mercredi 13 décembre 2017

La forêt en mon coeur - Adolfo Serra



Infos sur le livre

éditions : Balivernes
date de publication : 17-10-2017
pages : 64
prix : 15€

Résumé éditeur


Un enfant entreprend un voyage dans la forêt, accompagné par un ami énigmatique. Ils atteignent la ville où tous deux se transforment, puis retournent à la forêt. Quelle est la place de chacun dans la Nature ? Car dans nos villes, chaque jour, nous l'oublions alors qu'elle nous rend plus humain. Et parce qu'un texte peut parfois être un chemin trop étroit limitant le lecteur dans sa découverte du livre, des sensations et des sentiments qu'il peut apporter, il n'y en a pas ici. Cette absence laisse toute liberté à chacun de compléter et faire sienne cette histoire, devenant ainsi un auteur-partenaire guidé par le parti pris très fort des illustrations à l'encre, eau et aquarelle inspirées par la Nature, ses formes et ses couleurs.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Balivernes grâce auxquelles j'ai pu découvrir cet album à la couverture magnifique que j'étais très curieuse de découvrir.

Mon avis...


L'enfant est assis au bord d'un lac, sur un rocher, la forêt est au loin. Soudain, un animal étrange apparaît. Un anima effrayant mais qui ne semble pas pour autant effrayer l'enfant. Ensemble, les deux nouveaux amis partent à la découverte de la forêt et entreprennent une journée pleine d'émerveillement au plus près de la nature jusqu'à ce que la ville reprenne ses droits.

Si au point de vue purement artistique je suis une vraie friande des albums sans texte, je dois bien avouer que c'est une des premières fois, sinon la première, que je vais essayer d'en parler ici. N'étant pas spécialiste du dessin, je vais tout de même essayer de vous proposer quelque chose.

Au début de cet album, le lecteur est donc invité à découvrir un enfant qui, de toutes évidences, est seul et s'ennuie. Le lecteur adulte ne manquera pas de commencer à se poser mille questions sur qui est cet enfant. Le lecteur enfant n'hésitera pas un instant et commencera sans aucun doute à se raconter sa propre histoire.

L'avantage des albums sans texte, c'est que ces albums offrent une part totale à l'imagination. Ainsi, l'album pourra offrir autant d'histoires qu'il existera de lecteurs et ça c'est très fort. C'est d'autant plus le cas ici avec une succession de tableaux qui ne vont pas manquer de triturer les méninges du lecteur avec quelque chose qui va peu à peu virer dans un symbolique que je n'interpréterai pas ici.

Il est quand même à constater que l'illustrateur nous invite ici dans monde où l'onirisme se frotte à la réalité, où la force de la nature se confronte à la puissance de l'urbanisation, où un enfant au milieu de tout ça tente de se construire et de savoir qui il est. Il est assez étonnant et évident que l'enfant n'aura pourtant pas de mal à s'identifier à l'enfant du livre.

Concernant le travail d'illustration, je dois dire que j'ai littéralement adoré ces planches. L'exclusivité du noir et du blanc a un charme qui pousse l'onirisme. L'encre offre à la fois un floutage très prenant et une précision apparaissant lorsqu'on éloigne le livre du regard. Ainsi, la technique participe à l'histoire et offre quelque chose de tout simplement superbe.

En conclusion...


Voici un album que j'étais très curieuse de découvrir mais pour lequel il m'a un peu fallu réfléchir autrement pour vous en proposer une chronique. Un album sans texte démontre que l'image se lit mais ici l'image se lit selon un symbolisme permettant plus que jamais à chaque lecteur de se faire sa propre lecture du livre. Un tour de force !
Je pense qu'avec un tel album nous pourrons donner le titre d'artiste à l'illustrateur.

mardi 12 décembre 2017

L'inconnu de la Faurie - Jean-Pierre Bonnet



Infos sur le livre

éditions : Lucien Souny
date de publication : 15-04-2008
pages : 205
prix : 6,50€

Résumé éditeur


A la mort de son père, Adrien revient à La Faurie, vieille et belle propriété familiale dont, pour des raisons obscures, il a été tenu éloigné depuis l'âge de douze ans. En même temps qu'il renoue avec la famille, son frère, sa sœur aînée et sa cadette, handicapée, il découvre l'existence d'une belle jeune fille, Audrey, née d'une liaison que son père a eue alors qu'il était officier en Indochine. Mais ce n'est là que le début des surprises.., et des révélations. Adrien comprend alors que seule la vérité, toute la vérité, lui permettra de se reconstruire et de tourner la page d'une adolescence meurtrie et d'une relation difficile avec cet homme dont il ne sait rien. Mais il lui faudra pour cela percer les secrets les mieux gardés de La Faurie, et ceux jalousement scellés au fond des cœurs et des mémoires

Pourquoi ce livre ?


C'est lors de la Foire du Livre de Brive la Gaillarde, l'an dernier, que j'ai fait l'acquisition de ce livre, lu en vu d'y revoir l'auteur cette année.

De quoi est-il question ?


Cela fait de nombreuses années qu'Adrien a tout quitté, village et famille, pour aller se fondre dans la masse parisienne. Mais aujourd'hui, Adrien est de retour au village, retrouvant les odeurs et les sentiments de son enfance, des sentiments peu heureux parce que en lien avec le souvenir de son père l'ayant envoyé en pension à l'âge de douze ans.

Aujourd'hui, le père est mort. Pour des questions d'enterrement et d'héritage aussi, un peu, Adrien est en route vers son passé. A la maison familiale, il retrouve sa mère mais aussi son frère avec lequel il a toujours vécu une petite compétition et ses soeurs dont la plus jeune, handicapée, ne le connait finalement pas vraiment. Et Adrien ne se sent pas à sa place.

Alors que les enfants se rendent chez le notaire, ils font la connaissance d'Audrey, une belle jeune femme qui n'est autre que leur demi-soeur, une belle jeune femme avec laquelle Adrien voudrait bien tisser des liens mais que son frère et sa soeur ont bien décidé d'évincer de la famille. Entre silences et jalousies, Adrien devra pour comprendre faire la lumière sur l'histoire de sa famille et sur la sienne.

Du côté de la forme...


Si j'aime les romans de terroir, vous avez peut-être compris que je suis toujours amenée à lire toujours plus ou moins les mêmes auteurs. La foire du livre avec plein d'auteurs que je ne connaissais pas était pour moi l'occasion de pallier cela.

Dès le début du roman, j'ai été très touchée par le personnage d'Adrien que l'on sent blessé, blessé à cause de sa famille, de son père qui ne l'a jamais aimé, de son frère et de sa soeur qui ont pris l'habitude de le prendre de haut. Pourtant, Adrien semble être, et de loin, le membre de cette famille qui a la coeur le plus grand et qui n'a qu'envie d'harmonie.

L'auteur, ici, nous plonge dans une ambiance telle que des centaines de familles peuvent la vivre chaque année : des enfants qui ne reviennent que pour l'enterrement d'un parent, des enfants qui se déchirent pour une question d'héritage, des jalousies qui naissent par la révélation d'un secret, en l'occurrence le cinquième enfant du père. Beaucoup pourront alors se reconnaître dans ce roman.

Je l'avoue, il y a avec ces personnages quelque chose d'assez manichéen que j'ai trouvé un peu dommage : d'un côté le fils qui espère retrouver une famille, de l'autre le frère et la soeur attirés par l'appât du gain. Un manichéisme qui, certes, peut être vrai mais qui, je ne sais pas, m'a paru peut-être un peu trop.

Ce roman est donc surtout une histoire de fraternité où l'auteur s'attacher à montrer les relations entre frères et soeurs qui ne sont pas toujours au beau fixe, qui sont même parfois plutôt houleuses. Mais a contrario va naître entre Adrien et Audrey une très belle histoire qui, on s'en doute, ne va pas tarder à poser problème car ira plus loin d'une affection fraternelle...

Mais comme dans tout roman du genre qui se respecte, ce roman est aussi une histoire de secret de famille. Un premier secret qui sera révélé dès les premières pages et qui tissera sa toile jusqu'à la fin du roman pour un autre secret encore plus énorme. L'auteur parvient alors à nous impliquer dans cette recherche de la vérité et c'est toujours appréciable.

Concernant le style de l'auteur, il s'agit d'un style que j'ai bien aimé suivre et qui a su me faire ressentir les émotions d'Adrien, qui a su m'agacer avec les personnages secondaire et qui a su m'émouvoir avec les émotions de la mère qui tentent, envers et contre tous, de préserver sa famille. Et puis, l'auteur sait nous embarquer avec lui ce qui est toujours un bon point.

