des années plus tard. Car oui, Michel Pignol et moi nous sommes "rencontrés" ce jour-là à Gennetines, rencontrés au sens le plus propre du terme. Car de cette simple rencontre, une amitié tout à fait hors du commun est née.

Et depuis ?

Deux ou trois ans plus tard, j'ai découvert que l'auteur faisait partie d'un groupe de musiciens relativement connu sur le Grand Bal et j'y suis allée pour voir ce que ça donnait, ou plutôt l'auteur m'y a invitée. Je serais bien incapable de vous dire comment se sont enchaînés les événements ensuite mais ce que je sais, c'est qu'une belle amitié est née.

Aujourd'hui, c'est tout le groupe des Ensemaille qui m'honore d'une amitié tout à fait exceptionnelle et qu'il m'est impossible de vous décrire. Nous ne nous voyons qu'une fois par an mais ô combien cette fois est importante pour moi !

Un livre qui a changé ma vie...

Alors oui, ce livre a littéralement bouleversé ma vie et ce pour deux raisons majeures :
- Il m'a permis de savoir que j'aurais à coeur de toujours prendre en compte l'auto-édition dans ma passion de la lecture et de m'impliquer dans le monde du livre.
- Il m'a permis de gagner des amitiés magnifiques sans lesquelles ma vie ne serait plus tout à fait la même.


Voilà j'espère que ce petit récit vous aura plu et que vous aimerez ce nouveau rendez-vous autant j'aime vous le proposer.

dimanche 13 août 2017

In my mailbox (217)

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren  et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. Retrouvez l'ensemble des participants francophones chez Lilie.
Le rendez-vous hebdomadaire a été déplacé chez Lire ou Mourir.



Salut mes lapinoux !
Une nouvelle semaine s'achève et il est l'heure pour moi de vous montrer mes acquisitions de la semaine. Pas de réception SP ces derniers jours pour moi mais quelques achats "déstockage" sur une aire d'autoroute :


Et voilà pour moi cette semaine !
Et vous ? Quelles nouveautés ces derniers jours ?

samedi 12 août 2017

A la Belle Marquise - Gérard Georges



Infos sur le livre

éditions : Presses de la cité
date de publication : 18-05-2017
pages : 315
prix : 19€

Résumé éditeur


En 1889, ce n'était encore qu'un très modeste moulin-chocolaterie. Mais Auguste et Clémentine Roussel, jeunes mariés, ont des idées et de l'ambition. Lui, ingénieur des Mines, a pour réputation de réussir tout ce qu'il entreprend. Elle, fille d'un confiseur réputé de Royat, a su depuis toute petite aiguiser son palais. Guimauves, pralines, dragées et autres douceurs n'ont aucun secret pour elle. Conjuguant leurs talents, Auguste fait le serment de créer " le meilleur chocolat de toute la contrée ", aux arômes et épices subtils... Comment, en une dizaine d'années, leur modeste entreprise artisanale deviendra-t-elle la florissante enseigne A la Belle Marquise, qui jusqu'à Paris et à l'étranger, fera le bonheur des gourmands et des célébrités ?

Pourquoi ce livre ?


Merci aux Presses de la cité grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'un auteur que je n'avais jamais vraiment pris le temps de lire, à mon grand regret.

De quoi est-il question ?


Le jeune Gaétan a toujours rêvé d'aventure. Aussi, le 30 avril 1884, il part avec son ami Samson en direction du château de Montrongnon pour y dénicher, ils l'espèrent, un trésor enfoui. Mais la roche cède et c'est l'accident. Gaétan en sortira amputé, Samson n'en reviendra pas, au grand damne des gens du village.

C'est Auguste, ingénieur des mines, qui a sauvé le garçon et qui, très vite, décide de le prendre sous son aile. Lorsque avec son épouse Clémentine, fille d'un confiseur réputé, il décide de reprendre l'entreprise familiale et de faire fleurir la réputation de la fabrique, il ne choisit nul autre que Géatan comme homme de confiance dans la bonne marche de l'affaire.

De l'union d'Auguste et Clémentine naîtra un petit garçon dont le parrain sera bien sûr Gaétan, homme brisé par la vie qui a bien du mal a envisager un avenir surtout depuis une terrible déception amoureuse... De Royat à la Côte d'Ivoire en passant par Vichy et Paris, la fabrique n'aura pas fini de faire parler d'elle et de créer les jalousies...

Du côté de la forme...


Je l'avoue, après le nom de l'auteur, c'est la couverture qui m'a irrémédiablement donné envie de me plonger dans cette lecture. Et oui, parlez-moi de chocolat et vous me perdez. Ajoutez à cela la montée en puissance d'une petite entreprise familiale et c'est la fin.

Dès le début de son roman, l'auteur prévient son lecteur : si les personnages de Auguste et Clémentine sont issus du réel et si la chocolaterie fait vraiment partie de l'histoire de Royat, ce roman reste une pure fiction et c'est tant mieux. C'est donc avec beaucoup de talent que l'auteur parvient à mêler l'historique et l'imaginaire.

J'ai été très touchée par les personnages de ce roman emprunts d'une soif de vivre qui fait du bien et par leur volontarisme sans faille. L'attachement entre Auguste et Gaétan est d'ailleurs tout à fait extraordinaire. C'est cet attachement, cette amitié, qui porte le roman et lui donne un souffle d'air frais malgré les épreuves que vivront les uns et les autres.

Le point fort de cette histoire est bien sûr la chocolaterie elle-même qui se présente presque comme un personnage à part entière pour laquelle les hommes vivent, se querellent parfois, s'émerveillent souvent. L'agrandissement de l'affaire est également un moment très fort avec cette preuve de la réussite si l'on s'en donne les moyens.

