jeudi 19 mars 2015

Le mystère de la pierre sculptée - Andréa Novick



Infos sur le livre

éditions : Publibook

date de publication : 15-11-2009
pages : 156
prix : 18€

Résumé éditeur


Peut-on réellement mener une vie normale lorsqu'une malformation de naissance vous défigure ? Jeanne, elle, a décidé de s'exclure de la société parce quelle ne s'accepte pas et quelle ne supporte plus les regards et les questions incessantes. Elle vit recluse dans un petit village du bord de mer. Un jour de tempête, elle aperçoit sur la plage un homme mystérieux qui entre dans l'eau et s'y enfonce jusqu'au cou. N'écoutant que son coeur, elle part immédiatement le secourir et le ramène chez elle pour q'uil se repose. Persuadée que l'homme va prendre la fuite dès qu'il la verra, elle s'étonne lorsqu'il ne manifeste aucune réaction et comprend alors qu'il est aveugle. Une rencontre étrange qui marque le début dune relation passionnée au cours de laquelle cette malformation de la peau va prendre de plus en plus d'importance, jusqu'au moment décisif où Léonid retrouve la vue. Quel nouvel équilibre va pouvoir s'installer dans ce couple différent ? Jeanne n'aurait en tout cas jamais imaginé que sa vie allait complètement basculer lorsqu'elle est venue en aide à cet inconnu. Avec finesse et sans jamais s'apitoyer sur le sort de son héroïne, ce roman dévoile les méandres de la psychologie humaine. La personnalité de Jeanne est à jamais changée par cette rencontre qui la fait passer par tous les sentiments possibles, du doute à l'espoir, de l'acceptation au rejet, du bonheur au désespoir. Un changement progressif et irréversible décrit avec subtilité au fil des pages par Andrea Novick.

Pourquoi ce livre ?

Merci à Andréa Novick pour l'envoi de son roman que j'ai enfin pris le temps de lire. J'ai en effet mis longtemps pour m'y mettre alors que ce roman me tentait énormément. Allez comprendre...

De quoi est-il question ?

Jeanne est une femme élégante et d'une gentillesse sans faille. Pourtant, à plus de de 40 ans, Jeanne vit encore seule dans une petite bicoque au bord de la mer. La raison de cette solitude ? Jeanne est, depuis sa naissance, défigurée par un naevus, ce que l'on nomme généralement une "tâche de vin", qui lui prend la moitié du visage. Résultat, Jeanne vit seule et n'a jamais pu trouver l'amour car les gens ne parviennent pas à passer outre son handicap, si l'on peut nommer cela ainsi.

Et puis un jour, voilà qu'un homme manque de se noyer sous les yeux de Jeanne. N'écoutant que son courage et son grand coeur, celle-ci n'hésite pas à se précipiter pour le sauver et ne manque pas de tomber sous son charme en sachant très bien que lui-même, lorsqu'il se réveillera, réagira comme tous les autres : horreur, dégoût ou, peut-être pire, pitié.

Pourtant, lorsque Léonid se réveille, l'apparence de Jeanne ne semble pas lui faire le moindre effet. Et pour cause ! L'homme se révèle être aveugle ne voyant, au final, que le coeur de cette femme qui lui a sauver la vie. L'occasion pour Jeanne de découvrir, peut-être, le vrai, le grand, le beau, le véritable amour des romans.

Du côté de la forme...

Je ne connaissais déjà la plume d'Andréa Novick, une plume que j'apprécie beaucoup, et c'est donc sans appréhension que je me suis plongée dans ce roman qui, je n'en doutais pas, me ferais passer encore un superbe moment.

Dès le début du roman, le lecteur se prend d'affection pour Jeanne, cette femme si généreuse qui a dû subir tout au long de sa vie les brimades de ceux qui ne la jugent que sur son physique. Sa rencontre avec Léonid, aveugle, est donc une chance inouïe pour elle, une chance dont le lecteur se réjouit pour elle. D'autant que, très vite, Léonid se révèle lui aussi être un homme abîmé par la vie. La rencontre de ces deux-là semblait donc être écrite pour leur apporter un peu de bonheur.

Nous voici alors dans un romance pure et dure comme on peut les aimer mais je crois aussi que ce roman est plus que cela. Il s'agit d'un roman sur la beauté intérieure et sur les secondes chances. Il s'agit aussi d'un roman où la psychologie tient une place très importante. Comment trouver le bonheur quand on porte une lourde "défiguration" ? Comme être heureux quand le destin s'est acharné contre nous ?

Mais ce roman n'est pas non plus sans porter une intrigue qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière page avec une fin déroutante à souhait ! Une nouvelle fois, la plume d'Andréa Novick est juste fabuleuse. Andréa sait nous entraîner très loin dans la psychologie de ses personnages et sait nous montrer les douleurs et les conséquences de nos sentiments sur nos vies. Ce roman est court, certes, mais l'auteure parvient dans ce laps de temps de nous mettre des frissons partout, frissons que je ressens encore alors que j'écris cette chronique...

En conclusion...

Un court roman très bien écrit et d'une force considérable dont on ne ressort pas tout à fait indemne, un roman dont on ressort avec l'envie de porter un regard différent sur ceux qui nous entourent. Les amateurs de romances devraient aimer ce roman et les amateurs de romans psychologiques devraient juste adorer.
La preuve une fois de plus, si besoin était, que chez Publibook sont publiées de petites merveilles qui mériteraient vraiment de trouver leur place dans le coeur des lecteurs. Pour ma part, je ne manquerai pas  du lire le prochain roman de l'auteure.

1 commentaire:

  1. Merci à Pampoune lecture pour cette critique que apprécie sincèrement.

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