En conclusion...


Voici un roman que j'attendais de pouvoir lire et que je suis ravie d'avoir enfin pu découvrir, en un rien de temps il est vrai. Ce roman, je l'ai en effet dévoré en une demi-journée à peine et même si le double-secret, et surtout le second, se voient venir de lui, l'auteur a su m'impliquer dans cette histoire de famille qui m'a touchée et qui s'ancre dans la modernité.
Un roman à découvrir pour les amateurs du genre et un auteur que je n'hésiterai pas à relire très bientôt.

lundi 11 décembre 2017

A calicochon - Anthony Browne



Infos sur le livre

éditions : Kaléidoscope
date de publication : 11-03-2010
pages : 30
prix : 13,20€

Résumé éditeur


Toute l'organisation de la maison repose sur les épaules de madame Porchon : elle fait la cuisine pour monsieur Porchon et leurs deux fils, passe l'aspirateur, fait la vaisselle, lave le linge, range la maison, sans que jamais personne ne lui témoigne la moindre reconnaissance. L'ingratitude de sa famille lui devient un jour intolérable et madame Porchon n'a plus qu'une seule solution...

Pourquoi ce livre ?


Dans le cadre mon nouveau master et en souvenir de mon année chez Lire et faire lire, j'ai eu envie de relire cet album et de vous en parler.

De quoi est-il question ?


La famille Porchon est une famille en apparence sans histoire et bien sous tous rapports. Monsieur Porchon travaille, les enfants vont à l'école et Mme Porchon s'occupe de toute sa petite tribu sans jamais prendre le temps de penser à elle. La cuisine, le ménage, la lessive... Et le lendemain tout recommencer...

Et chez les Porchon, époux et enfants ne voient pas les sacrifices de Mme Porchon, en demandant toujours plus et se comportant comme de véritables rois le feraient avec une domestique. Jusqu'au jour où Mme Porchon en a assez... et s'en va, laissant seule mari et progéniture se débrouiller tous seuls...

Du côté de la forme...


Il est des livres comme ça qui vous frappe et qui restent gravés en vous. Des albums qui attendent la moindre occasion pour resurgir à votre esprit et vous donner envie de parler d'eux. Cet album est de ceux-ci, merci Lire et faire lire.

La première fois que j'ai eu l'occasion de découvrir cet album, il m'a frappé. Il m'a frappé de par son intemporalité, de par son message et de par sa force. Car si l'on se plait à croire que les mentalités ont changé, trop nombreux sont encore ceux qui estiment la place d'une femme être à la cuisine et au service de sa famille. Ici, l'auteur bouscule les préjugés.

Car en mettant l'accent sur toutes les activités d'une femme à la maison, il montre combien le rôle d'épouse et de maman est le rôle le plus complexe et le moins reconnu du monde. Il est d'ailleurs intéressant de voir combien l'auteur joue sur son illustration en effaçant le personnage de la mère durant la majeure partie du roman.

Ce qui est à la fois très touchant et très drôle dans cet album, ce qui ne manquera pas de marquer les enfants, c'est le caractère "magique" de la parole de la mère qui, en disant à sa famille qu'ils sont des cochons, va jouer de leur transformation. Un symbole fort, bien qu'un peu stéréotypé, qui pourra faire réfléchir les enfants sur leur propre comportement.

Pour aller plus loin, et bien que cette analyse soit purement personnelle, je n'ai pu m'empêcher de voir dans cet album un clin d'oeil à un roman que j'adore : La ferme des animaux de Georges Orwell. Dans ce roman les animaux se transforment peu à peu en homme de par leurs agissements, ici l'effet inverse se produit. Intéressant.

Parler du style d'Anthony Browne est à la fois quelque chose de transcendant et à la fois quelque chose de déstabilisant. Cet auteur fait partie des grandes figures de la littérature jeunesse et on comprend pourquoi : un travail d'illustration magistral et une plume où aucun mot n'est laissé au hasard. Magistral !

En conclusion...


Voici un album dont j'avais très envie de vous parler depuis pas mal de temps et pour lequel j'ai enfin trouvé l'occasion de rédiger un article. Grâce à son message encore trop actuel, sa "magie" et son travail stylistique, cet album fait partie des classiques de la littérature de jeunesse à connaître absolument et à faire connaître !
Soyez certains que je vous reparlerai bientôt d'Anthony Browne...

samedi 9 décembre 2017

Rebecca Kean, Traquée - Cassandra O'Donnell

Rebecca Kean, tome 1 : Traquée  - Cassandra O'Donnell

Infos sur le livre

éditions : France Loisirs
date de publication : 12-03-2011
pages : 480
prix : 9,99€

Résumé éditeur


Nouvelle-Angleterre, Burlington... Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des Etats-Unis, bref, un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu'il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs que nulle part ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n'est pas le genre de renseignements fournis par l'office de tourisme. Maudit soit-il...

Pourquoi ce livre ?

Suite à la réédition de la saga chez France Loisirs, j'ai décidé de me replonger dans cette saga et d'en profiter pour ré-acquérir dans ma bibliothèque ce tome pour avoir tous les mêmes formats.

De quoi est-il question ?


Après une guerre des communautés magiques survenue en France, son pays d'origine, Rebecca a décidé de tout quitter et d'aller se reconstruire une vie à des milliers de kilomètres de là aux Etats-Unis, l'occasion de repartir de zéro et d'envisager une vie aussi normale que possible pour sa fille de neuf ans, Léonora.

Il faut dire que Rebecca est une sorcière et sa fille un mélange de sangs magique qui ne devrait pas avoir lieu d'être. Alors la discrétion est de mise ! Mais une nuit, voilà qu'un cadavre se met sur la route de Rebecca, au sens propre du terme. Un cadavre qui l'amènera à rencontrer Raphaël, un vampire qui ne la laisse pas indifférente.

Et bientôt, la petite vie tranquille qu'espérait Rebecca est réduite un néant. Il faut dire que des créatures magiques ont disparu et que la jeune sorcière ne va pas tarder à être mise à contribution pour aider à les retrouver. Une véritable enquête va alors se mettre en place pour la jeune femme qui va devoir jongler entre vie privée, vie auprès des humains et retour en force dans la vie magique.

Du côté de la forme...


Il est extrêmement rare que je relise un livre et plus encore depuis que j'ai ouvert ce blog. Les classiques sont les seules exceptions à la règle. Mais vu le retard que j'avais pris sur cette série, une relecture du tome 1 était obligatoire. L'occasion de vous refaire mon avis.

Dans ce roman, nous découvrons donc Rebecca, une sorcière au caractère bien trempé et, devrait-on dire même, un beau caractère de merde. Si quoi que ce soit lui déplaît ou va à l'encontre de ce qu'elle attend, elle n'hésite pas et elle attaque. La douceur féminine ? Elle ne connait pas tellement et un personnage comme ça fait juste un bien fou.

Ici, l'univers magique et l'univers humain se mêlent avec des personnages magiques contraints de se fondre dans la masse, se fondre sans toujours savoir si les individus qu'ils ont en fasse d'eux font partie ou non de la communauté. Il est d'ailleurs assez drôle de voir comment les caractères magiques influent sur la vie de tous les jours non sans rappeler parfois des gens que l'on peut connaître.

Ce premier volet est, avouons-le, surtout un tome pour mettre le lecteur dans une ambiance et dans un univers, le mettre dans le bain pour une saga qui se poursuivra par la suite sur un certain nombre de tomes. Et cela fonctionne car c'est avec beaucoup de talent que l'auteure nous immerge dans son histoire à la fois sombre et totalement déjantée.

Et puis, ce que j'ai surtout aimé ici c'est que l'auteure joue avec les codes du polar. C'est en effet une véritable intrigue qui se met en place dès les premiers chapitres avec la disparition d'individus qu'il va s'agir de retrouver. D'ailleurs, à l'image du polar, l'angoisse ne va cesser de monter au fil des pages jusqu'à la grande révélation finale qui fait froid dans le dos et n'est pas sans faire réfléchir.

Avec Cassandra O'Donnell, je suis toujours certaine de ne pas être déçue par l'écriture et une fois encore ça n'a pas loupé. Je dirais même que j'ai pris encore plus de plaisir avec ce roman plus adulte de l'auteure et le fait que ce fut une relecture ne m'a pas du tout dérangée, bien au contraire car je ne me souvenais que peu de ma première lecture.

En conclusion...