Et puis bien sûr, ce roman est roman sur l'amour, sur l'amitié et sur la vengeance. Le lecteur va donc être invité à suivre les pérégrinations amoureuses des différents personnages mais aussi la rancoeur d'autres, les hommes au sang chaud ou encore les thématiques d'une société patriarcale terribles. Mais ici, l'auteur fait le choix de ne pas en montrer toutes les horreurs et ça fait du bien.

Concernant le style de l'auteur, j'ai juste adoré. J'ai dévoré ce roman en une matinée à peine sans jamais pouvoir le reposer et ai pris beaucoup de plaisir à découvrir une ville où je vivrai bientôt, un décor historique qui évade et surtout des références littéraires qui changent de ce dont on peut avoir l'habitude comme avec Edmond Rostand que l'auteur m'a bien donné envie de retourner lire.

En conclusion...


Voici un roman qui me tentait énormément et que j'ai dévoré autant que j'aurais voulu dévorer les chocolats de sa couverture. Grâce à des personnages qui rappellent le bonheur qu'est celui de vivre, des relations humaines fortes et un cadre enchanteur, l'auteur nous entraîne dans son univers et ne lâche plus son lecteur, toujours avec une bienveillance qui fait du bien.
Un roman à découvrir sans attendre pour tous les amoureux de belles histoires familiales.... et de chocolat !

vendredi 11 août 2017

Pour tout l'or du Pérou - Jean-Michel Adrien


Infos sur le livre

éditions : Mélibée
date de publication : 21-04-2015
pages : 206
prix : 16€

Résumé éditeur


Paul, journaliste à la fois crédule et déterminé, rencontre Flavia, une jeune péruvienne au teint hâlé, aux cheveux noirs et à la peau parfumée. Il ne cesse de l'aimer sans savoir qu'elle le mettra sur la route d'une autre jeune femme, russe cette fois-ci. Alyona, à la recherche de son père disparu dans les Andes, découvre l'Amérique latine comme on découvre un trésor interdit. Entraînée dans une course-poursuite amazonienne impossible, elle bascule dans un autre univers, malgré elle. Bienvenue aux portes du Nouveau Monde, au Pérou, pays fascinant et charmeur, que l'on ne quitte jamais indemne.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Mélibée pour l'envoi de ce roman dont le résumé me faisait très envie d'autant que le Pérou est un pays que je ne connais que peu en même temps qu'il m'intrigue beaucoup. La couverture, par ailleurs, a fini de me convaincre.

De quoi est-il question ?


Paul est journaliste. Alors qu'il mène une vie plus ou moins paisible, voilà qu'un jour il rencontre Flavia, une jeune femme pour laquelle il aura le coup de foudre. Il est en effet arrivé quelques semaines plus tôt au Pérou en vue d'un reportage et, depuis que celui-ci a pris, profite de quelques jours de vacances dans ce pays si méconnu et à découvrir.

Dans le même temps, Alyona, une jeune femme russe part à la recherche de son père, une quête qui l'entraînera jusqu'en amérique latine, lieu dont elle découvrira toutes les richesses et bien plus encore. Cette jeune fille, en effet, bien qu'ayant eu une enfance heureuse, souhaite aujourd'hui qu'elle est adulte en savoir un peu plus sur elle et sur ses origines et c'est pourquoi elle va partir dans cette quête...

Du côté de la forme...


Les romans de quêtes personnelles sont toujours des romans qui me touchent tout particulièrement et d'autant plus les quêtes qui mènent à une découverte du passé et des origines. De plus, les romans évoquant des pays que l'on ne voit que peu en littérature sont toujours des romans qui m'attirent comme celui-ci avec la thématique du Pérou.

Dans ce roman, nous allons suivre deux chemins en alternance : d'une part le chemin de Paul que nous allons suivre au fil d'une sorte de romance et d'autre part Alyona que nous allons suivre alors qu'elle est à la recherche de son père. Deux êtres aux préoccupations bien différentes mais qui, nous nous en doutons dès le début du roman, vont finir par se rencontrer.

Voici une lecture que j'ai beaucoup apprécié et qui m'a permis de me plonger au coeur d'un pays que, malheureusement, je ne connais pas et que je ne connais même que fort peu à travers les livres. En effet, même si j'aurais aimé que l'auteur aille encore plus dans sa description de ce pays, j'ai tout de même été ravie de me rendre là-bas le temps de quelques pages car ce roman m'a vraiment permis de voyager.

Je me suis assez facilement laissée entraîner dans ce roman au sein duquel j'ai bien aimé l'écriture de l'auteur et l'ambiance même si, au final, j'aurais aimé que l'auteur aille plus loin dans son histoire et dans la personnalité de ses personnages. En effet, je dois dire que j'ai parfois malheureusement comme "décroché" de ce roman, peut-être à cause de cela justement puisque je suis restée comme hors du roman durant toute ma lecture.

En conclusion...


En débutant ce roman, je m'attendais à une belle histoire familiale me permettant de me plonger au coeur du Pérou et c'est à peu près ce que j'ai eu même si je dois dire que je regrette que l'auteur n'est pas été assez loin dans la personnalité de ses personnages et dans son intrigue. Dommage. Cependant, si vous aimez ce genre de romans, je vous invite à aller découvrir celui-ci pour vous faire votre propre avis.
Suite à cette lecture, je serai ravie de lire à l'occasion un autre roman se déroulant au Pérou car ce roman m'a simplement donner d'en savoir un peu plus sur ce pays.