Voici un roman faisant partie des quelques romans seulement que je peux me vanter d'avoir relu après une première lecture. Et bien je dois dire que j'ai pris beaucoup de plaisir à cette relecture qui m'a permis de revoir d'un oeil neuf cette histoire tout en me donnant affreusement envie de me plonger dans la suite de la saga.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore et qui aiment ce genre d'univers, n'hésitez pas une seconde !

vendredi 8 décembre 2017

Le nouveau nid des petits marsus - Benjamin Chaud



Infos sur le livre

éditions : Little Urban
date de publication : 13-10-2017
pages : 32
prix : 13,50€

Résumé éditeur


Les Petits Marsus vivent paisiblement avec leurs parents. Jusqu'au jour où une terrible tempête souffle leur nid douillet. Les Marsupilamis n'ont plus de maison. Ils doivent quitter la jungle à la recherche d'un nouveau nid.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Little Urban grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouvel album des petits marsus, une série à l'idée qui m'a beaucoup plu.

Mon avis...


La famille Marsupilami s'est construit un très beau nid, là-haut, au-dessus des arbres. Mais voilà qu'une tempête survient et le nid est détruit. La famille Marsupilami doit déménager et se trouver un autre foyer. Mais à chaque qu'ils croient avoir trouver un lieu pour se reposer, un autre habitant de la forêt les chasse car il y vit déj0.

J'avais beaucoup aimé le premier titre que j'avais pu lire de cette nouvelle collection des Petits Marsus et c'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans ce nouveau volume comprenant un sujet autrement plus grave et important.

Dans cet album, la famille Marsupilami est contrainte de déménager lorsqu'un ouragan a détruit son nid. Le ton est donné : dans cet album l'auteur évoquera à la fois la question du déménagement pour les enfants mais aussi, et surtout, la question dramatique des catastrophes naturelles et des familles qui perdent tout. Tellement d'actualité hélas !

A travers la gravité du texte et de l'illustration, un peu troublante il faut l'avouer, l'auteur met en oeuvre la détresse que peu inspirer ce genre de catastrophes aux familles qui la vivent et je dois dire qu'en cela cet album m'a beaucoup touchée. D'autant que l'auteur fait également le choix d'évoquer ici la question de l'hospitalité et de l'entraide, pas toujours évidente pour chacun.

Dans cet album, j'ai beaucoup aimé l'émotion qui ressort des visages de la famille Marsu et l'entraide qui finalement résoudra tous les problèmes. Un beau moyen de faire comprendre aux enfants qu'il est important d'apporter son secours à ceux qui en ont besoin tout en les initiant aux habitats naturels des habitants de la jungle.

Une fois de plus dans cet album, l'illustration fait force de détails qui sauront amuser petits et grands et passer pas mal de temps sur chaque image. Une fois encore, le lien texte-image est d'ailleurs intéressant en ce que chacun sert l'autre pour mettre en valeur l'émotion et la force des pistes de réflexion proposées ici.

En conclusion...


Voici un album que j'étais très curieuse de découvrir et qui, s'il m'a peut-être un peu moins convaincue que le précédant lu, m'a beaucoup touchée de par l'importance du sujet qu'il traite : les catastrophes naturelles et les familles qui en sont victimes. Voici un album qui fait également réfléchir sur la force du partage et de l'entre-aide ce qui n'est jamais superflu.
Il va de soi que je lirai, s'il y en a, les prochaines aventures des petits marsus.

jeudi 7 décembre 2017

Le Valet de Pique - Marie de Palet



Infos sur le livre

éditions : De Borée
date de publication : 10-05-2017
pages : 361
prix : 20,90€

Résumé éditeur


Parti à la recherche d'un ancien château pour rendre service à son cousin André, Damien se demande bien pourquoi il a accepté d'aller se perdre sur ces petites routes sinueuses de campagne ; d'autant que, pour faire plaisir à sa grand-mère, il a promis de se rendre dans le village d'où est originaire sa famille. C'est là qu'il rencontre Valentin, un retraité à la fois bourru et attachant, qui s'avère être un cousin. Alors que Damien s'apprête à repartir, sa voiture tombe en panne, et le voilà contraint de passer quelques nuits sur place. C'est le début d'une grande amitié entre les deux hommes. Au fil du temps, Damien va en apprendre un peu plus sur l'histoire de Valentin, mais un mystère demeure : pourquoi le surnomme-t-on le "Valet de pique" ?

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions De Borée grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce nouveau roman d'une auteure que j'aime bien lire de temps en temps, en l'occurrence en vue de Brive la Gaillarde.

De quoi est-il question ?


Parisien convaincu, Damien arrive en province en quête d'un château, d'une ruine en vérité. L'occasion en outre pour aller au village d'où est originaire sa famille. Mais si l'homme s'est lancé dans cette aventure avant tout pour faire plaisir à son cousin et, plus encore, à sa grand-mère, il ne va pas tarder à voir sa vie basculer.

Très vite, Damien s'attache au petit village mais surtout fait la connaissance de Valentin, un cousin éloigné un peu en retrait de la vie du village. Il faut dire que les habitants l'affluent d'un surnom peu gracieux : le Valet de pique. Et si l'homme fait tout pour prendre ce sobriquet avec humour, Damien comprend très vite que cette habitude cache un passé significatif.

Très vite, Damien et Valentin deviennent donc amis et Damien n'aura de cesse de découvrir quel secret portent le village et l'histoire de Valentin. Mais finalement, c'est par l'amour et une rencontre opportune que la vérité éclatera. Une vérité qui risquera bien de mettre en péril tout ce que Damien espérait construire...

Du côté de la forme...

Vous le savez, j'aime les romans régionaux. Et si certains noms sont connus et reconnus au sein de cette littérature, celui de Marie de Palet n'en est pas le dernier. Cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu de roman de cette auteure, celui-ci en a été l'occasion.

Au début de ce roman, nous découvrons donc Damien arrivant dans une ambiance de campagne très actuelle. Quelque chose qui fait du bien et qui donne une idée assez précise de ce que sera le roman : une histoire qui se mêlera à la grande Histoire, un présent qui ne tardera pas à se voir rattraper par le passé. Toujours un bon point.

Ce roman nous présente donc la découverte d'une ambiance de campagne par un homme éminemment citadin et il est touchant pour le lecteur de redécouvrir à son tour un univers qui lui paraîtrait commun ou, a contrario, trop éloigné de lui. L'auteure sait alors faire en sorte que chacun retrouve cet amour de la quiétude.

Mais cette histoire va surtout être une belle histoire de sentiments humains où l'amitié et l'amour se croisent et s'entre-croisent, où l'affection familiale peut prendre diverses formes et où, finalement, la famille se choisit plus qu'elle ne s'impose. D'autant que la famille imposée se révèle parfois destructrice et empêcheuse.

Car comme dans tout bon roman de terroir qui se respecte, celui-ci comporte un secret, un secret de village qui peu à peu va se révéler être un secret de famille, un secret de famille qui va toucher du doigt l'Histoire et va rappeler au lecteur que ce que l'on croit savoir d'une période n'est pas toujours si évident.

Le style de Marie de Palet est un style à la fois plein de douceur et de fermeté. L'auteure nous prend par la main et nous entraîne avec elle dans la vie de ses personnages sans que le lecteur ne soit vraiment à même de refuser cette invitation. Alors il s'interroge, émet des hypothèses et arrive jusqu'à la fin du roman où un coup de poing l'attend.

En conclusion...


Voici un roman que j'étais très curieuse de pouvoir découvrir avec l'envie de retrouver l'écriture d'une auteure que j'aime bien lire de temps en temps. Voici un roman qui m'a entraîner dans son univers et avec ses personnages pour une lecture en une journée à peine. Voici un roman qui permet tout simplement de passer un bon moment et que demande-t-on de plus ?
Il va de soi que je vous reparlerai sans hésiter de cette auteure lorsque j'en aurai de nouveau l'occasion.

mercredi 6 décembre 2017

Face au tigre - Chun-Liang Yeh et Pauline Kalioujny



Infos sur le livre

éditions : HongFei
date de publication : 16-04-2010
pages : 36
prix : 12,15€

Résumé éditeur


Dans la forêt, le Tigre est roi. Tous les animaux le respectent de peur de lui servir de repas, et malheur à qui croise son chemin sans suivre ce principe. Or, ignorants de cette règle, le Renard et l'Ane sèment le trouble chez le souverain. Face au Tigre, l'un en réchappe, mais l'autre est croqué... sans pitié !

Pourquoi ce livre ?


C'est suite à l'annonce de la venue de l'illustratrice à la biennale de Moulins que j'ai voulu découvrir son travail et notamment ce titre dont la couverture m'a beaucoup plu.

De quoi est-il question ?


Le tigre est l'animal qui règne sur tous les autres dans la forêt. Tous les animaux le craignent et le respectent, fuient même devant lui. Le tigre est un roi et chacun ne vit en paix que sous son autorité. Mais il arrive parfois que certains animaux ne connaissent pas le tigre, il arrive parfois qu'une rencontre puisse tout changer...

Un jour, le tigre rencontra le renard et celui-ci voulu montrer au tigre, pour éviter d'être dévoré, que lui-même était beaucoup plus dangereux que le roi de la forêt. Et par sa ruse, le renard parvint à épargner sa vie. Par sa ruse, il parvint à se sauver de l'animal le plus dangereux et pourtant maître parmi les animaux.

Un jour, le tigre rencontra l'âne. Il ne connaissait pas cet animal qui n'avait aucun lien d'aucune sorte avec la forêt qu'il régentait. Et l'âne l'effraya de par son allure et de par ses cris. Pourtant, courageux, le tigre affronta sa peur et compris que l'âne n'avait rien de dangereux. Affolé, l'âne ne su se contrôler et révéla toute sa fébrilité.

Du côté de la forme...


Les contes traditionnels d'ici et d'ailleurs, voilà qui m'intéresse toujours beaucoup et que je trouve toujours très enrichissant. En découvrant cet album, j'ai donc pu faire d'une pierre deux coups en découvrant à la fois une illustratrice et à la fois des contes très forts.

Cet album comporte donc deux contes, à la fois très proches et très éloignés l'un de l'autre. Deux contes mettant en scène une rencontre hors norme, une intrigue très symbolique et très métaphorique, une moral à l'image des fables que nous connaissons tous. Bref, deux contes comme on les aime sur fond animalier qui fait toujours son effet.

Dans le premier conte, le tigre va faire la connaissance du renard, renard qui va se révéler beaucoup plus malin que le tigre. J'ai beaucoup aimé retrouver ici la tradition de cet imaginaire du renard futé qui parvient par son esprit à se sortir des situations les plus délicates. Une belle manière d'inviter les enfants à utiliser leur esprit.

Dans le second conte, au contraire, c'est l'âne qui va être mis à l'honore pour apprendre aux enfants à cacher leurs frayeurs et à ne jamais être trop sûrs d'eux. Malheureusement, j'ai toujours un peu de mal avec cette image de l'âne comme un animal un peu stupide et qui, en tout cas, ne réfléchis jamais. Cela n'engage que moi mais c'est dommage.

A travers le texte, le lecteur aura le plaisir de retrouver le style du conte oral. Bien qu'ayant aimé lire ces textes, je crois que j'aurais plus aimé encore avoir la chance de me les faire lire. Pour les plus jeunes, il sera agréable de leur faire découvrir ces contes, le soir, avant de les endormir. Cela change et les initie et d'autres cultures.

Mais c'est surtout l'illustration qui mérite que l'on parle d'elle ici. Personnellement, lorsque j'ai vu la couverture, je suis tombée amoureuse de ce tigre. Et au fil de ma lecture, je n'ai fait que m'attacher de plus en plus à lui notamment par ce travail à la fois très expressif de ses émotions et ce caractère très réaliste de l'animal.

En conclusion...


Voici un album que je n'aurais sans doute pas découvert sans la biennale et je serais passée à côté de quelque chose de vraiment pas mal du tout. Voici un album qui a su me toucher de par l'oralité de ses textes, de par son initiation à d'autres contes et de par son illustration vraiment très belle à mon sens. Un bel objet à avoir dans sa bibliothèque !
Une nouvelle illustratrice que j'ai hâte de pouvoir rencontrer.

mardi 5 décembre 2017

Ode au Cantal - Antonin Malroux et Jacques Raymond



Infos sur le livre

éditions : Editions de la Flandonnière
date de publication : 30-10-2013
pages : 144
prix : 19€

Résumé éditeur


Antonin Malroux, né à Boisset, dans la Châtaigneraie cantalienne, est l'auteur de dix-sept romans à succès. Il livre dans ce nouvel ouvrage quelques textes imprégnés de poésie qui répondent aux photographies du Cantalien Jacques Raymond. Membre correspondant de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand, il est de ceux dont la littérature demeure attachée à son pays natal, "pays de sueur à vivre et de coeur à mourir, où vivent libres et fiers les beaux châtaigniers de son enfance".

Pourquoi ce livre ?


C'est aux Carnets de Voyage de Clermont-Ferrand que je me suis offert ce beau-livre pour avoir dans ma bibliothèque les textes poétiques d'un auteur que j'apprécie beaucoup.

De quoi est-il question ?


Aimer sa région ce n'est pas seulement un fait, c'est une philosophie. Faire aimer sa région à quelqu'un qui ne la connaît pas, c'est un art. Cet art, un auteur et un photographe ont décidé de le développer pour faire connaître la région qui est la leur, la région qu'ils aiment : le Cantal. Par les mots et l'image, ils nous plongent dans ce pays.

Jacques Raymond est photographe et au fil des pages nous présente les plus belles prises de vue du Cantal : des villages, des paysages, des châteaux aussi. Un véritable voyage au coeur d'une région que ce soit en prises de vue terriennes ou aériennes, un voyage au gré des saisons et de la nature dans toute sa splendeur.

Antonin Malroux est écrivain. Ici, pour la première fois, il nous offre une autre facette de son travail d'auteur : la poésie. Loin de la fiction pour laquelle on le connaît, l'auteur parle ici de sa passion pour son pays entre rimes et émotions. Que ce soit par les odeurs ou les couleurs, le Cantal prend alors vie et sens par les mots d'un aime qui l'aime.

Du côté de la forme...


Le beau-livre, vous le savez, ce n'est pas forcément "mon truc". Question de place, de budget et d'intérêt aussi. Pourtant, lorsque j'ai vu que c'était Antonin Malroux qui avait écrit de la poésie pour cet ouvrage, je n'ai pas hésité très longtemps.

Le beau-livre n'est pas forcément un livre qui se lit mais plutôt un livre qui se consulte. Ici, pourtant, j'ai pris le parti de le lire de bout en bout afin de ne rien rater et je pense que j'ai plutôt bien fait. J'ai ainsi pu prendre beaucoup de plaisir à découvrir toutes les photographies magistrales de cet ouvrage qui donnent juste envie d'y plonger ou d'aller visiter le Cantal.

Si je l'ai fait, c'est aussi pour ne rien rater des poèmes proposés par l'auteur et je dois dire que si, de base, je ne suis pas très friande de poésie, j'en ai ici beaucoup apprécié la lecture. Je le dis depuis que je lis ses romans, Antonin Malroux est un poète. Il le prouve ici en mettant des mots sur toutes les émotions que l'on peut avoir face à sa région.

L'idée de cet ouvrage est de nous plonger au coeur du Cantal et, je dois bien le dire, ça marche. Entre photos et poèmes le livre nous promène en effet au fil des saisons, nous fait sentir les odeurs de cette région, nous en fait voir les couleurs, nous en fait ressentir le silence parfois, la puissance d'autres fois. Magistral !

Souvent, l'on peut avoir envie de voyager loin, de partir s'exiler dans d'autres pays, découvrir d'autres univers. On oublie trop souvent que la France elle-même regorge de lieux sublimes à visiter, à rencontrer même. Ce livre nous le rappelle avec brio et n'est pas sans nous faire réfléchir sur le beauté de ce qui est le plus proche de nous.

Concernant le style de l'auteur, poésie ou roman, j'aime toujours autant la plume d'Antonin Malroux qui sait m'embarquer avec lui dans ce qu'il raconte. Je ne suis pas spécialiste de photographie mais je dois dire que j'ai tout particulièrement aimé celles présentées ici au sein desquelles on sent un travail mais aussi une belle passion.

En conclusion...


Voici un livre que je n'aurais probablement pas lu si le poète n'avait pas été un auteur que j'apprécie et je serais passée à côté de quelque chose de vraiment très beau et très fort. En cette période de fêtes où nous sommes toujours à la recherche de quelque chose à offrir, voici un ouvrage qui devrait faire des heureux parmi les amoureux des régions.
Le beau-livre n'est toujours pas ce que je préfère mais j'essayerai de temps à autres de vous en présenter certains.

lundi 4 décembre 2017

Les grands artistes - Citadelles Jeunesse



Infos sur le livre

éditions : Citadelle et Mazenod
date de publication : 18-10-2017
pages : coffret
prix : 24,90€

Résumé éditeur


Apprendre à dessiner à la manière des grands maîtres de la Renaissance ou du XXe siècle. Découvrir leurs secrets de fabrication en suivant les mêmes gestes, en utilisant les mêmes matériaux pour comprendre comment se sont accomplies les grandes révolutions du monde de l'art. Découper, coller, colorier, plier... des activités qui permettent à l'enfant de prendre possession de l'espace de la feuille, d'expérimenter les formes, les couleurs et les techniques. Ces 10 dépliants dédiés à un mouvement ou à un artiste offrent une large palette d'activités pour faire partager des trésors de créativité aux enfants !

Pourquoi ce livre ?


Merci à Clémentine et aux éditions pour l'envoi de ce coffret que je n'aurais sans doute pas découvert sans ce partenariat.

Mon avis...


Notre histoire picturale regorge de grands noms de la peinture. Qui n'a jamais entendu parler de Claude Monnet, de Léonard de Vinci, de Vincent Van Gogh ou encore du futurisme ? Mais, finalement, qui, et surtout parmi les enfants, sait vraiment qui sont ces immenses peintres ou ces immenses courants de la peinture ?

Ces peintres et ces courants, nous les connaissons en effet souvent de noms mais, finalement, nous n'en savons pas grand chose. Grâce à de beaux dépliants cartonnés, le contenu de ce coffret nous offre donc de beaux supports sur lesquels il est possible d'en apprendre un peu plus sur ces figures notables de l'histoire de la peinture. 

Mais plus que ça ce coffret est un bel outil pour tous les jeunes amoureux du dessin et de l'art, un bel outil pour espérer comprendre un peu plus certaines grandes oeuvres et certaines techniques. Par ce biais, l'enfant est donc invité à essayer de reproduire ces techniques et à se familiariser avec ce que j'ai trouvé très intéressant.

A titre personnel, je ne suis pas férue de peinture ou plutôt je ne m'y connais que trop peu en ce domaine. Et bien je dois avouer qu'avec ce coffret, bien qu'étant prévu pour les enfants, j'ai appris pas mal de choses très intéressantes.

Le format du coffret est quelque chose qui fonctionne toujours très bien et qui apparaît comme idéal à l'approche des fêtes de Noël pour offrir un très bel objet aux amateurs du genre. Seul le fait que l'objet coffret lui-même soit en carton peu solide est un peu dommage car fait perdre de son charme à l'ensemble.

Les dépliants de ce coffrets sont à la fois instructifs et très ludiques. En effet, même si chaque dépliant offre des explications parfois complexes et des styles de travaux pas toujours accessibles au plus grand nombre, un système d'autocollants et de jeux rendent ces documents très interactifs pour de belles activités en famille.

En conclusion...


Voici un coffret que j'ai souhaité découvrir surtout avec l'envie de vous parler ici de quelque chose d'un peu différent en vue des fêtes. Malgré un coffret en carton peut-être un peu trop simple, je dois dire que j'ai été charmée par le contenu qui saura toucher les jeunes amateurs de peinture et qui pourra permettre de délicieuses heures à passer en famille autour des styles des peintres les plus connus. A découvrir !

dimanche 3 décembre 2017

La magie du cinéma, objets encorcelés



Infos sur le livre

éditions : Gallimard Jeunesse
date de publication : 09-11-2017
pages : 95
prix : 26,90

Résumé éditeur


Découvrez les objets magiques des films « Harry Potter » et « Les Animaux fantastiques».Baguettes magiques, balais volants, valise remplie de créatures... le monde des sorciers est peuplé d'objets enchantés. Cet ouvrage fascinant dévoile les coulisses des films et révèle les secrets de fabrication d'une multitude d'objets de légende de la saga « Harry Potter » et des « Animaux fantastiques».Du Vif d'Or aux Horcruxes de Voldemort, en passant par la valise de Norbert Dragonneau, chaque objet est présenté avec précision, accompagné de prototypes, de dessins préparatoires, de photographies... Fourmillant de surprises - autocollants, bonus détachables, rabats à soulever - ce livre somptueusement illustré offre une expérience exceptionnelle du Monde des Sorciers de J.K. Rowling.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Gallimard et à Gilles Paris grâce à qui j'ai pu découvrir ce troisième volet de La magie du cinéma sur un aspect très fort de la saga Harry Potter : les objets.

Mon avis...


Vous le savez, sans être une fan inconditionnelle de Harry Potter au sens le plus fort du terme, je suis malgré tout une fan modérée toujours avide de posséder de nouveaux objets sur la saga et notamment les livres de ce genre. Les objets sont quelque chose qui m'intéresse d'ailleurs beaucoup au cinéma.

Ce qui fait toute la force de l'univers de Harry Potter et, à fortiori, de l'univers des Animaux Fantastique, c'est l'usage des objets comme part intégrante de l'univers et de l'histoire. C'est là toute la force de la chose : des objets magiques créés pour l'occasion que chacun rêve aujourd'hui de posséder ou des objets réels renversés à la sauce magie qui font rêver.

Dans cet ouvrage, le lecteur est invité à retrouver tous ces objets que ce soit la valise magique de Norbert Dragonneau ou le vif d'or de Harry Potter. Un beau moyen de redécouvrir tous ces petits bouts de magie et de se rappeler l'importance de chacun au fil de la saga. Les plus grands fans sauront apprécier la qualité photographique des prises de vue.

Comme le nom du livre l'indique, nous sommes ici dans la magie du cinéma. Ainsi, si les objets sont ceux de la saga au sens large, c'est surtout du point de vue cinématographique que la question est posée. Ainsi, le lecteur est invité à découvrir au fil des pages des secrets de réalisation ou de fabrication parfois étonnants.

Ce que j'ai aimé avec ce livre, c'est son côté beau-livre avec papier glacé et couverture cartonné qui rendent vraiment très bien dans une bibliothèque. La couverture, d'ailleurs, est en relief et d'un marron qui donne un côté vieux livre tout à fait magnifique. Très raccord avec le thème des "objets" pour un aspect historique de la chose.

En conclusion...


Ce genre de livre ne se lit pas, il se découvre. Ce genre de livre n'est pas fait pour être dévoré de bout en bout mais est fait pour découvrir une page de temps en temps, s'informer sur un objet ou sur un autre. Mais ce livre est surtout fait pour être juste magnifique dans la bibliothèque d'un amoureux de la saga. Belle idée de cadeau pour Noël !

samedi 2 décembre 2017

Le carnet magique, les forces du mal



Infos sur le livre

éditions : Gallimard Jeunesse
date de publication : 12-0-2017
pages : 48
prix : 19,90€

Résumé éditeur


Retrouvez Gellert Grindelwald, Lord Voldemort, les maléfices et les terribles créatures du monde magique, ainsi que les héros qui les ont affrontés : élèves de l'armée de Dumbledore, membres de l'Ordre du Phénix mais aussi Aurors du MACUSA et Non-Maj'.Un carnet aux surprises étonnantes : avis de recherche, cartes à collectionner, stickers, et bien d'autres encore.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Gallimard et à Gilles Paris grâce à qui j'ai pu découvrir ce nouveau titre de la collection des "Carnets Magiques"

Mon avis...


L'univers de Harry Potter et des Animaux Fantastiques regorgent de forces du mal. Que ce soit Lord Voldemort dans le premier ou Gellert Grindelwald dans le second, les héros sont toujours confrontés à un être particulièrement cruel, un être souvent soutenu par d'autres personnages pas toujours très clairs.

Dans cet ouvrage, le fan est donc invité à retrouvé tous ces être malveillants de la saga, car ce livre est tout de même plus consacré à Harry Potter. Ici, nous redécouvrons donc tous ces personnages et tous objets qui ont fait les grands jours du mal dans la saga et j'ai parfois été surprise de retrouver des objets que j'avais ponctuellement oublié comme le collier d'opale.

Grâce à des doubles-pages présentées comme des chapitres, l'ouvrage nous replonge donc dans tous ces détails qui font la grandeur de l'univers de la saga. Sont alors rappelées les caractéristiques de chaque élément et la manière dont ils interviennent dans la saga ce qui sera une évidence pour les fans mais un bon moyen de revoir tout ça autrement.

Il convient tout de même de signaler que cet ouvrage est davantage axé sur les films que sur les livres. Agrémentées de photos, les pages nous offrent de belles prises de vue des films avec de très beaux portraits des acteurs notamment. Le plus de ce livre, ce sont les secrets de tournage et de réalisation révélé ce qui est toujours agréable.

Et puis, ce que j'ai beaucoup aimé dans ce livre, c'est sont interactivité avec le lecteur. En effet, au-delà du beau-livre lui-même, l'ouvrage regorge de reproductions de tout ce qui fait l'univers de Harry Potter : la lettre pour Poudlard ou l'avis de recherche de Sirius Black. En outre, les jeunes et les moins jeunes sauront apprécier les pages d'autocollants à détacher.

A l'image d'un documentaire, cet ouvrage prend part dans une très belle collection sur un sujet inépuisable : l'univers d'une saga devenue intemporelle. Le format carré et la couverture cartonnées apportent un plus dans la catégorie "beau-livre". Le papier glacé très agréable au toucher renforce la qualité photographique de l'ensemble.

En conclusion...


Voici un ouvrage mettant en valeur le côté sombre d'une saga que l'on ne présente plus, un côté sombre étudié davantage du point de vue cinématographique et présentant des secrets de réalisation toujours agréables à découvrir ou à redécouvrir. Voici un ouvrage idéal à offrir aux fan en période de Noël.

vendredi 1 décembre 2017

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban - J.K. Rowling et Jim Kay



Infos sur le livre

éditions : Gallimard
date de publication : 12-10-2017
pages : 332
prix : 39,90€

Résumé éditeur


Sirius Black, le dangereux criminel qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de Ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace ?Le tome 3 de la saga en version intégrale, entièrement et magnifiquement illustré en couleur par Jim Kay dans un beau livre cartonné avec jaquette.

Pourquoi ce livre ?


Merci aux éditions Gallimard et à Gilles Paris grâce à qui j'ai pu découvrir ce troisième volet de la saga dans sa sublime version illustrée.

Mon avis...


Voici le troisième volet des aventures de Harry Potter. Cette fois, le jeune sorcier doit faire avec l'évasion de Sirius Black de la prison d'Azkaban, redoutable criminel. Un criminel bien décidé à retrouvé Harry tendis que des détraqueurs envahissent Poudlard. Après avoir découvert qui il est, Harry Potter s'apprête à découvrir le passé de ses parents...

Vous faire un résumé d'un tome, quel qu'il soit, de Harry Potter, c'est un peu comme Don Quichotte avec ses moulins à vent : ça ne sert à rien, sinon à se fatiguer face à l'évidence. Ce billet sera donc là pour vous parler essentiellement de la version illustrée par Jim Kay qui, elle, mérite qu'on s'y arrête.

Lorsque le premier volet de la saga est paru dans cette sublime collection, je dois dire qu'il m'a fait très envie. Imaginez donc ma joie lorsque j'ai eu entre les mains ce tome 3 qui, par ailleurs, est l'un de mes préférés de la saga. Dès la couverture, le lecteur est mis au parfum : il tient entre les mains une véritable merveille. Et cette couverture m'a paru plus travaillée encore que celles des autres tomes.

Tout dans ce livre est beau que ce soit la couverture cartonnée recouverte d'une jaquette ou le papier glacé qui porte l'histoire. Que ce soient les deuxième et troisième de couverture, les pages de titre ou le sommaire. Rien n'est laissé au hasard et on imagine sans mal les heures de travail qu'a nécessité l'élaboration de ce livre.

Mais ce qui compte surtout dans cet ouvrage, ce sont les illustrations présentes à quasiment chaque page du livre. Et des illustrations de toute beauté qui imprègnent le lecteur, lui lançant entrevoir d'autres représentations que celles des films. Le livre prend même un côté documentaire parfois comme avec la page dédiée au loup-garou.

Lorsque page seulement de texte il y a, le fond est travaillé pour éviter le caractère commun d'une page blanche ce qui ne laisse pas le lecteur ressortir de l'univers créé par l'illustrateur. Et puis, il faut bien le dire, les illustration sont splendides. La beauté est subjective mais là, on ne peut être qu'impressionné face au talent de l'artiste !

En conclusion...


Voici donc un ouvrage que je rêvais d'avoir dans ma bibliothèque et qui est encore plus beau que tout ce que l'on peut décrire. Voici un livre parfait à offrir en cette période de fêtes à tous les amoureux de la saga. Mon seul reproche serais le suivant : bien que contenant le texte, ce livre n'est pas fait pour être lu car est beaucoup trop lourd. Mieux vaut avoir ce titre comme un objet de collection et lire le format poche à côté...

jeudi 30 novembre 2017

Le bois et la source - Sylvie Anne



Infos sur le livre

éditions : Presses de la cité
date de publication : 11-02-2016
pages : 320
prix : 19,50€

Résumé éditeur


En 1920, Lucien Crozant, veuf de cinquante ans, parti de rien, a réussi à monter un fructueux commerce de bois au cœur du pays des feuillardiers dans le Limousin. Il forme Jacques, son fils aîné, à sa succession. Mais le mariage de ce dernier avec Elena bouleverse tout. A vingt-neuf ans, celle que l'on surnomme " l'Indienne " tient un stand de fleurs séchées sur le marché. Sa beauté exotique, ses origines obscures et son don de guérisseuse ne laissent personne indifférent, en particulier Lucien qui lui voue une haine farouche. Ce n'est que le début d'une lente désillusion pour Elena : son mari sombre dans la boisson, elle seule doit assurer les revenus du ménage... jusqu'à la mort accidentelle de Jacques. Elena n'a d'autre ressource que son incroyable détermination, l'amour de sa petite fille, sa science des plantes pour concrétiser un ambitieux projet. 

Pourquoi ce livre ?


Merci aux Presses de la cité grâce auxquelles j'ai pu découvrir ce roman d'une auteure que je n'ai que peu souvent lu mais dont j'apprécie toujours la force des écrits.

De quoi est-il question ?


Nous voici en 1920, au coeur du Limousin. Lucien, veuf et père de deux garçon vient de renier son fils aîné qui a décidé d'épouser Elena, celle que tout le village connaît comme "l'indienne". Par amour, il a accepté de renoncer à son héritage mais le temps passant, l'amour s'en est allé pour laisser place à une attraction pour la boisson.

Elena est une jeune femme qui rêve de bonheur et d'amour, qui croyait l'avoir trouvé avec Jacques mais qui va devoir se rendre à l'évidence : l'amour n'est que temporaire avec des hommes plus intéressés par leur place en société et l'argent que par les émotions. Quant à ses origines, Elena devra admettre qu'elles seront toujours un obstacle à son acceptation au village.

Heureusement, la jeune femme pourra compter sur la boulangère et sur quelques amis tels que Léo pour tenter de regagner son bonheur. Mais alors que la jeune femme pensait avoir toucher le fond, un événement la fera basculer une fois encore dans l'horreur la plus absolue et à laquelle elle devra se confronter pour espérer conquérir son bonheur.

Du côté de la forme...


Sylvie Anne, je vous en avais parlé il n'y a pas si longtemps et je dois dire que j'avais la plus grande hâte de pouvoir me replonger dans un de ses romans. La foire de Brive la Gaillarde m'a permis de sortir, enfin, cet autre titre de ma pal.

Dans ce roman nous découvrons donc un homme, Lucien, en proie à une souffrance terrible depuis que son fils a choisi d'épouser Elena, l'indienne, la femme la plus redoutée du village non seulement parce qu'elle est étrangère mais aussi parce qu'elle possède le talent de créer des médications par les plantes. Autrement dit, les gens se méfient d'elle et la craignent même parfois.

Le début de ce roman nous présente donc l'un des antagonistes principaux de cette histoire et j'ai trouvé plutôt intéressant ce point de vue qui nous laisse envisager le regard de cet homme avant de nous laisser nous attacher à Elena. Car par la suite, c'est bien Elena que le lecteur sera invité à aimer et avec laquelle il sera parfois invité à pleurer.

Une nouvelle fois ici, l'auteure confronte le lecteur à un mariage malheureux, à un mariage voué à l'échec, à un mariage où l'homme n'aura de cesse de faire preuve de sa "supériorité". Elle nous fait donc réfléchir sur la question des femmes battues mais, par ailleurs, confronte son lecteur à des sujets d'actualité tel que le regard porté sur l'étranger.

Il est difficile de vous parler de ce roman sans trop vous spoiler mais il est tout de même important de dire qu'Elena devra faire face au cours de son histoire à la haine et à l'amour, à la volonté de certains de la perdre et à la volonté d'autres de la soutenir coûte que coûte. Pourtant, la force morale d'Elena sera aussi tout à fait étonnante et pleine de réflexion pour chacune.

Concernant le style de l'auteure, j'ai une nouvelle fois pris beaucoup de plaisir à mon plonger dans l'un de ses romans où l'émotion qu'elle propose est juste énorme, où la volonté qu'elle met à montrer le courage d'une femme face à la réalité d'une époque est magnifique. Les émotions qu'elle développe au fil du roman, on y croit et on ne s'en défait pas.

En conclusion...


Voici un roman qui traînait dans ma pal depuis bien trop longtemps et que je suis ravie d'avoir enfin pu lire. Voici un roman qui m'a permis de découvrir un superbe portrait de femme. Voici un roman qui a su me porter au sein d'une vie parfois douloureuse mais toujours en quête d'un bonheur accessible. Seule ombre au tableau, une thématique qui colle de beaucoup le roman de cette année de l'auteure. Dommage.
Il va de soi que je lirai sans hésiter le prochain roman de l'auteure qui commence à faire partie de mon top des auteures du genre.

mercredi 29 novembre 2017

Retrouve-moi - Anthony Browne



Infos sur le livre

éditions : Kaléidoscope
date de publication : 18-10-2017
pages : 40
prix : 14€

Résumé éditeur


Poppy et son frère Cyril sont tristes. Leur chienne a disparu. Pour se changer les idées, ils décident de faire une partie de cache-cache. Mais Cyril se cache trop bien, Poppy n'arrive pas à le retrouver. L'angoisse de chacun grandit… 

Pourquoi ce livre ?


C'est lors de la Biennale des illustrateurs de Moulins que j'ai fait l'acquisition de ce livre dans le but, je l'avoue, d'avoir une dédicace d'Anthony Browne.

De quoi est-il question ?


Poppy et Cyril sont tristes, tristes et ils s'ennuient. Quelques jours plus tôt leur chien a disparu et aux sont désormais bien en peine de trouver un amusement pour tromper leur chagrin. Leurs goûts sont différents et certains jeux sont vraiment trop nuls. Alors, les cartes ou les monstres, c'est non, il faut trouver autre chose.

Cyril a alors l'idée de jouer à Cache-Cache, un tel jeu en plein coeur de la forêt, voilà qui promet d'être amusant ! Alors pendant que Poppy compte, Cyril, lui, va se cacher. Il va se cacher loin, très loin dans la forêt. Là où Poppy ne pourra pas le retrouver. Mais si bien caché, et si Poppy ne le retrouvait effectivement pas ?

Du côté de la forme...


Depuis que j'ai eu la chance infinie de pouvoir travailler pour l'association Lire et faire lire, je me suis plongée avec passion dans la culture de l'album. Aussi, lorsque j'ai vu qu'Anthony Browne serait à Moulins, mon sang n'a fait qu'un tour et je n'ai pas hésité à acheter son nouvel album.

Dans cet album à la couverture très belle nous découvrons deux enfants, un frère et une soeur qui cherchent un jeu après avoir perdu leur chien. Un synopsis somme toute assez banal et qui interroge sur la pertinence d'une nouvelle histoire sur le sujet mais qui saura parler à beaucoup d'enfants. Et puis, avec le talent de Browne, ça ne pouvait que marcher.

En apparence, cet album retrace donc l'histoire d'une partie de cache-cache et grâce à un habile jeu sur les points de vue, l'auteur nous entraîne dans cette partie avec les enfants. Mais très vite, cet album va beaucoup plus loin en posant les questions du sentiment d'abandon, de la peur et de l'immensité d'une forêt pour un regard d'enfant.

Par un magistral travail d'illustration, Browne nous invite à pénétrer dans cette forêt, réveille chez le lecteur adulte ses peurs d'enfants et chez le lecteur enfants ses craintes enfouies à vaincre à l'issue de l'histoire. Au fil des pages, les arbres paraissent immenses, l'ambiance se fait oppressante, les visages se font plus inquiets.

Mais ce qui surprend surtout avec cet album, c'est sa fin, une fin purement sociologique qui, sans vous spoiler pour ne pas vous gâcher la surprise, n'est pas sans faire réfléchir sur notre monde mais surtout sur tous les enfants du monde qui, d'où qu'ils viennent sont toujours et avant tout des enfants, tout simplement.

Concernant l'écriture, nous sommes dans un style adapté pour les plus jeunes et notamment pour les enfants aux alentours de 5 ans que cet album saura faire réfléchir. D'ailleurs, l'auteur propose à travers son travail une belle interactivité qui saura amuser les plus jeunes comme leurs parents grâce à de petits jeux au fil des pages, des éléments à retrouver.

En conclusion...


Voici un album qui m'a tapé dans l'oeil lorsque l'auteur l'a présenté durant sa conférence et que j'ai été très heureuse de pouvoir regarder de plus près par la suite. Voici un album en apparence commun mais qui, en réalité, pose plein de questions à l'enfant sur l'ennuie, sur le jeu, sur l'abandon, sur la relation frère-soeur et sur le monde.
Anthony Browne est un artiste et je ne saurais trop vous conseiller de découvrir et de faire des ses albums à vos enfants.

mardi 28 novembre 2017

Fête du livre de Saint-Etienne 2017

Salut à tous,
J'ai un peu hésité à vous faire ce billet cette année et puis je me suis décidée finalement. Vous le savez, la fête du livre de Saint-Etienne est pour moi un grand événement très cher à mon coeur (notamment parce qu'il est mon premier salon)

Or, cette année, pour la Fête du livre, j'ai travaillé (pour ma plus grande joie) sur le stand de la Librairie de Paris, stand terroir bien entendu. Pour ma plus grande joie, oui, mais voilà qui a un peu coupé mes habitudes. Je n'ai donc pu avoir que le vendredi pour m'occuper du blog.

Vendredi matin, je me rends donc au salon et à la joie de retrouver ce chapiteau que j'aime tant, s'ajoutera la joie de retrouver Saint-Etienne, tout simplement (et je n'aurais jamais pensé que cela arrive un jour).



Je décide donc d'optimiser ma journée au maximum en rencontrant une majorité d'auteurs. Et je dois dire que je serai plutôt satisfaite de ma journée illuminée de très très belles rencontres.

Jean-Paul Malaval

Fleur Hana



Gaëlle Nohant

Audrey Woodhill

Michel Bussi

Sébastien Bouchery

Valérie Satin

Mireille Pluchard

Michel Verrier

Roger Royer

Christine Navarro

Mention spéciale pour le seul auteur-illustrateur que j'ai été voir non pas en vue du blog mais en vue de l'acquisition d'un ouvrage que je voulais juste pour moi toute seule :

Maurice Passemard

Et puis, pour la seule et unique fois du salon, je me rendrai au chapiteau jeunesse sur lequel je ne voulais pas faire l'impasse.



Un stand avec, une nouvelle fois, du très beau monde que j'ai été ravie de rencontrer ou de retrouver.

Nadia Coste

Arthur Ténor

Sylvie Allouche

Samedi et Dimanche, j'ai donc bossé. Une expérience absolument formidable que mon seul regret est de ne pas l'avoir vécu avant. Franchement, bosser pendant deux jours dans une ambiance de folie, avec des gens formidables et tout ça au milieu des livres... vous arrivez à la fin du weekend et c'est à peine si vous comprenez pourquoi vous êtes payé.

Les midis, j'ai tout de même pu profiter de pauses déjeuner au court desquelles j'ai eu la chance de pouvoir profiter quand même un peu pour moi du salon. C'est ainsi que j'ai encore pu faire quelques photos :

Florence Roche

Olivier Norek

Sally Green

Philippe Maynial

Durant ces trois jours, j'ai d'ailleurs aussi eu l'occasion de retrouver ou de rencontrer d'autres auteurs dont je n'ai malheureusement pas pris le temps de faire des photos : Albert Ducloz, Marie de Palet, Philippe Lemaire, Jean-Pierre Bonnet, Martial Debriffe, Didier Cornaille et Christian Laborie en terroir mais aussi Jane Devreau au stand jeunes adultes.

En conclusion...

Je l'avoue, cette année, je m'y suis un peu prise comme un manche pour vous faire ce billet mais je garde en mémoire des souvenirs inoubliables d'un weekend juste formidable pour lequel je remercie bien sûr tous les auteurs mais aussi Vito, Nathalie et bien sûr Jean-Claude sans oublier la Librairie de Paris qui m'a offert cette chance exceptionnelle

lundi 27 novembre 2017

L'enfant des terres sauvages - Louis-Olivier Vitté



Infos sur le livre

éditions : Presses de la cité
date de publication : 21-10-2015
pages : 300
prix : 12€

Résumé éditeur


L'histoire d'une amitié, celle de " Biscuit ", douze ans, et d'un vieux chasseur qui lui transmet tous les secrets de la nature sauvage dans les superbes espaces corréziens d'après-guerre. Fin des années 1940, au cœur de la haute vallée de la Dordogne. Le jeune Biscuit (surnom donné par son père), profondément marqué par une scène de battue au sanglier, rêve de devenir chasseur, de connaître la science et les mystères de la nature. Et ce, envers et contre tous : ses copains de classe, les villageois, mais surtout contre son père, placide boulanger qui souhaite que son fils prenne sa relève ou qu'il devienne instituteur. Seul le vieux Rava, attendri par la détermination du gamin, va le prendre sous son aile et lui transmettre son expérience d'homme, de chasseur et de pêcheur... 

Pourquoi ce livre ?


Merci aux Presses de la cité grâce auxquelles j'ai pu lire ce roman n'ayant que trop traîné dans ma pal en vue de la foire du livre de Brive la Gaillarde.

De quoi est-il question ?


Nous voici à la fin des années 1940 au coeur de la Dordogne. Alors qu'ailleurs la guerre et la mort font rage, les petits villages tentent de survivre comme ils le peuvent, les enfants continuent d'aller vaille que vaille à l'école. Le jeune Biscuit est de ceux-là même si l'enfant, pourtant bon élève, rêve d'autre chose, rêve de la chasse.

Aux heures de la chasse, Biscuit a eu l'occasion d'assister à une chasse au sanglier et depuis ces images le hantent, le hantent et le font rêver. Dès lors, l'enfant sait qu'il a trouvé sa voie. Il sera chasseur quand il sera grand. Et peu importe que son père soit contre cette activité, peu importe qu'on lui dise que ce n'est pas un vrai métier.

Au village, il y a un homme, le vieux Rava qui, passionné lui aussi de chasse, ne va pas tarder à prendre l'enfant sous son aile et l'initier à la chasse. Mais avant de pouvoir courir le sanglier, l'enfant devra apprendre à sentir la sentir, devra apprendre à reconnaître les oiseaux à leur chant ou à leur queue, devra apprendre que chasser ce n'est pas seulement tirer.

Du côté de la forme...


Vous le savez, je suis fan absolue de ce type de romans et plus encore lorsqu'ils comprennent des enfants avides d'émancipations et prêts à tout pour réaliser leurs rêves. Avec ce roman, j'ai été servie et ai pu me plonger dans un univers que je ne connaissais pas.

Bien qu'étant un roman de terroir, ce roman est avant tout un roman sur une passion ancestrale et encore fort répandue aujourd'hui : la chasse. Je ne suis pas fan de la chasse. Tuer des animaux, surtout par plaisir, j'ai beaucoup de mal avec l'idée même si je comprends la nécessité, parfois, des battues au sanglier par exemple.

Pourtant, très étrangement, au fil des pages de ce roman, j'ai commencé à être touchée par la passion qui va animer ces hommes et cet enfants. J'ai commencé à comprendre l'adrénaline qui les porte et le bonheur qu'ils peuvent éprouver à être en forêt et "ressentir" la nature. Je n'aurais pas cru cela possible mais je me suis attachée à ces personnages pour cette passion qui les anime.

J'ai été très touchée dans ce roman par le personnage de Biscuit qui ne va avoir de cesse de réaliser son rêve, à l'encontre de l'avis de son père. Ce roman devient donc peu à peu une belle histoire d'émancipation où l'enfant va découvrir qu'il n'a pas forcément les mêmes goûts que son père et qui va devoir faire comprendre ses différences.

En outre, ce roman par le biais de la chasse nous présente un magnifique tableau de la nature et de la campagne où chaque détail compte. Un tableau en opposition avec celui de l'école qui apparaît pour l'enfant comme triste et froide. Un ressenti parfaitement rendu par l'auteur au sein de son roman et des émotions de son personnage.

J'ai de fait beaucoup aimé le style de l'auteur qui a su décrire ce que pouvait être la passion de la chasse, qui a su m'expliquer combien le rôle de la nature importe dans chaque détail, qui a su me montrer ce pouvait être la volonté d'un enfant par des émotions et des sentiments très forts qui m'ont beaucoup émue.

En conclusion...


Voici un roman que j'ai attendu très longtemps de lire et que je suis ravie d'avoir enfin sorti de ma pal en vue de ma rencontre avec l'auteur. Voici un roman qui traite, de base, d'une passion que j'ai du mal à comprendre mais à laquelle l'auteur a su m'initier. Voici un roman qui a su me dresser le portrait d'un enfant et d'une émancipation qui fait réfléchir.
Je ne manquerai pas de lire, à l'occasion, un roman plus récent de l'auteur. En attendant, voici un petit livre à découvrir pour les amateurs.

dimanche 26 novembre 2017

Sissi - Quelle Histoire



Infos sur le livre

éditions : Quelle Histoire
date de publication : 08-12-2016
pages : 40
prix : 5€

Résumé éditeur


Mariée à François-Joseph Ier d'Autriche, l'impératrice Élisabeth d'Autriche, plus connue sous le nom de « Sissi », supporte mal la vie à Vienne et préfère monter à cheval… La jeune femme apprend donc à devenir une souveraine mais son goût de l'aventure la pousse à voyager à travers toute l'Europe. Faites découvrir à vos enfants la vie de cette femme qui a tant marqué les esprits par sa beauté et son refus de se conformer aux règles de la cour, à la veille du compromis austro-hongrois.

Pourquoi ce livre ?


C'est lors du salon de Montreuil en décembre dernier que j'ai acquis en avant-première ce nouvel album de la collection sur une figure qui m'intriguait beaucoup.

De quoi est-il question ? 


Elisabeth naît le 24 décembre 1837, à Munich. Chose étrange, à sa naissance, elle a déjà une dent et beaucoup y voient un signe que la petite fille aura une vie heureuse. Elle est très vite surnommée Sissi et, bien qu'elle fasse partie de la noblesse allemande, elle reste libre et n'est pas enfermée dans sa condition de femme en montant notamment à cheval.

C'est à 15 que la jeune Sissi rencontre l'homme qui deviendra l'homme de sa vie dans tous les sens du terme. L'empereur François-Joseph d'Autriche doit se marier avec Hélène, la soeur d'Elisabeth. Mais c'est de la jeune Sissi qu'il tombera amoureux, un amour réciproque qui permettra aux jeunes gens, chose rare à l'époque, de faire un mariage d'amour.

Mais Sissi a beaucoup à apprendre pour devenir une impératrice digne de ce nom. En effet, son éducation très libre ne lui a pas donné les manières d'une dame de la cour sans parler du protocole autrichien dont elle ne sait rien. Et si Sissi montrera au peuple le visage d'une femme magnifique, la nouvelle impératrice se sentira très vite malheureuse...

Du côté de la forme...


Depuis que je l'ai découverte, je suis une grande fan de la collection Quelle Histoire même si, je l'avoue cela fait un petit moment que je ne vous en ai pas parlé. Quand j'ai vu ce titre sur Sissi, j'ai su qu'il me faudrait le lire et j'ai bien fait.

L'impératrice Elisabeth d'Autriche, que tout le monde connaît sous le nom de "Sissi", ce sont surtout les anciennes générations a qui cela parle, notamment grâce aux films avec Romy Schneider. Mais la figure de Sissi est tellement mythique qu'il est difficile de ne pas en avoir entendu parler. La collection prend le parti ici de nous conter ce que fut sa "vraie" vie.

Cet album nous permet donc d'en savoir un peu plus sur la vie de cette impératrice hors du commun dont la vie sera loin d'être un long fleuve tranquille. Avec émotion, nous découvrons que si elle eu une enfance heureuse et une vie politique riche, sa vie de femme fut une succession de malheurs. Une belle manière de réfléchir sur ce qu'est le bonheur.

En outre, cet album nous plonge au coeur du XIX° siècle qui est, comme vous le savez, une période que j'affectionne beaucoup. Ici, nous apprenons à comprendre les moeurs d'autres pays et notamment d'une cour à une période où, en France, l'époque des rois était révolue. Pourtant la vie de Sissi n'est pas sans rappeler la vie des Romantiques français, une question d'époque ?

Et puis, comme toujours, cet album est agrémenté d'illustrations que, pour ma part, je trouve trop mignonnes et d'une écriture à la fois très simple et très imaginée pour la jeunesse servant un texte finalement assez dense. Je vous en parle à chaque fois mais les petits jeu en fin d'album ne sauront que convaincre davantage les enfants.

En conclusion...


Voici un album que j'étais très curieuse de découvrir et avec lequel j'ai passé un joli moment bourré d'émotion. Je ne savais plus que la Grande Sissi avait eu une vie si terrible. Les petites filles devraient apprécier cette histoire vraie de "princesse" et les plus érudits prendront sûrement envie de découvrir les films de Sissi Impératrice, un bien pour le cinéma.